La liquidation a été prononcée le 15 octobre
Le reportage de franceinfo publié jeudi évoquait encore une audience à venir. Depuis, le tribunal de commerce de Lorient a tranché : la Fonderie de Bretagne est placée en liquidation judiciaire, faute de repreneur. Cette décision clôt la procédure engagée alors que l’entreprise, déjà en redressement judiciaire depuis juillet, cherchait une solution pour poursuivre son activité. Le Monde a également rapporté l’absence d’offre ferme et la décision du tribunal. (lemonde.fr)
Le site de Caudan fabriquait depuis des décennies des pièces automobiles, notamment pour Renault. Un projet de diversification vers la production de pièces destinées à l’armement avait été évoqué, avec un investissement annoncé de 15 millions d’euros. Mais cette perspective n’a pas abouti à une reprise de l’usine. Le tribunal a donc statué sans qu’un projet ferme permette de maintenir l’activité.

244 salariés concernés, l’accompagnement reste à préciser
Pour les 244 salariés, la liquidation signifie la perte de leur emploi, mais les modalités concrètes de départ et de reconversion restent un enjeu immédiat. Les témoignages recueillis devant l’usine font état d’inquiétudes sur les formations, le retour à l’emploi et les perspectives des salariés les plus âgés. Les montants des indemnités et le détail des mesures d’accompagnement ne sont pas précisés dans les informations disponibles à ce stade.
La Région Bretagne a indiqué vouloir soutenir les salariés et les aider à retrouver des perspectives professionnelles. La municipalité d’Inzinzac-Lochrist, commune voisine, a également appelé à un accompagnement comprenant information, reclassement et formation. Ces prises de position expriment des engagements et des demandes de soutien ; elles ne détaillent pas encore les mesures individuelles qui seront effectivement proposées. (bretagne-economique.com)
Un choc pour le bassin d’emploi lorientais

La fermeture concerne d’abord Caudan, mais ses effets peuvent aussi toucher les familles et les activités liées au site dans le bassin d’emploi de Lorient. Elle met fin à une présence industrielle d’environ 60 ans et à un savoir-faire spécialisé. L’ampleur des conséquences indirectes pour les sous-traitants et l’avenir du site ne sont pas établis par les informations disponibles.
La prochaine étape concrète pour les salariés sera la mise en œuvre des procédures de licenciement et la clarification des conditions de départ et d’accompagnement. À ce stade, les détails du plan social, les formations accessibles et l’utilisation future du site restent à préciser.
Source : franceinfo- Bretagne
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