« Des avions israéliens, des champs en détresse : la récolte de la honte »

En Syrie, des agriculteurs désespérés accusent l’armée israélienne d’avoir pulvérisé des substances chimiques sur leurs terres, laissant derrière eux des champs stériles et des dettes écrasantes.

Dans la province syrienne de Qouneitra, au sud du pays, la réalité a pris un tour tragique. Fin janvier, des agriculteurs ont observé des avions survoler leurs terres à basse altitude, avant que leurs récoltes ne se transforment en un océan de jaune désespéré. Dix jours après l’épandage, tout était mort. Une belle démonstration de l’art de la destruction, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Les agriculteurs de cette région frontalière avec le plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967, ont vu leurs cultures et pâturages se dessécher sous l’effet de produits chimiques mystérieux. Des vidéos montrent même des traînées blanches derrière les avions, comme si la nature elle-même était en train de crier à l’aide. Abou Salah, un agriculteur, raconte : « J’ai perdu 75 hectares de blé, toute ma récolte a disparu. » Une perte qui ne se limite pas à la terre, mais s’étend à des dettes qui pèsent lourd sur ses épaules.

Pourquoi cela dérange

La situation est d’autant plus absurde que le directeur de l’agriculture du gouvernorat de Qouneitra, Jamal Mohammad Ali, confirme que des prélèvements ont été réalisés. « Les cultures touchées jaunissent, puis se dessèchent jusqu’à mourir », dit-il. Mais qui s’inquiète vraiment des conséquences pour ces agriculteurs ? C’est la loi du plus fort, après tout.

Ce que cela implique concrètement

Environ 400 hectares de céréales et 4 000 hectares de pâturages ont été affectés. Des chiffres qui, dans un monde idéal, devraient susciter des réactions internationales. Mais ici, le silence est assourdissant. Les agriculteurs continuent de pleurer leurs pertes, tandis que les décideurs semblent plus préoccupés par leurs jeux de pouvoir.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. D’un côté, on prône la sécurité et la lutte contre le terrorisme, et de l’autre, on pulvérise des champs agricoles. Comme si la destruction de la vie rurale était une stratégie militaire viable. On pourrait presque croire que la nature est un ennemi à abattre. Ironique, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, les politiques ultraconservatrices semblent souvent justifier des actions qui laissent les plus vulnérables à la merci des puissants. Une belle ironie du sort, où les discours de liberté et de démocratie se heurtent à la réalité de la répression.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que d’autres régions subissent le même sort. Les agriculteurs de Qouneitra ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres. La question demeure : jusqu’où ira cette logique de destruction au nom de la sécurité ?

Sources

Source : www.ladepeche.fr

Visuel — Source : www.ladepeche.fr
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