« Double coup dur » : l’économie mondiale sur le fil du rasoir

L’économie mondiale est en danger, et ce n’est pas juste une question de chiffres. La volatilité des marchés pourrait bien aggraver une crise du crédit privé déjà bien entamée.

INTRODUCTION : Selon Andrew Bailey, président du Conseil de stabilité financière, l’économie mondiale risque de subir un « double coup dur ». Une déclaration qui, à première vue, semble aussi alarmante que nécessaire. Mais qui aurait cru que la stabilité financière pouvait être aussi fragile ? Peut-être ceux qui ont pris des décisions économiques dignes d’un jeu de société mal conçu.

Ce qui se passe réellement

Selon le directeur de l’organisme mondial de surveillance de la stabilité financière, l’économie mondiale risque de subir un « double coup dur », la volatilité des marchés pouvant aggraver la crise croissante du crédit privé. « Nous avons des marchés volatils… et si cela, d’une certaine manière, coïncidait avec l’un de ces autres problèmes, par exemple le crédit privé devenant un problème bien plus grave ? », a déclaré jeudi à Bruxelles Andrew Bailey, devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen. « Du point de vue de la stabilité financière, nous devons nous concentrer tout particulièrement sur cela », a-t-il ajouté.

Ces remarques interviennent dans un contexte de turbulences sur les marchés mondiaux au cours de l’année écoulée, alors que la politique tarifaire imprévisible du président américain Donald Trump, les attaques contre l’indépendance de la Réserve fédérale américaine et la guerre contre l’Iran effraient les investisseurs et provoquent d’énormes fluctuations sur les marchés obligataires et boursiers. Les inquiétudes croissantes concernant le secteur du crédit privé, où les défauts de paiement se multiplient, ajoutent à cette incertitude.

Les restrictions sur les prêts bancaires suite à la crise financière de 2008 ont conduit de nombreux prêteurs non bancaires à accorder des prêts fortement endettés à des entreprises à risque. Des dirigeants bancaires de haut rang, dont Jamie Dimon, PDG de JP Morgan, ont également mis en garde contre le risque que représente le crédit privé pour la stabilité financière mondiale. « Je ne devrais probablement pas dire cela, mais quand on voit un cafard, il y en a probablement d’autres », a-t-il fait remarquer après la faillite de First Brands, une entreprise automobile confrontée à un passif total de plus de 11 milliards de dollars l’année dernière.

Pourquoi cela dérange

La situation actuelle soulève des incohérences flagrantes. D’un côté, on nous parle de résilience du système bancaire, de l’autre, les défauts de paiement se multiplient dans un secteur déjà qualifié de « relativement opaque ». On pourrait presque croire que les décideurs économiques jouent à un jeu de chaises musicales, où les chaises sont remplacées par des dettes toxiques.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences directes de cette instabilité sont déjà visibles : des fluctuations de marché qui mettent à mal la confiance des investisseurs, et une crise du crédit qui pourrait se transformer en un véritable cataclysme financier. Les promesses de stabilité semblent s’évanouir face à la réalité des chiffres.

Lecture satirique

Il est ironique de constater que ceux qui prônent la liberté des marchés sont souvent les premiers à crier au loup lorsque ces mêmes marchés commencent à se comporter comme des adolescents en pleine crise d’identité. La promesse d’un système financier auto-régulé semble être un doux rêve, alors que la réalité nous montre un tableau bien plus chaotique.

Effet miroir international

À l’échelle internationale, cette situation rappelle les dérives autoritaires de certains gouvernements qui, sous couvert de sécurité économique, mettent en place des politiques de contrôle et de répression. Les États-Unis, avec leur approche imprévisible, ne sont pas les seuls à jouer avec le feu. D’autres pays, comme la Russie, montrent également que la stabilité est souvent une façade derrière laquelle se cachent des pratiques douteuses.

À quoi s’attendre

Les projections sont inquiétantes : si la volatilité des marchés se conjugue avec une crise du crédit, nous pourrions assister à un effondrement financier de grande envergure. Les décideurs devront agir rapidement, mais avec une telle incompétence affichée, on peut légitimement se demander s’ils sont à la hauteur.

Sources

Source : euractiv.fr

Visuel — Source : euractiv.fr
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