Dakhla : Le Colloque des Autonomies, ou Comment Parler de Décentralisation Sans Bouger le Petit Doigt

À Dakhla, des experts se réunissent pour discuter de modèles d’autonomie, mais la réalité sur le terrain reste figée dans un immobilisme bureaucratique. Ironie du sort ?

INTRODUCTION : Mercredi dernier, un parterre d’experts et d’universitaires s’est réuni à Dakhla pour un colloque international sur les modèles d’autonomie et leur rôle dans le développement régional. Une belle initiative, n’est-ce pas ? Sauf que, pendant ce temps, les véritables enjeux de décentralisation semblent avoir pris des vacances prolongées.

Ce qui se passe réellement

Un parterre d’experts et d’universitaires marocains et étrangers a examiné, mercredi à Dakhla, les modèles d’autonomie et de régionalisation, ainsi que leur rôle dans le développement des régions, dans le cadre d’un colloque international ayant mis en lumière les différentes formes de décentralisation dans la gestion des affaires publiques. Initié par le Conseil de la région de Dakhla-Oued Eddahab, en partenariat avec l’Université Abdelmalek Essaâdi et le Centre d’Études afro-ibéro-américaines et atlantiques, ce colloque s’inscrit dans une dynamique d’échange autour des expériences comparées en matière de gouvernance territoriale.

S’exprimant à cette occasion, le vice-président du Conseil régional, Moulay Boutal Lambarki, a indiqué que ce colloque constitue une opportunité pour les acteurs politiques de s’ouvrir à différents modèles de développement. Mais à quoi bon s’ouvrir à de nouveaux modèles si l’on reste enfermé dans le carcan des anciennes pratiques ?

Pourquoi cela dérange

Les discours sur le développement territorial, le renforcement du rôle des régions et l’investissement dans le capital humain sont aussi séduisants qu’inefficaces. Pendant que les experts parlent de coopération internationale et de partenariats intelligents, les véritables acteurs du terrain se heurtent à une bureaucratie qui semble plus préoccupée par la paperasse que par l’action concrète.

Ce que cela implique concrètement

Les promesses d’un développement durable et d’une autonomie réelle se heurtent à la réalité d’un système qui privilégie le statu quo. Les investissements dans le capital humain sont souvent des mots creux, et les grandes déclarations sur le Sahara marocain ne font que masquer un manque d’actions tangibles.

Lecture satirique

Ah, le discours politique ! Un véritable chef-d’œuvre de contradictions. D’un côté, on nous promet des régions fortes et autonomes, de l’autre, on constate que le pouvoir central reste plus fort que jamais. C’est un peu comme si on parlait de liberté tout en vivant dans une cage dorée.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres régimes autoritaires qui utilisent des discours de décentralisation pour masquer leur centralisation. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de décentralisation sont souvent des leurres pour maintenir le contrôle.

À quoi s’attendre

À l’avenir, on peut s’attendre à ce que ces colloques continuent à fleurir, tout en laissant les véritables enjeux de gouvernance de côté. Les promesses de changement resteront probablement des promesses, tant que les acteurs politiques ne passeront pas à l’action.

Sources

Source : www.lereporter.ma

Visuel — Source : www.lereporter.ma
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