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Jour d’élection présidentielle à DjiboutI… et sans surprise, le président sortant Ismaël Omar Guelleh devrait remporter un sixième mandat et prolonger ses 27 années au pouvoir après que le Parlement a supprimé en 2025 la limite d’âge qui l’aurait empêché de se représenter.
Moins visible que le pétrole, mais tout aussi stratégique : un tiers des engrais vendus dans le monde transitent par le détroit d’Ormuz. Indispensable à l’économie ivoirienne qui repose principalement sur le secteur agricole, 500 000 tonnes de matières premières nécessaires à sa production d’engrais annuel sont importées chaque année, dont la moitié en provenance du Moyen-Orient. Leurs prix ont flambé sur les marchés internationaux. Pour les agriculteurs dépendants de ces fertilisants, cette hausse est un nouveau coup dur.
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Djibouti : Guelleh, le président éternel, ou comment prolonger le règne à coup de décrets
Le président sortant Ismaël Omar Guelleh s’apprête à remporter un sixième mandat, après avoir fait sauter la limite d’âge. Une belle démonstration de la longévité au pouvoir, à l’ombre de la démocratie.
Aujourd’hui, Djibouti se prépare à une élection présidentielle qui ne surprend personne : Ismaël Omar Guelleh, en place depuis 27 ans, est sur le point de prolonger son règne. Le Parlement, dans un élan de générosité, a décidé de supprimer la limite d’âge qui aurait pu l’empêcher de se représenter en 2025. Un geste qui rappelle à quel point la démocratie peut être flexible quand il s’agit de préserver le pouvoir en place.
Ce qui se passe réellement
En effet, le président Guelleh, dont le mandat est déjà un record, s’apprête à continuer son ascension sans entrave. Pendant ce temps, la population, elle, doit composer avec des réalités bien plus pressantes. Les engrais, essentiels à l’agriculture, voient leurs prix exploser sur les marchés internationaux, mettant en péril l’économie du pays. Mais qui a besoin de fertilité quand on a un président qui sait si bien cultiver son pouvoir ?
Pourquoi cela dérange
La situation à Djibouti est un parfait exemple d’incohérence politique. D’un côté, on parle de démocratie et de choix du peuple, de l’autre, on voit un président qui s’accroche à son trône comme un enfant à son doudou. La suppression de la limite d’âge n’est-elle pas une façon élégante de dire : « Je ne partirai pas tant que je n’aurai pas épuisé toutes mes options » ?
Ce que cela implique concrètement
Pour les agriculteurs, la hausse des prix des engrais est un coup dur. Alors que Guelleh se prépare à savourer son nouveau mandat, les paysans doivent se demander comment ils vont nourrir leurs familles. Une belle illustration de l’écart entre les promesses politiques et la réalité du terrain.
Lecture satirique
En somme, Guelleh pourrait presque être le héros d’une comédie politique. Un président qui, au lieu de passer le flambeau, préfère le garder bien au chaud, tout en promettant des jours meilleurs à un peuple qui n’a même pas le droit de choisir son avenir. Ironique, n’est-ce pas ?
Effet miroir international
Si l’on prend un peu de recul, on peut voir que cette situation à Djibouti n’est pas isolée. Des pays comme la Russie ou même certains États-Unis, où les discours autoritaires se font de plus en plus entendre, montrent que la démocratie est souvent un concept malléable. Mais à Djibouti, c’est un véritable art de la manipulation politique.
À quoi s’attendre
À l’avenir, on peut s’attendre à ce que Guelleh continue de jouer les prolongations, tout en jonglant avec des promesses qui ne verront probablement jamais le jour. La question est : jusqu’où ira-t-il pour maintenir son pouvoir ?
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