Des pluies records rechargent les nappes phréatiques, mais inquiètent les agriculteurs
Mise à jour le 2026-02-10 07:05:00 : Les fortes pluies ont levé presque toutes les restrictions d’eau, mais posent des risques pour les cultures.
Table Of Content
Des records de précipitations sont battus depuis mi-décembre en région, une bonne nouvelle pour les réserves en eau, moins pour les agriculteurs.
1 Les ressources en eau au plus haut
Les pluies quasi continues constatées depuis mi-décembre sur l’ancien Languedoc-Roussillon pèsent sur le moral, mais elles ont permis aux nappes phréatiques de se recharger dans des proportions inespérées. Dans l’Hérault, la préfète a décidé de lever toutes les restrictions relatives aux usages de l’eau.
Les cumuls ont été trois à cinq fois supérieurs à la normale dans l’Hérault, avec 300 mm en décembre, 140 mm en janvier et déjà 40 mm en février. « 40 mm, c’est ce qui tombe en moyenne sur la ville au mois de février », indique Perrine Fleury, hydrogéologue au BRGM-Occitanie.
Son constat est clair : « Avec les fortes précipitations, les niveaux des nappes sont bien remontés par rapport à l’année 2025. Globalement, nous sommes entre les niveaux haut et très haut. »
Dans les Pyrénées-Orientales, 255 mm sont tombés en décembre et 270 mm en janvier, quatre fois plus que la moyenne. Cependant, tout n’est pas encore rétabli après trois années de sécheresse record.
Henri Got, hydrogéologue catalan, précise : « Les nappes se sont régénérées, mais il reste une zone en crise dans le secteur des Aspres. »
« On n’aurait pas tenu un été de plus »
Le spécialiste voit aussi une autre raison de se réjouir : les fortes chutes de neige sur les Pyrénées catalanes. « Le pic du Canigou est bien blanc : on peut compter sur cette réserve supplémentaire quand les températures seront plus clémentes. »
Dans l’Aude, la situation hydrologique s’est également « considérablement améliorée ». La quasi-totalité des niveaux de vigilance ont été levés, seuls deux secteurs restent soumis à des restrictions.
Sur la station de Narbonne, il est tombé 105 mm en décembre, 275 mm en janvier et 25 mm en février. « Plus de la moitié des précipitations annuelles sont déjà tombées au 9 février », précise la préfecture.
Pour autant, la question du dérèglement climatique doit s’accompagner d’un comportement responsable en matière d’utilisation de l’eau.
2 Les agriculteurs inquiets pour leurs cultures
Si la pluie abondante fait le bonheur des agriculteurs, l’excès de précipitations n’est pas sans risques pour certaines cultures, notamment maraîchères. Des types de cultures précoces, comme les asperges ou les fraises, risquent de voir leur rendement affecté.
Christel Chevrier, cheffe de service production végétale, explique : « Le plus gros problème actuellement c’est l’impossibilité de rentrer dans des parcelles gorgées d’eau. »
La crainte principale concerne les maladies, favorisées par l’humidité. « Les oliviers et les arbres à noyaux sont particulièrement sensibles à l’excès d’humidité », précise Chevrier.
Enfin, la douceur excessive des températures fait craindre un démarrage précoce de la pousse des végétaux, exposant les cultures à un risque de gel massif.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Des records de pluie ont rechargé les nappes phréatiques, mais posent des risques pour les cultures.
- Qui est concerné : Agriculteurs et habitants de Languedoc-Roussillon.
- Quand : Depuis mi-décembre 2025.
- Où : Languedoc-Roussillon, France.
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-02-10 07:05:00 — Site : www.midilibre.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
Application : Téléchargez Artia13 Actualité (Android)
Notre IA anti-désinformation : Analyzer Fake News (Artia13)
Publié le : 2026-02-10 07:05:00 — Slug : on-etait-mal-barre-on-est-tranquille-pour-lete-grace-aux-fortes-pluies-les-nappes-phreatiques-sont-rechargees
Hashtags : #était #mal #barré #est #tranquille #pour #lété #grâce #aux #fortes #pluies #les #nappes #phréatiques #sont #rechargées
