Côte d’Ivoire : Quand l’eau devient un luxe pour les déguerpis

Des expulsions massives, une ville en crise : à Anyama, l’eau courante est devenue une denrée rare.

En Côte d’Ivoire, les déguerpissements de 2024, ces opérations d’expulsion qui ont laissé des milliers de personnes sur le pavé, continuent de faire des vagues. À Anyama, en périphérie d’Abidjan, certains quartiers n’ont plus d’eau courante depuis des mois. Une situation qui pourrait faire sourire si elle n’était pas tragique : un réseau d’eau mal dimensionné pour une population qui a doublé en un clin d’œil. Qui aurait cru qu’expulser des gens pourrait entraîner une telle pénurie ?

Ce qui se passe réellement

En Côte d’Ivoire, les conséquences des déguerpissements — ces opérations d’expulsion principalement menées en 2024 dans des quartiers précaires — continuent d’affecter les populations. Dans la commune d’Anyama, en périphérie d’Abidjan, certains quartiers n’ont plus d’eau courante depuis plusieurs mois. En cause : un réseau mal dimensionné pour cette ville qui a vu sa population doubler avec l’arrivée de milliers de déguerpis. Reportage de Julia Guggenheim et Damien Koffi.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de voir à quel point les décisions politiques peuvent avoir des conséquences aussi inattendues. D’un côté, on expulse des populations pour « assainir » la ville, et de l’autre, on se retrouve avec des quartiers où l’eau est aussi rare qu’un discours de sincérité de la part des politiciens. La promesse d’une ville propre s’est transformée en un tableau de désolation où l’eau, élément vital, est devenu un luxe.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des familles entières se retrouvent sans accès à l’eau potable, ce qui entraîne des problèmes de santé, des tensions sociales et un sentiment d’abandon. Les enfants, qui devraient être à l’école, passent leur temps à chercher de l’eau, tandis que les adultes tentent de survivre dans un environnement devenu hostile. Qui a dit que l’urbanisation était synonyme de progrès ?

Lecture satirique

Le discours politique autour de ces déguerpissements est un véritable chef-d’œuvre d’hypocrisie. Les autorités promettent un avenir radieux, mais la réalité est que les promesses se sont évaporées aussi vite que l’eau des robinets. On pourrait presque croire que le gouvernement a décidé de faire de l’eau un produit de luxe, réservé à une élite. Ironique, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Aux États-Unis, où les expulsions et les politiques d’immigration sont souvent justifiées par des discours de sécurité, ou en Russie, où l’autoritarisme se cache derrière des promesses de prospérité. La question se pose : à quel moment les gouvernements cesseront-ils de sacrifier les plus vulnérables sur l’autel de leurs ambitions politiques ?

À quoi s’attendre

Si la situation actuelle perdure, il est à craindre que d’autres quartiers subissent le même sort. La pénurie d’eau pourrait s’aggraver, et avec elle, les tensions sociales. Les promesses de réformes et d’améliorations risquent de rester lettre morte, laissant les populations dans une précarité insupportable.

Sources

Source : www.france24.com

Visuel — Source : www.france24.com
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