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À Drancy, la répartition des indemnités des élus fait débat. L’opposition pointe du doigt le montant perçu par la 12e adjointe, également épouse du maire. Si la municipalité assure rester dans le cadre légal, la polémique politique et morale, elle, ne retombe pas.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Après deux ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics lorsqu’il était député, en mars dernier, Jean-Christophe Lagarde a fait son retour en politique en se faisant élire maire UDI de Drancy (Seine-Saint-Denis) en région parisienne. Mais il se retrouve déjà au cœur d’une polémique : l’opposition dénonce les écarts entre les indemnités versées aux élus.
Sur X, Chloé Jaouen, conseillère municipale d’opposition LFI, partage une vidéo où elle interpelle le maire : « Nous demandons ainsi que votre deuxième adjoint ne perçoive pas une indemnité aussi exponentielle qui, à notre sens, ne s’explique que par votre lien de filiation. » Car la 12e adjointe, Aude Lagarde, n’est autre que l’épouse du maire de Drancy. Alors, a-t-il favorisé sa femme par rapport aux autres adjoints, et tout cela est-il illégal ?
Être maire, c’est un peu une histoire de famille. Jean-Christophe Lagarde, à la tête de la ville de 2001 à 2017, vient de retrouver son fauteuil de maire. Il succède à Aude Lagarde, son épouse, maire de 2017 à 2026 et désormais 12e adjointe. Et selon un tableau publié par la mairie, il a effectivement décidé de lui attribuer l’indemnité la plus élevée après celle du premier adjoint : 4 785 euros brut par mois, c’est bien plus que les autres adjoints et bien plus aussi que ce que prévoit normalement la loi. Pourtant, rien d’illégal, car le maire a le droit de dépasser le maximum prévu pour un adjoint, à condition que le montant total des indemnités susceptibles d’être allouées ne soit pas dépassé.
Mais qu’en pensent les habitants ? Nous sommes allés leur poser la question. L’un d’eux confie : « Ça peut choquer, mais pendant huit ans où elle était maire de Drancy, elle a fait beaucoup de choses. » Un autre ajoute : « C’est du copinage, peut-être, mari, peut-être ou femme ? Je ne vois pas ce que ce serait d’autre. »
Le maire a refusé de nous recevoir. Il nous renvoie à un article du Parisien où il explique ses écarts par le temps consacré par chaque adjoint et par les diplômes de son épouse. Dans l’article, il affirme : « Vous pensez que quelqu’un qui a bientôt 50 ans, avec deux bac + 5, ne peut pas trouver un emploi à 3 500 balles ? Il faut arrêter de se foutre du monde. »
Nous avons tenté de rencontrer des adjoints à la mairie. À chaque fois, c’est silence radio. « Toutes les villes ont les mêmes procédés, donc il n’y a pas de sujet », estime l’un d’eux.
Pourtant, nous avons comparé avec des dizaines de villes : Aulnay-sous-Bois, Champigny-sur-Marne ou Versailles. Aucune n’applique de tels écarts. La pratique n’est donc pas monnaie courante.
Liste non exhaustive
Drancy : Quand la Famille Prend le Pouvoir, les Indemnités S’envolent
À Drancy, la répartition des indemnités des élus soulève des questions. L’opposition dénonce les montants perçus par la 12e adjointe, épouse du maire. Une situation qui, bien que légale, frôle l’indécence.
À peine revenu sur le devant de la scène politique après deux ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, Jean-Christophe Lagarde, maire UDI de Drancy, fait déjà parler de lui. Cette fois-ci, ce n’est pas pour ses frasques passées, mais pour la générosité de son portefeuille municipal. L’opposition s’insurge contre les indemnités faramineuses allouées à sa femme, Aude Lagarde, désormais 12e adjointe, qui perçoit la coquette somme de 4 785 euros brut par mois. Une somme qui dépasse largement celle de ses collègues adjoints.
Ce qui se passe réellement
La polémique a éclaté lorsque Chloé Jaouen, conseillère municipale d’opposition LFI, a partagé une vidéo sur X, interpellant le maire : « Nous demandons ainsi que votre deuxième adjoint ne perçoive pas une indemnité aussi exponentielle qui, à notre sens, ne s’explique que par votre lien de filiation. » En effet, le lien de parenté entre le maire et sa 12e adjointe semble trop évident pour passer inaperçu. Jean-Christophe Lagarde, qui a déjà été maire de 2001 à 2017, a retrouvé son fauteuil, succédant à sa femme, alors maire de 2017 à 2026.
Bien que la mairie assure que tout cela est légal, la question de l’éthique reste en suspens. Le maire a le droit de dépasser le maximum prévu pour un adjoint, tant que le total des indemnités ne dépasse pas un certain seuil. Mais à Drancy, ce seuil semble avoir été largement franchi.
Pourquoi cela dérange
Les habitants de Drancy ne sont pas dupes. Si certains défendent le bilan d’Aude Lagarde en tant que maire, d’autres parlent de « copinage ». La situation pose une question cruciale : jusqu’où peut-on aller dans le favoritisme sans que cela ne soit considéré comme illégal ? La réponse semble être : tant que c’est légal, tout va. Mais à quel prix pour la morale publique ?
Ce que cela implique concrètement
Cette situation n’est pas qu’une simple anecdote locale. Elle soulève des questions sur la transparence et l’intégrité des élus. Les citoyens doivent-ils accepter que des décisions soient prises dans l’ombre des relations familiales ? La confiance dans les institutions est mise à mal, et cela pourrait avoir des répercussions sur la participation citoyenne aux prochaines élections.
Lecture satirique
Dans un monde idéal, les élus seraient choisis pour leurs compétences et non pour leurs liens de parenté. Mais à Drancy, il semble que le népotisme soit devenu la norme. Jean-Christophe Lagarde, dans un élan de défense, a déclaré : « Vous pensez que quelqu’un qui a bientôt 50 ans, avec deux bac + 5, ne peut pas trouver un emploi à 3 500 balles ? » Une belle manière de détourner le débat, mais qui ne fait que renforcer l’idée que les Lagarde jouent dans une autre cour.
Effet miroir international
Ce type de situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, où les liens familiaux et les intérêts personnels prennent le pas sur l’intérêt général. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, le favoritisme et le népotisme sont souvent les signes avant-coureurs d’une démocratie en déclin. À Drancy, on pourrait presque se demander si le maire ne s’inspire pas de ces modèles.
À quoi s’attendre
Si la situation ne change pas, Drancy pourrait devenir un exemple emblématique de ce qu’il ne faut pas faire en politique. Les citoyens doivent rester vigilants et exiger plus de transparence et d’éthique de la part de leurs élus.
Sources




