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L’opération, portée par les Éco-maires de France et l’ONG Unigaïa, vise à aider les habitants de l’île à mieux accéder à l’eau potable suite au passage du cyclone Chido.
Il porte ce projet, à échelle du Gard, depuis début janvier 2025. Et Jean-Luc Aigoin semble enfin heureux de voir que le travail porte ses fruits : « Et j’espère qu’il va y en avoir d’autres ! »
Maire honoraire de Saint-Jean-de-Serres, il est à présent vice-président des Éco-maires de France. L’association nationale d’élus sensibilisés à l’environnement soutien, depuis la catastrophe du cyclone Chido à Mayotte, le projet de l’ONG Unigaïa : fournir jusqu’à 1 000 fontaines filtrantes aux habitants sinistrés. Ces fontaines, coûtant 94 € pièces, sont capables de filtrer l’eau afin d’en enlever ses impuretés pour la rendre propre à la consommation.
Une opération qui prend forme
Après de multiples tractations depuis le début de l’année, Jean-Luc Aigoin et Unigaïa enregistrent, à ce jour, « une soixantaine » de fontaines prêtes à partir. L’ONG est aussi en charge de son transport. Ces dernières ont été financées par des élus, dont la branche gardoise de l’association des maires de France, mais aussi par des associations mais aussi par des entreprises privées. « Nous avons huit entreprises gardoises du BTP qui, à elles seules, vont offrir 38 fontaines ! Peut-être que ça va en motiver d’autres ! », espère l’ancien maire.
Ces fontaines gardoises seront particulièrement mises en valeur ce jeudi 22 mai au parc des expositions d’Alès Agglo, à Méjannes-lès-Alès, où se tiendra ce jour le grand salon annuel des maires du Gard. Le salon recevra la visite de Laithidine Ben Saïd. Maire de Mtsamboro, commune du nord-ouest de l’île, l’élu est aussi secrétaire général de l’association des maires de Mayotte. « Ce sera aussi l’occasion d’en savoir plus sur la situation actuelle vécue par nos compatriotes », commente Jean-Luc Aigoin. La rencontre devrait se dérouler aux alentours de 15 h 30 au cœur du salon.
Des fontaines pour Mayotte : quand l’eau devient un symbole de l’inefficacité politique
Après le cyclone Chido, les Éco-maires de France et Unigaïa s’activent pour fournir de l’eau potable à Mayotte. Mais derrière cette initiative, une réalité bien plus amère se dessine.
Alors que le cyclone Chido a laissé des traces indélébiles sur l’île de Mayotte, Jean-Luc Aigoin, vice-président des Éco-maires de France, semble enfin heureux de voir son projet prendre forme. « Et j’espère qu’il va y en avoir d’autres ! » s’exclame-t-il, comme si l’on pouvait se réjouir de l’absence d’eau potable dans une région sinistrée. Mais que cache cette euphorie ?
Ce qui se passe réellement
Depuis janvier 2025, l’initiative vise à fournir jusqu’à 1 000 fontaines filtrantes aux habitants de Mayotte, à raison de 94 € pièce. Ces fontaines, capables de rendre l’eau potable, sont financées par des élus locaux, des associations et même des entreprises privées. À ce jour, une soixantaine de fontaines sont prêtes à partir, et l’ONG Unigaïa s’occupe du transport. « Nous avons huit entreprises gardoises du BTP qui, à elles seules, vont offrir 38 fontaines ! Peut-être que ça va en motiver d’autres ! » s’enthousiasme Aigoin.
Pourquoi cela dérange
Il est difficile de ne pas voir l’ironie dans cette situation. Alors que des milliers de personnes souffrent d’un accès limité à l’eau potable, on nous présente une opération comme un grand succès. Une soixantaine de fontaines pour une île entière ? Cela ressemble plus à une goutte d’eau dans l’océan qu’à une véritable solution. Et que dire de l’enthousiasme des entreprises privées ? Ne serait-ce pas là un moyen de se donner bonne conscience tout en profitant d’une situation de crise ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette initiative sont doubles. D’une part, elle soulève des questions sur l’efficacité des politiques publiques face aux catastrophes naturelles. D’autre part, elle met en lumière l’absence de solutions durables pour une population qui mérite bien plus qu’une simple fontaine filtrante. À quand des infrastructures solides et un véritable soutien à long terme ?
Lecture satirique
Le discours politique autour de cette opération est un véritable festival d’ironie. D’un côté, on nous vante les mérites d’une aide humanitaire, de l’autre, on constate que la réalité est bien plus complexe. Les promesses de soutien se heurtent à une réalité où l’eau potable reste un luxe pour beaucoup. Peut-on vraiment parler de solidarité quand les solutions proposées semblent aussi dérisoires ?
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires qui, à l’échelle mondiale, semblent plus préoccupées par leur image que par le bien-être de leur population. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques sont souvent déconnectés des réalités vécues par les citoyens. À Mayotte, la situation n’est pas différente : des promesses vides face à une crise bien réelle.
À quoi s’attendre
Si cette initiative ne fait pas l’objet d’un suivi sérieux, il est à craindre que les habitants de Mayotte continuent de souffrir d’un accès limité à l’eau potable. Les fontaines filtrantes, bien que louables, ne remplaceront jamais une véritable politique de gestion de l’eau. Espérons que les leçons de cette crise seront enfin entendues.
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