Djibouti : Le Président qui ne veut pas quitter le navire

Ismaël Omar Guelleh, après 27 ans de règne, s’apprête à prolonger son mandat, défiant toute logique démocratique.

Alors que le monde entier semble s’éveiller à la nécessité de renouveler ses dirigeants, Djibouti s’enlise dans une farce électorale où le président sortant, Ismaël Omar Guelleh, s’apprête à décrocher un sixième mandat. Un exploit qui ne serait pas possible sans l’astucieuse suppression de la limite d’âge par un Parlement complice, un coup de maître qui ferait rougir d’envie n’importe quel autocrate en herbe.

Ce qui se passe réellement

Jour d’élection présidentielle à Djibouti… et sans surprise, le président sortant Ismaël Omar Guelleh devrait remporter un sixième mandat et prolonger ses 27 années au pouvoir après que le Parlement a supprimé en 2025 la limite d’âge qui l’aurait empêché de se représenter.

Pourquoi cela dérange

Ce n’est pas tant la longévité au pouvoir qui choque, mais l’absurdité d’une démocratie où les règles du jeu sont modifiées à la volée. La suppression de la limite d’âge, c’est un peu comme si un arbitre décidait, en plein match, de changer les règles pour permettre à l’équipe perdante de marquer des buts à volonté.

Ce que cela implique concrètement

Pour les Djiboutiens, cela signifie une continuité de l’immobilisme politique, où les promesses de changement se heurtent à la réalité d’un pouvoir qui se renforce. Pendant ce temps, les enjeux économiques, comme la flambée des prix des engrais, continuent de frapper les agriculteurs, laissant présager un avenir incertain pour ceux qui dépendent de l’agriculture.

Lecture satirique

Guelleh, en véritable maestro de la manipulation politique, nous offre un spectacle où la démocratie est un simple décor. Les promesses de progrès sont aussi vides que les discours de ceux qui, comme lui, se croient au-dessus des lois. La réalité, elle, est bien plus cruelle : un pays où la liberté d’expression est muselée et où le changement est aussi rare qu’un jour sans soleil dans le désert.

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec d’autres régimes autoritaires, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, où les dirigeants semblent également adeptes de la modification des règles pour assurer leur pérennité. La démocratie, à Djibouti comme ailleurs, semble parfois n’être qu’un mot à la mode, utilisé pour justifier des décisions qui, au fond, ne servent qu’un seul homme.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, il est fort probable que Djibouti continuera de naviguer dans les eaux troubles de l’autoritarisme. Les Djiboutiens devront s’armer de patience, car le changement, comme un bon vin, nécessite du temps… et peut-être un peu de révolte.

Sources

Source : www.france24.com

Visuel — Source : www.france24.com
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