Précision de date
Table Of Content
- Programme de la séance plénière de clôture du 15 avril
- Deux dialogues alimentés par la contribution de personnalités politiques
- Une clôture de mandature autour d’une question qui fait vivre le CESE
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
MERCREDI 15 AVRIL 2026 À 14H
Chapeau
Après 5 années de travail, 140 avis adoptés, la mobilisation de 60 000 citoyens, deux conventions citoyennes mises en place à l’initiative du Gouvernement, la mandature 2021-2026 présidée par Thierry Beaudet touche à son terme. L’hémicycle du Conseil économique, social et environnemental accueillera sa dernière séance plénière pour penser la démocratie de demain avant de laisser place au prochain mandat.
Corps
Programme de la séance plénière de clôture du 15 avril
Deux dialogues alimentés par la contribution de personnalités politiques
Après une ouverture de séance par le président Thierry Beaudet à 14 heures, cette séance de fin de mandature se caractérisera par deux tables rondes animées par Cyril Viguier, journaliste LCP et TV5MONDE.
- Première table ronde « Quel apport du CESE à la construction des politiques publiques ? »
Elle fera dialoguer trois personnalités politiques de premier plan qui échangeront sur le rôle de l’institution et son importance pour le Parlement.Intervenants :
• Elisabeth Borne, députée, ancienne Première ministre
• Astrid Panosyan-Bouvet, députée, ancienne ministre chargée du Travail et de l’Emploi
• Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat - Deuxième table ronde « Du local au global : quels leviers d’actions pour la société civile ? »
Cette séquence sera l’occasion de revenir sur l’articulation entre les échelons locaux, nationaux et européens et de la diplomatie des sociétés civiles.Intervenants :
• Francisco Assis, député européen
• Marie-Thérèse Bonneau, Présidente du CESER Pays de la Loire
• Sandrine Bélier, membre de la délégation française du CESE Européen
Une clôture de mandature autour d’une question qui fait vivre le CESE
- Grand entretien « Peut-on encore débattre ? »
En fin d’après-midi, Etienne Klein, physicien et philosophe des sciences maquera la fin des échanges en revenant sur la place du débat au sein de nos sociétés contemporaines. Une interrogation faisant écho aux missions du CESE consacrées à la recherche de consensus exigeants et au dialogue entre la société civile organisée et les pouvoirs publics. - Discours de clôture de Thierry Beaudet, président du CESE
Dernière séance plénière : un grand bal masqué pour la démocratie ?
Après cinq ans de promesses et de débats, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) se prépare à la clôture d’une mandature qui, à en croire les discours, aurait dû révolutionner notre démocratie. Mais que reste-t-il des 140 avis adoptés et des 60 000 citoyens mobilisés ?
Le MERCREDI 15 AVRIL 2026 À 14H, l’hémicycle du CESE accueillera sa dernière séance plénière, un événement qui promet d’être aussi mémorable qu’un discours de campagne électorale : plein de promesses, mais avec une réalité qui ne suit pas. Thierry Beaudet, le président sortant, ouvrira le bal, entouré de personnalités politiques qui semblent avoir oublié que la démocratie ne se limite pas à des tables rondes bien orchestrées.
Ce qui se passe réellement
Cette séance de fin de mandature se caractérisera par deux tables rondes, animées par Cyril Viguier, journaliste de LCP et TV5MONDE. La première, intitulée « Quel apport du CESE à la construction des politiques publiques ? », mettra en scène des figures politiques de premier plan comme Elisabeth Borne et Astrid Panosyan-Bouvet. On se demande si ces discussions apporteront vraiment quelque chose de nouveau ou si ce ne sera qu’un énième exercice de communication.
La deuxième table ronde, « Du local au global : quels leviers d’actions pour la société civile ? », promet d’être un festival de jargon politique, avec des intervenants tels que Francisco Assis et Marie-Thérèse Bonneau. On peut s’attendre à des discours éloquents sur l’importance de la société civile, tout en ignorant les véritables préoccupations des citoyens.
Pourquoi cela dérange
Il est fascinant de constater que, malgré les 140 avis adoptés, les véritables problèmes de notre société semblent toujours en suspens. Les promesses de changement se heurtent à une réalité où les citoyens se sentent de plus en plus déconnectés des décisions qui les concernent. Le CESE, censé être un pont entre la société civile et les pouvoirs publics, ressemble davantage à un club de discussion où l’on se congratule pour des idées qui n’aboutissent jamais.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette déconnexion sont palpables. Les citoyens, après avoir été mobilisés, se retrouvent souvent face à des murs de silence. Les décisions prises au sommet ne résonnent pas dans les rues, et les préoccupations locales sont souvent balayées sous le tapis des grandes déclarations. Ce décalage entre le discours et la réalité est une véritable menace pour la démocratie.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir ces personnalités politiques, qui ont souvent du mal à se mettre d’accord sur des questions fondamentales, se réunir pour discuter de l’avenir de la démocratie. On pourrait presque croire qu’ils se préparent à un spectacle de magie, où les problèmes disparaissent sous le coup de baguette magique des bonnes intentions. Mais la réalité est que les promesses de changement sont souvent aussi éphémères qu’un feu d’artifice.
Effet miroir international
Dans un monde où des régimes autoritaires prospèrent, il est crucial de se demander si la démocratie à la française est vraiment à l’abri. Les discours sur la participation citoyenne peuvent sembler dérisoires face aux dérives observées ailleurs, notamment aux États-Unis ou en Russie, où les voix dissidentes sont souvent réduites au silence. Ce parallèle met en lumière les dangers d’une démocratie qui se complait dans ses rituels sans jamais se remettre en question.
À quoi s’attendre
À l’issue de cette séance, il est probable que nous entendrons des discours élogieux sur les « avancées » réalisées. Mais derrière ces belles paroles, la réalité pourrait bien être celle d’une démocratie en déclin, où les citoyens se sentent de plus en plus exclus du processus décisionnel. Les promesses de changement pourraient bien rester lettre morte, laissant place à un nouveau mandat qui ne fera que perpétuer les mêmes travers.
Sources





