Des blessés pris en charge à Riyad
Une source diplomatique informée de l’attaque a indiqué à l’AFP qu’un missile avait frappé l’aéroport vers 15 heures. Des sources médicales citées par l’agence font état de dizaines de blessés, principalement saoudiens. Au moins cinq d’entre eux étaient en soins intensifs.
Des ambulances ont convergé vers le site et des patients ont été répartis entre plusieurs établissements de Riyad. Un passager présent près du terminal touché a rapporté avoir vu des blessés et des personnes courir. Des témoins avaient également signalé l’évacuation de l’aéroport et une explosion.
L’ambassade des États-Unis en Arabie saoudite a dit être au courant d’attaques visant l’aéroport et a appelé à éviter le secteur. À ce stade, le tir n’a pas été confirmé officiellement par les autorités saoudiennes, et les Houthis n’ont pas revendiqué cette nouvelle frappe.
Un aéroport fermé, des vols annulés
Kuwait Airways a indiqué que l’aéroport de Riyad était fermé. Deux vols reliant la capitale saoudienne à Koweït ont été annulés. Le trafic aérien avait déjà été perturbé plus tôt dans la semaine par des attaques visant l’aéroport.
L’Allemagne, le Canada et l’Espagne ont recommandé à leurs ressortissants de ne pas voyager par cet aéroport. La France avait, vendredi, déconseillé à ses citoyens de se rendre à Riyad par voie aérienne, sauf raison impérative.
Cette attaque survient deux jours après des frappes revendiquées par les Houthis contre le même aéroport, qui ont tué trois Saoudiens, dont un pilote. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir de manière indépendante les circonstances de la nouvelle attaque.
Washington examine une éventuelle participation aux frappes
Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis examineraient rapidement la possibilité de se joindre aux frappes saoudiennes contre les Houthis au Yémen. Le président américain a lié sa décision à l’attaque signalée contre l’aéroport de Riyad.
Les incidents se produisent alors que l’Arabie saoudite soutient militairement les forces gouvernementales yéménites face aux Houthis. Selon des sources militaires du camp gouvernemental citées par l’AFP, ces forces ont progressé dans la zone du détroit de Bab el-Mandeb, sans parvenir à en sécuriser le passage. Un responsable houthi a affirmé que son mouvement contrôlait toujours le détroit et l’île de Mayyoun. Ces affirmations des parties au conflit ne peuvent pas être vérifiées indépendamment.
Source : France 24 – Infos, news & actualités – L'information internationale en direct (www.france24.com)
Auteur : FRANCE 24
Article original : Consulter la source originale



