Djibouti : Le Président qui ne veut pas quitter le navire
Ismaël Omar Guelleh, président sortant, s’apprête à prolonger son règne de 27 ans après que le Parlement a levé la limite d’âge. Une élection sans surprise, mais pleine de promesses… de longévité.
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INTRODUCTION : En ce jour d’élection présidentielle à Djibouti, le président sortant Ismaël Omar Guelleh semble bien parti pour décrocher un sixième mandat. Avec 27 ans de pouvoir au compteur, il a réussi à faire sauter la limite d’âge qui l’aurait empêché de se représenter. Une manœuvre qui, à défaut d’être originale, a le mérite d’être efficace. Qui a dit que le pouvoir était éphémère ?
Ce qui se passe réellement
Le 10 octobre 2023, Djibouti se prépare à accueillir une élection présidentielle où le président Guelleh, au pouvoir depuis 1995, est le grand favori. Le Parlement a récemment supprimé la limite d’âge qui l’aurait contraint à passer le flambeau en 2025. Comme le souligne notre correspondant régional, Bastien Renouil, cette décision n’est pas sans rappeler d’autres régimes autoritaires qui s’accrochent à leur trône.
Pourquoi cela dérange
Cette situation soulève des questions sur la démocratie à Djibouti. Comment peut-on parler de choix libre lorsque le même homme est aux commandes depuis près de trois décennies ? La suppression de la limite d’âge n’est-elle pas qu’une simple formalité pour un président qui a déjà fait ses preuves en matière de longévité politique ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette élection sont claires : un prolongement de l’autoritarisme et une absence de véritable alternance politique. Les Djiboutiens, qui espéraient peut-être un changement, se retrouvent face à un mur de béton armé, où l’innovation politique est aussi rare qu’une pluie en plein désert.
Lecture satirique
Le discours politique de Guelleh pourrait être résumé ainsi : « Pourquoi changer une équipe qui gagne ? » En effet, qui a besoin de nouvelles idées quand on peut simplement se réinventer en restant le même ? La promesse d’un avenir radieux semble s’évanouir dans le mirage d’un pouvoir éternel. Ironiquement, la seule chose qui semble vraiment changer, c’est le nombre de mandats.
Effet miroir international
Cette situation à Djibouti rappelle les dérives autoritaires observées dans d’autres régions du monde. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, la tendance à s’accrocher au pouvoir semble être un sport international. Les dirigeants semblent avoir compris que la longévité au pouvoir est la véritable mesure du succès, peu importe les conséquences pour la démocratie.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que Djibouti continuera sur sa lancée autoritaire, avec Guelleh comme capitaine du navire. Les Djiboutiens devront s’accrocher à leurs espoirs de changement, tout en naviguant dans des eaux troubles, où la démocratie est un concept aussi flou qu’une mirage.



