Didier Laguerre : Le Roi sans Rival de la CACEM
Didier Laguerre, le maire de Fort-de-France, a été élu président de la CACEM sans opposition. Un vote qui soulève plus de questions qu’il n’en résout.
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Dans un scénario qui ferait rougir d’envie n’importe quel monarque, Didier Laguerre a été le seul candidat à l’élection du président de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM). Proposé par David Zobda, maire du Lamentin, Laguerre a ainsi été plébiscité par 49 voix sur 55 votants, avec 6 bulletins blancs. Une belle démonstration de démocratie… ou d’absence de choix ?
Ce qui se passe réellement
Les opérations de vote ont commencé peu avant 10h et se sont clôturées quelques minutes plus tard. En l’absence d’une élue du groupe de Steeve Moreau, le résultat a été sans appel : 49 voix pour Laguerre, un score qui rappelle les élections dans des régimes où le candidat unique est la norme. La CACEM, qui regroupe Fort-de-France-Schœlcher, le Lamentin et Saint-Joseph, semble avoir oublié que la pluralité est le sel de la démocratie.
Pourquoi cela dérange
Ce vote sans surprise soulève des interrogations sur la santé démocratique de l’institution. La présidence tournante, instaurée il y a plusieurs années, est censée garantir une alternance et une représentation équitable. Mais que vaut cette alternance si elle se résume à un seul candidat ? Cela ressemble plus à un simulacre qu’à une véritable compétition politique.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette élection sont claires : un manque de diversité dans les idées et les projets. Avec un seul homme à la barre, les risques d’une gouvernance unilatérale augmentent. Les voix dissidentes, si elles existent, sont étouffées dans l’œuf. La CACEM, censée être un lieu de débat et d’innovation, risque de devenir un écho de la pensée unique.
Lecture satirique
Ironiquement, Laguerre a été élu dans un contexte où les discours politiques prônent la participation citoyenne et la démocratie participative. Pourtant, ici, la réalité semble bien éloignée des promesses. Les bulletins blancs, loin d’être un acte de protestation, semblent plutôt être le reflet d’un désenchantement face à un système qui ne laisse aucune place à l’alternance.
Effet miroir international
Ce phénomène n’est pas isolé. À l’échelle mondiale, des pays comme la Russie ou même certains États-Unis sous certaines administrations montrent comment le pouvoir peut se concentrer entre les mains d’un seul homme, au détriment de la démocratie. La CACEM, avec son élection sans opposition, n’est qu’un petit reflet de ces dérives autoritaires.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, la CACEM pourrait devenir un laboratoire d’idées stagnantes, où l’innovation et la contestation sont reléguées au second plan. Les citoyens, lassés de cette mascarade, pourraient finir par se détourner de la politique locale, laissant le champ libre à des décisions qui ne les concernent pas.




