Une action sur les cellules graisseuses
La CBL-514 provoque l’apoptose, un mécanisme naturel par lequel une cellule s’autodétruit. Le traitement avait déjà été étudié pour réduire la graisse sous-cutanée de l’abdomen, celle que l’on peut pincer sous la peau. Les nouvelles données portent sur la graisse viscérale, située plus profondément et associée notamment à des problèmes inflammatoires, au diabète et aux maladies cardiaques.
Les résultats ont été présentés le 1er octobre 2026 au congrès annuel de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD), à Milan. Pour cette analyse, les chercheurs ont examiné les images d’IRM d’un sous-groupe de participants issus de deux petits essais cliniques. Les participants, dont le poids allait d’un poids considéré comme sain au surpoids, recevaient une injection de CBL-514 ou un placebo toutes les trois semaines, pendant une période pouvant aller jusqu’à douze semaines. (sciencemediacentre.org)
Des volumes en baisse dans le groupe traité
Au début de l’étude, le volume moyen de graisse viscérale était proche dans les deux groupes : 642,5 millilitres chez les personnes recevant la CBL-514, contre 677,4 millilitres dans le groupe placebo.
Quatre semaines après le traitement, le groupe ayant reçu la molécule avait perdu près de 71 millilitres de graisse viscérale, soit une baisse de 12 %. Dans le groupe placebo, le volume avait au contraire augmenté de 31 millilitres, une hausse rapportée comme proche de 6 %.
Les mes réalisées entre huit et douze semaines après le traitement indiquaient une perte moyenne de près de 63 millilitres chez les participants traités. Dans le groupe placebo, le volume dépassait de plus de 78 millilitres son niveau de départ. Ces écarts décrivent les résultats observés dans l’analyse ; ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure que le médicament prévient le diabète ou les problèmes cardiaques.
Des résultats encore préliminaires
La graisse viscérale est associée à des risques pour la santé, mais la diminution mesurée dans cette étude ne prouve pas que la CBL-514 améliore effectivement la santé des personnes traitées. L’analyse concerne un sous-groupe de deux essais et a été présentée sous forme de résumé lors d’un congrès ; les résultats complets de cette analyse n’ont pas été publiés dans un article scientifique intégral. Des essais plus importants sont en cours pour évaluer l’efficacité et la sécurité du traitement. (sciencemediacentre.org)
Source : Science News (www.sciencenews.org)
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Auteur : Tina Hesman Saey
