Trois établissements de la Cité de la Gastronomie de Dijon (Côte-d’Or) ont été placés en liquidation judiciaire vendredi 10 avril. Une énième mauvaise nouvelle pour le site, qui fêtera en mai son quatrième anniversaire.
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À Dijon, Cité de la Gastronomie rime presque avec difficultés financières. Vendredi 10 avril, trois établissements du groupe Epicure Investissement situés sur le site – la Table des Climats, la Cave de la Cité et le Comptoir de la Cité – ont été placés en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce. Ils se trouvaient en redressement judiciaire depuis avril 2025.
« Les établissements ont accueilli cette nouvelle avec une grande tristesse pour l’ensemble de leurs collaborateurs, leurs partenaires et leurs clients« , ont réagi les intéressés dans un communiqué. « C’est d’autant plus surprenant qu’avec le soutien des organes de la procédure, les établissements avaient bâti des plans de continuation crédibles, approuvés par les salariés, l’administrateur judiciaire et les créanciers […]. » Le groupe Epicure a d’ores et déjà annoncé faire appel.
Ces déboires ne sont pas les premiers à parasiter l’existence de la Cité. En 2025, la prestigieuse école hôtelière Ferrandi avait par exemple annoncé une évolution de son offre, en raison d’un manque de rentabilité. Plus récemment, c’est la « Librairie Gourmande » qui, menacée notamment par des charges trop élevées, lançait un appel à l’aide.
« En terme de fréquentation, nous sommes le troisième site culturel de Côte-d’Or après les Hospices de Beaune et le Musée des Beaux-Arts de Dijon« , nuance toutefois François Deseille, adjoint à la maire de Dijon en charge de la Cité de la Gastronomie. « Nous, Ville de Dijon, on fait le job. Après, on ne peut pas s’immiscer dans les décisions des groupes privés. On peut seulement leur donner des conseils et travailler ensemble sur la communication.«
La Cave de la Cité, l’un des trois établissements de la Cité de la Gastronomie placés en liquidation judiciaire.
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© CHRISTOPHE GAILLARD / FRANCE TÉLÉVISIONS
Comment redynamiser la Cité ? Pour Pierre Guez, récemment devenu conseiller développement au Village Gastronomique, l’objectif est clair : « amener du populaire« . « C’est-à-dire se remettre au goût du jour« , explique-t-il. « L’erreur de casting, c’était d’essayer de recréer les deuxièmes Halles de Dijon, un nouveau quartier. Et on s’aperçoit que ça ne marche pas. Donc il ne faut pas s’entêter.«
Plusieurs établissements existants, comme la poissonnerie ou la boucherie, ont donc laissé place à des restaurants. Les rues de la Cité devraient également bientôt être baptisées. « Je vais faire un casting avec le personnel, et je voudrais faire appel aussi aux gens du quartier« , poursuit Pierre Guez. « Il faut faire un ‘living lab’, c’est-à-dire qu’il faut que les Dijonnais s’accaparent la Cité de la Gastronomie. Cette cité, elle leur appartient. » Pour rappel, la Cité fêtera son quatrième anniversaire le 6 mai prochain.
Dijon : La Cité de la Gastronomie, un festin de faillites
Trois établissements de la Cité de la Gastronomie de Dijon liquidés, un échec cuisant pour un projet censé être le fleuron de la gastronomie française.
INTRODUCTION
À Dijon, la Cité de la Gastronomie, qui devait être le symbole d’un renouveau culinaire, se transforme en un véritable cimetière d’entreprises. Vendredi 10 avril, trois établissements du groupe Epicure Investissement ont été placés en liquidation judiciaire. Un coup dur pour un site qui s’apprête à célébrer son quatrième anniversaire, mais qui semble plus proche du naufrage que de la fête.
Ce qui se passe réellement
La Table des Climats, la Cave de la Cité et le Comptoir de la Cité, tous trois en redressement judiciaire depuis avril 2025, ont été déclarés insolvables par le tribunal de commerce. Les responsables, dans un communiqué empreint de mélancolie, ont exprimé leur tristesse, tout en soulignant que des plans de continuation avaient été élaborés. Mais ces plans, aussi crédibles soient-ils, n’ont pas suffi à sauver ces établissements de la débâcle.
En parallèle, la prestigieuse école hôtelière Ferrandi a dû revoir son offre, et la Librairie Gourmande a lancé un appel à l’aide, victime de charges trop élevées. François Deseille, adjoint à la maire de Dijon, se défend en affirmant que la ville « fait le job », mais que les décisions des groupes privés échappent à son contrôle. Une belle manière de se dédouaner, n’est-ce pas ?
Pourquoi cela dérange
Cette situation met en lumière les incohérences d’un projet qui, au départ, était censé être un modèle de réussite. La Cité de la Gastronomie, censée attirer les foules, se retrouve à devoir justifier son existence face à des établissements qui ferment les uns après les autres. On pourrait presque croire que l’on assiste à un remake de « La Grande Illusion », mais sans le glamour.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : des emplois perdus, des partenaires déçus, et une image ternie pour Dijon. La ville, qui se voulait le phare de la gastronomie, se retrouve à naviguer dans des eaux troubles. Les Dijonnais, qui devraient être les premiers à profiter de cette Cité, voient leur patrimoine culturel menacé.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que les promesses de renouveau se heurtent à la réalité du marché. Les discours politiques, qui promettent un avenir radieux, semblent déconnectés de la réalité. La Cité de la Gastronomie, au lieu de devenir un lieu de rencontre et de partage, se transforme en un espace déserté, où même les poissons et les viandes ont décidé de quitter le navire.
Effet miroir international
À l’échelle internationale, cette situation rappelle les dérives des politiques autoritaires qui promettent monts et merveilles, mais qui, en réalité, laissent les citoyens sur le carreau. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques sont souvent en décalage avec la réalité vécue par le peuple. Dijon, en somme, n’est qu’un microcosme de ces échecs plus vastes.
À quoi s’attendre
Si la tendance se poursuit, la Cité de la Gastronomie pourrait devenir un exemple à ne pas suivre. Les Dijonnais devront s’accaparer cet espace, comme le suggère Pierre Guez, conseiller développement au Village Gastronomique. Mais pour cela, il faudra bien plus qu’un simple « casting » avec le personnel.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

Visuel — Source : france3-regions.franceinfo.fr
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