Égypte : Couvre-feu et obscurité, le nouveau quotidien des Égyptiens

Pour lutter contre la flambée des prix du pétrole, l’Égypte impose un couvre-feu à tous les commerces. Une mesure temporaire, mais qui plonge la population dans l’obscurité.

Il est 21 h, le Caire s’endort. Les terrasses, habituellement animées, sont désormais désertes. Depuis le 28 mars, un couvre-feu a été imposé à tous les commerces, une décision qui, comme un mauvais rêve, ne semble pas vouloir se dissiper. Les autorités, en quête d’économies d’énergie face à la hausse vertigineuse des factures d’électricité, ont choisi la méthode forte. « Vivre dans l’obscurité dès 21 heures, ce n’est pas tenable », déclare Mina Mounir, un client, qui semble avoir oublié que l’obscurité est le nouveau chic égyptien.

Ce qui se passe réellement

Le pays, dépendant du pétrole iranien, est en proie à une crise énergétique exacerbée par la guerre. Les factures d’électricité ont plus que doublé en un mois. Les commerçants, quant à eux, voient leurs chiffres d’affaires fondre comme neige au soleil. « 21 heures, c’est une catastrophe », s’insurge Ayman Harbi, vendeur de vêtements, qui espérait que la fermeture ne serait qu’un petit caprice estival. Mais non, c’est un coup dur, surtout à l’approche de l’été, où les touristes, ces précieux clients, ne viendront plus.

Pourquoi cela dérange

Cette décision, bien que temporaire, soulève des questions. Pourquoi les zones touristiques, sources de revenus vitales, échappent-elles à cette austérité ? Les Égyptiens, déjà éprouvés par le Covid, s’inquiètent des conséquences d’une nouvelle crise économique. « Tous les secteurs vont souffrir », prédit Ahmed Ali, propriétaire d’un bazar. Une belle manière de faire des économies : en éteignant les lumières et en fermant les portes.

Ce que cela implique concrètement

Les bureaux ferment plus tôt, le télétravail est recommandé, et les rues, d’habitude grouillantes, sont désormais calmes. L’éclairage public, réduit au strict minimum, transforme le Caire en une ville fantôme. Les conséquences sur l’emploi et les salaires sont inévitables. Les promesses de prospérité se heurtent à la réalité d’une austérité brutale.

Lecture satirique

Les discours politiques, pleins de promesses de prospérité, semblent déconnectés de la réalité. « Nous faisons des économies », affirment les autorités, tout en plongeant la population dans l’obscurité. Une belle ironie, n’est-ce pas ? Les Égyptiens, en attendant, doivent s’habituer à vivre dans l’ombre, tout en espérant que la lumière reviendra un jour.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires d’autres pays, où les décisions sont prises sans consultation des citoyens. Les États-Unis, la Russie, et d’autres régimes autoritaires semblent avoir trouvé un nouvel allié : l’obscurité.

À quoi s’attendre

Les Égyptiens doivent s’attendre à une prolongation de cette mesure, tant que la situation internationale ne se stabilise pas. Les promesses de retour à la normale semblent aussi lointaines qu’une lumière au bout d’un tunnel.

Sources

Source : www.franceinfo.fr

Visuel — Source : www.franceinfo.fr
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