Trois colocataires partagent leurs dimanches après-midi devant des films tristes. Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi est avant tout une série sur l’amitié et la jeunesse, dans un Paris populaire et plausible, à mille lieux des clichés d’Emily in Paris. Après seize longs métrages et cinq documentaires dont un sur le juge Garzón et un autre sur les violences sexuelles dans le milieu théâtral espagnol qui a permis d’ouvrir des enquêtes, la réalisatrice réécrit sa propre année d’étude à Paris.
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Pourquoi ce titre à rallonge pour votre première série française ?
Isabelle Coixet
Réalisatrice, scénariste et productrice
Il porte le nom de l’émission que j’anime depuis six ans sur Radio 3, la radio nationale espagnole. Elle est diffusée le dimanche à 17 heures….
Dimanches Tristes : Quand le Cinéma Révèle les Contradictions de notre Société
Trois colocataires passent leurs dimanches après-midi à pleurer devant des films. Une série qui questionne la jeunesse et l’amitié, loin des clichés d’« Emily in Paris », mais qui pourrait bien faire pleurer les politiques ultraconservatrices.
Dans un Paris qui semble plus réel que jamais, trois colocataires se réunissent pour partager des moments de mélancolie cinématographique. Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi n’est pas qu’une simple série ; c’est un cri de désespoir face à une société qui semble s’enliser dans des discours déconnectés de la réalité. La réalisatrice, Isabelle Coixet, nous offre une réflexion sur sa propre année d’étude à Paris, tout en nous plongeant dans des thématiques aussi sombres que nécessaires.
Ce qui se passe réellement
La série, qui se déroule dans un Paris populaire, s’éloigne des stéréotypes glamour véhiculés par des productions comme Emily in Paris. Elle nous présente une jeunesse confrontée à des réalités difficiles, tout en abordant des sujets graves à travers des documentaires percutants, comme ceux sur le juge Garzón ou les violences sexuelles dans le milieu théâtral espagnol. Coixet, en réécrivant son parcours, nous rappelle que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais un océan de défis.
Pourquoi cela dérange
Le titre à rallonge de la série pourrait faire sourire, mais il cache une réalité bien plus sombre. En effet, alors que certains se complaisent dans des discours de bien-être et de prospérité, d’autres vivent des dimanches après-midi à pleurer sur leur sort. Cette série met en lumière les incohérences d’une société qui prône la joie tout en laissant des pans entiers de sa population dans l’oubli. Qui aurait cru que des dimanches après-midi pourraient devenir un sujet de débat politique ?
Ce que cela implique concrètement
La série de Coixet n’est pas qu’un divertissement ; elle soulève des questions cruciales sur notre société. En exposant les violences et les injustices, elle nous pousse à réfléchir sur les conséquences de l’inaction. Les politiques, souvent déconnectées des réalités du terrain, semblent ignorer ces souffrances. Que ce soit à Paris ou ailleurs, les dimanches tristes pourraient bien être le reflet d’une société en crise.
Lecture satirique
Dans un monde où les promesses politiques se heurtent à la réalité, Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi devient un symbole de la déconnexion entre les élites et le peuple. Les discours politiques, souvent teintés d’optimisme, semblent ignorer les larmes de ceux qui vivent des dimanches à pleurer. Alors, qui devrait vraiment être interdit ? Les dimanches ou les discours creux ?
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette série résonne avec les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices. Que ce soit aux États-Unis, où les discours de haine se multiplient, ou en Russie, où la liberté d’expression est étouffée, les dimanches tristes ne sont pas l’apanage d’une seule nation. Ils sont le reflet d’un malaise global, d’une jeunesse désillusionnée face à des promesses non tenues.
À quoi s’attendre
En regardant cette série, il est difficile de ne pas se projeter dans un avenir où les dimanches pourraient devenir des jours de résistance. La tendance actuelle semble indiquer que les voix critiques se multiplieront, poussant à une réflexion collective sur les injustices. Mais attention, car chaque dimanche pourrait aussi être un rappel de ce que nous avons perdu.
Sources





