Dix ans après les attentats de Bruxelles : un hommage qui sent le réchauffé

Dix ans après les attentats, la Belgique se souvient des 32 victimes, mais les promesses de sécurité semblent aussi éphémères que les fleurs déposées sur les lieux du drame.

Le 22 mars 2026, la Belgique a commémoré les attentats jihadistes de 2016, où 32 vies ont été fauchées et plus de 300 personnes blessées. Un hommage national a eu lieu, où le roi Philippe a déclaré : « Notre pays n’oubliera jamais ». Mais que reste-t-il de cette mémoire, si ce n’est un écho de discours creux et de promesses non tenues?

Ce qui se passe réellement

Les commémorations ont débuté aux heures où les assaillants ont déclenché leurs explosifs, rappelant à tous que la terreur ne prend jamais de vacances. Béatrice de Lavalette, survivante ayant perdu ses jambes, a partagé son combat quotidien : « Tous les jours, je me réveille avec les souvenirs de cette horreur. » Mais ces mots résonnent-ils vraiment dans les couloirs du pouvoir, ou sont-ils juste une belle citation à ajouter à un discours?

Outre les victimes directes, quatre autres personnes ont succombé aux séquelles psychologiques des attaques, dont Katarina Viktorsson, reconnue comme la 36e victime. Une tragédie qui souligne l’absence de soutien adéquat pour ceux qui souffrent en silence.

Pourquoi cela dérange

La Belgique, qui a connu un flot de critiques sur ses défaillances sécuritaires après les attentats, semble avoir appris peu de leçons. Gert Vercauteren, directeur de l’Ocam, admet un « sentiment d’échec ». Pourtant, les effectifs de la Sûreté de l’État ont été augmentés, passant de 600 à 950 agents. Une belle promesse, mais qui ne semble pas avoir changé la donne face à la menace persistante.

Ce que cela implique concrètement

La menace terroriste reste au niveau 3 sur 4, jugée « grave ». En parallèle, des explosions criminelles ciblant des lieux de culte juifs en Belgique et aux Pays-Bas ajoutent une couche d’inquiétude. La question demeure : ces augmentations d’effectifs et de budgets suffisent-elles à rassurer une population traumatisée?

Lecture satirique

Le Premier ministre Bart De Wever a promis de « tirer les leçons du passé », mais ces leçons semblent être aussi fugaces qu’un tweet. Pendant ce temps, les victimes continuent de porter le poids de leurs blessures, tant physiques que psychologiques, alors que le gouvernement se contente de discours bien rodés. La réalité est que les promesses de sécurité sont souvent aussi solides qu’un château de cartes.

Effet miroir international

Dans un monde où les dérives autoritaires se multiplient, la Belgique n’est pas seule. Les États-Unis et la Russie, avec leurs propres luttes contre le terrorisme et leurs discours politiques déconnectés, rappellent que la peur est un outil puissant. Mais à quel prix? La sécurité ne devrait pas se faire au détriment des droits fondamentaux.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, la Belgique pourrait bien se retrouver à commémorer d’autres tragédies, tout en continuant à promettre des mesures de sécurité qui ne voient jamais le jour. La vigilance est de mise, mais elle doit s’accompagner d’actions concrètes.

Sources

Source : www.france24.com

Visuel — Source : www.france24.com
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