Table Of Content
- Plus l’année scolaire avance, moins la période consacrée aux devoirs et aux leçons à la maison se déroule bien. Notre enfant rechigne devant chaque tâche à accomplir. Comment rendre ce moment plus agréable ?
- En mathématiques, notre enfant ne comprend pas un problème. Nos explications n’y changent rien et notre jeune se décourage. Que faire ?
- Depuis septembre, les notes de notre enfant ne sont pas à la hauteur de ses attentes et il est déçu. Que peut-on dire ou faire pour l’encourager ?
- Notre enfant vit de l’anxiété en pensant aux examens de fin d’année. Devrait-on commencer la révision dès maintenant ?
- Une matinée de conférences pour les parents
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
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Plus l’année scolaire avance, moins la période consacrée aux devoirs et aux leçons à la maison se déroule bien. Notre enfant rechigne devant chaque tâche à accomplir. Comment rendre ce moment plus agréable ?
« Notre enfant n’est pas obligé d’être assis à la table ou à un pupitre, en position d’écoute. Il a probablement été assis toute la journée. Il a des fourmis dans les jambes. C’est normal », fait remarquer Stéphanie Deslauriers. La psychoéducatrice invite les familles à rendre ce moment plus ludique. Comment ? Les possibilités sont multiples. On peut revoir les leçons en faisant une promenade ou en se lançant un ballon, par exemple.
Chez Stéphanie Deslauriers, la révision des mots de vocabulaire se déroule sur un grand tableau blanc. « Je fais des dessins à côté des mots. Ça fait rire ma fille, qui est en deuxième année, et ça fait des repères visuels. Pendant sa dictée, elle se souvient des dessins. »
Séparer le temps consacré à l’étude et aux devoirs en plusieurs petites périodes est aussi une option à explorer. « Ça permet au jeune de vivre des réussites. Quand on vit de petites réussites […], ça nous permet de reprendre confiance progressivement dans une période de démotivation », souligne Kristel El-Akouri, orthopédagogue et chargée de projets à l’Institut des troubles d’apprentissage.
En mathématiques, notre enfant ne comprend pas un problème. Nos explications n’y changent rien et notre jeune se décourage. Que faire ?
Dans plusieurs municipalités, des bibliothèques ou des organismes offrent de l’aide aux devoirs, rappelle la psychoéducatrice Stéphanie Deslauriers. « Avoir une personne neutre, dans un endroit propice aux devoirs, ça peut aider », croit-elle.
On peut également se tourner vers le site d’Alloprof, véritable mine d’informations pour les élèves du primaire et du secondaire. « Avec Alloprof, on va dénouer les nœuds d’apprentissage rapidement, que ce soit avec une fiche, une vidéo ou avec un enseignant qui répond à la question par clavardage ou au téléphone », affirme Pascal Bonaldo, chef, services et production pédagogique chez Alloprof.
Depuis septembre, les notes de notre enfant ne sont pas à la hauteur de ses attentes et il est déçu. Que peut-on dire ou faire pour l’encourager ?
La psychoéducatrice Stéphanie Deslauriers invite les parents à se questionner sur les attentes. Était-ce réellement celles de notre enfant ou les nôtres ? Étaient-elles réalistes ? Si notre jeune a des difficultés d’apprentissage, il est normal qu’il ne décroche pas des 100 %. « Il faut arrêter d’avoir cette attente-là envers notre enfant ou de lui mettre cette pression-là », pense l’autrice de nombreux guides destinés aux parents.
Selon elle, il ne faut pas mettre l’accent uniquement sur les notes. Elle dresse un parallèle avec un enfant qui apprend à faire du vélo. On va l’encourager tout au long du processus, pas seulement s’il maîtrise parfaitement l’art de rouler sur deux roues. À ses yeux, on devrait faire de même avec les apprentissages à l’école.
L’orthopédagogue Kristel El-Akouri abonde dans le même sens. « On veut briser le réflexe de réduire la réussite scolaire à une note. » En ce sens, les mots utilisés par les parents peuvent avoir un grand impact. Plutôt que de féliciter l’enfant pour sa note, on peut souligner le fait qu’il a bien mis en œuvre les stratégies étudiées ou qu’il est resté concentré pendant son travail. « Les paroles influencent la façon dont les jeunes se perçoivent eux-mêmes. »
Notre enfant vit de l’anxiété en pensant aux examens de fin d’année. Devrait-on commencer la révision dès maintenant ?
Stéphanie Deslauriers et Kristel El-Akouri rappellent d’abord que l’anxiété en soi n’est pas mauvaise et que le stress permet d’être plus alerte au cours d’un examen, par exemple. « Ce qui fonctionne le mieux, ce sont des petites séances de révision étalées sur le temps », indique Kristel El-Akouri. Toutefois, commencer trop tôt risque d’ajouter de la pression sur notre enfant, croit-elle.
Stéphanie Deslauriers invite les parents à se fier au calendrier de révision proposé par l’enseignant et à trouver un équilibre entre l’étude et le quotidien. « Quand la révision devient envahissante dans les autres sphères de la vie, c’est trop », remarque-t-elle.
Sur le site d’Alloprof, on trouve des outils pour aider les jeunes à se créer un échéancier réaliste ainsi que de nombreuses fiches de révision. « Le meilleur moyen d’accomplir une tâche importante, on ne se mentira pas, c’est d’y aller bouchée par bouchée », résume Pascal Bonaldo.
Une matinée de conférences pour les parents
Le 11 avril, de 8 h 30 à midi, l’Institut des troubles d’apprentissage présentera sept conférences en ligne qui s’articuleront autour du thème « Accompagner son enfant dans les défis de la fin d’année scolaire ». La motivation, l’anxiété de performance et la transition du primaire vers le secondaire sont quelques-uns des sujets qui seront abordés lors de cet évènement virtuel gratuit. Les conférences seront offertes en rediffusion jusqu’au 11 mai.
Consultez le site de l’Institut des troubles d’apprentissage
École : Quand la motivation des enfants s’effondre, qui s’en soucie vraiment ?
Les élèves du primaire entament la dernière ligne droite de l’année scolaire, mais la motivation semble s’envoler. Entre promesses d’un avenir radieux et réalité déconcertante, qui est vraiment là pour soutenir nos petits génies en herbe ?
Alors que les enfants peinent à rester concentrés sur leurs devoirs, les experts nous rappellent que les parents doivent devenir des coachs motivants. Mais, à qui la faute ? À l’école qui les assomme de devoirs ou aux parents qui s’accrochent à des attentes irréalistes ? La réponse semble aussi floue que les notes de nos chérubins.
Ce qui se passe réellement
Les élèves du primaire ont récemment entamé la troisième étape du calendrier scolaire. Les devoirs deviennent un véritable champ de bataille, où les enfants rechignent à chaque tâche. Stéphanie Deslauriers, psychoéducatrice, suggère de rendre ces moments plus ludiques. Pourquoi ne pas faire les leçons en jouant au ballon ? Après tout, qui a besoin d’un bureau quand on peut apprendre en courant ?
Kristel El-Akouri, orthopédagogue, préconise de fractionner le temps d’étude en petites périodes. Une idée brillante, n’est-ce pas ? Évidemment, cela permet aux enfants de vivre des réussites, mais cela ne fait que masquer le problème de fond : pourquoi les enfants sont-ils si démotivés en premier lieu ?
Pourquoi cela dérange
La réalité est que les enfants sont souvent soumis à des attentes démesurées. Deslauriers nous invite à nous interroger : ces attentes viennent-elles vraiment des enfants ou des parents ? Si un enfant a des difficultés d’apprentissage, pourquoi s’attendre à ce qu’il obtienne des 100 % ? Cela ressemble à une pression insensée, un peu comme demander à un poisson de grimper à un arbre.
Ce que cela implique concrètement
Ces attentes irréalistes peuvent mener à une anxiété accrue chez les enfants, surtout à l’approche des examens de fin d’année. Les experts conseillent de ne pas commencer les révisions trop tôt, afin de ne pas ajouter à la pression. Mais qui écoute vraiment ces conseils ? Les parents, souvent en proie à leurs propres angoisses, finissent par transmettre cette pression à leurs enfants.
Lecture satirique
Il est ironique de voir comment les discours politiques vantent l’éducation comme un pilier de la société, tout en laissant les enfants se débattre dans un système qui semble plus intéressé par les notes que par le bien-être des élèves. Les promesses d’un avenir radieux à travers l’éducation se heurtent à la dure réalité des devoirs et des attentes irréalistes.
Effet miroir international
En observant les dérives autoritaires ailleurs, comme aux États-Unis ou en Russie, on constate que la pression sur les jeunes est souvent le reflet d’un système qui valorise la conformité et la performance au détriment de l’épanouissement personnel. Nos enfants ne sont pas des robots, mais il semble que le système éducatif les traite comme tels.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, nous pourrions voir une génération d’enfants anxieux, démotivés et désillusionnés. L’éducation devrait être un tremplin vers l’avenir, pas une prison de devoirs et de notes.
Sources



