Les luttes invisibles : réfléchir sur les corps en résistance
Mise à jour le 2026-03-05 10:00:00 : Au théâtre, les luttes intimes deviennent des lieux de résonance politique et sociale.
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Il y a des luttes qui ne se voient pas toujours. Elles ne se déroulent pas uniquement dans la rue, dans les urnes ou dans les tribunes publiques. Elles traversent les corps : les corps aimants, les corps blessés, les corps dominés, les corps résistants.
Penser les corps en lutte, c’est reconnaître qu’ils sont des territoires politiques, des espaces où s’inscrivent les violences et les dominations, mais aussi la dignité, la résistance et la capacité à reprendre possession de soi. C’est comprendre que l’intime n’est jamais isolé du monde, qu’il en est le miroir sensible.
Au théâtre, ces luttes trouvent une scène. Elles prennent voix, elles prennent chair, elles deviennent partageables.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Les représentations théâtrales abordent des luttes personnelles et politiques.
- Qui est concerné : Les artistes, les spectateurs et la société en général.
- Quand : Événements variés programmés jusqu’à juin 2026.
- Où : Théâtre de la Concorde, Paris.
Dévoiler les failles du couple
Avec Scènes de la vie conjugale, adapté et mis en scène par Christophe Perton, le Théâtre de la Concorde donne à voir le couple comme un espace politique à part entière. Inspirée de l’œuvre d’Ingmar Bergman, cette création met en lumière la violence feutrée des relations intimes et les rapports de domination qui s’y rejouent.
Sous l’interprétation de Romane Bohringer et Stanislas Nordey, Johan et Marianne apparaissent d’abord comme un couple accompli. Mais derrière la façade, les fissures s’élargissent : silences, mensonges, déséquilibres de pouvoir. À travers cette radiographie lucide, le corps devient le lieu où se cristallisent les tensions du monde.
Marianne, notamment, traverse une métamorphose profonde. Ce qui semblait relever du privé révèle en réalité un système : celui d’une société où la domination intime reflète les déséquilibres systémiques. Le huis clos devient alors un champ de bataille silencieux, où l’émancipation passe par la parole retrouvée et par la reconquête de soi.
Du 17 au 28 mars à 19h30.
Nommer les violences systémiques
Avec Le patriarcat malgré nous, le Théâtre de la Concorde ouvre un espace de dialogue essentiel autour du continuum des violences. Réunissant l’avocate pénaliste Negar Haeri et l’historien et écrivain Ivan Jablonka, cette rencontre explore les mécanismes invisibles qui structurent nos sociétés et nos imaginaires.
À travers leurs travaux respectifs, ils mettent en lumière la manière dont gestes, remarques, silences et représentations participent d’un même système. Le corps féminin, en particulier, devient le lieu où s’exerce un pouvoir qui va de l’injonction quotidienne jusqu’au féminicide. Mais il est aussi le lieu de la parole réhabilitée, de la dignité retrouvée, de la résistance.
Soutenue par la musique de Paul Serri et du Katok Ensemble, cette rencontre crée un espace sensible où l’analyse rejoint l’émotion. En nommant précisément les violences, en les reliant à une histoire longue et à un imaginaire collectif, elle invite à un déplacement du regard : comprendre que ces luttes ne sont pas périphériques, mais centrales à toute réflexion démocratique.
Samedi 28 mars à 17h.
Transformer les vécus en action
Avec l’Atelier Féminisme en pratique proposé par l’association Safe Place, la réflexion quitte la scène pour entrer dans l’expérience concrète. Ici, il ne s’agit plus seulement d’observer ou d’analyser, mais d’incarner. Comment traduire les théories féministes en gestes du quotidien ? Comment faire de ses convictions une pratique vivante, dans ses relations, son intimité, son corps ?
À travers discussions, exercices participatifs et explorations créatives, Safe Place ouvre un espace de soin et de dialogue où les histoires individuelles deviennent forces collectives. Les archives de l’association – podcasts, documentaires, vidéos, citations – nourrissent les échanges et permettent de relier savoirs théoriques et vécus personnels.
Les samedis 7 mars, 11 avril et 13 juin à 17h.
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Sources
Source : Théâtre de La Concorde
Source : Théâtre de La Concorde – Scènes de la vie conjugale
Source : Théâtre de La Concorde – Le patriarcat malgré nous
Source : Théâtre de La Concorde – Atelier Féminisme en pratique
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-05 10:00:00 — Site : theatredelaconcorde.paris
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-05 10:00:00 — Slug : penser-les-corps-en-lutte-theatre-de-la-concorde
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