Cet article est tiré de notre supplément Le Goût de M, consacré au sport, en vente sur la boutique du Monde.

Les surfeurs du monde entier, qu’ils soient novices ou champions, dilettantes ou assidus, connaissent The Endless Summer, le documentaire culte de Bruce Brown sorti sur les écrans en 1966. Au cours de leur périple, les deux protagonistes, Mike Hynson et Robert August, jeunes surfeurs californiens, découvrent l’existence d’un reef break (fond marin composé de roches ou de coraux) encore vierge, aux vagues rapides et puissantes, au large de Ngor, un village de pêcheurs lébous sur la côte nord de Dakar.

Depuis, Ngor Right, à la pointe droite d’une petite île, a conservé une aura particulière, attirant désormais des surfeurs du monde entier qui s’y font déposer en pirogue ou, pour les plus téméraires, rament depuis le rivage à près de 300 mètres.

Bien qu’il soit le plus mythique, ce spot est loin d’être le seul à Dakar, où, soixante ans après ce premier coup de projecteur, une scène surf, longtemps restée sous les radars, fait de plus en plus parler d’elle, et ce malgré des problèmes croissants de pollution plastique dans l’océan.

Postée sur une presqu’île ouverte à toutes les houles, la capitale sénégalaise offre des vagues à l’année dans une mer qui descend rarement au-dessous des 20 °C. Le long de son littoral découpé, où se succèdent plages sableuses, rochers et falaises, s’égrènent une dizaine de spots aux caractéristiques différentes, une diversité rare dans un périmètre aussi restreint.

Il vous reste 90.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Dakar : Surf et Pollution, le Paradoxe des Vagues

À Dakar, la scène surf émerge, mais la mer est étouffée par la pollution. Ironie d’un paradis en péril.

INTRODUCTION : Les surfeurs du monde entier, novices ou champions, se souviennent de The Endless Summer, ce documentaire culte de 1966. Il a mis en lumière un spot mythique, Ngor Right, qui attire aujourd’hui des passionnés. Mais derrière cette image idyllique, la réalité est bien moins glorieuse.

Ce qui se passe réellement

Les surfeurs du monde entier, qu’ils soient novices ou champions, dilettantes ou assidus, connaissent The Endless Summer, le documentaire culte de Bruce Brown sorti sur les écrans en 1966. Au cours de leur périple, les deux protagonistes, Mike Hynson et Robert August, jeunes surfeurs californiens, découvrent l’existence d’un reef break (fond marin composé de roches ou de coraux) encore vierge, aux vagues rapides et puissantes, au large de Ngor, un village de pêcheurs lébous sur la côte nord de Dakar.

Depuis, Ngor Right, à la pointe droite d’une petite île, a conservé une aura particulière, attirant désormais des surfeurs du monde entier qui s’y font déposer en pirogue ou, pour les plus téméraires, rament depuis le rivage à près de 300 mètres.

Bien qu’il soit le plus mythique, ce spot est loin d’être le seul à Dakar, où, soixante ans après ce premier coup de projecteur, une scène surf, longtemps restée sous les radars, fait de plus en plus parler d’elle, et ce malgré des problèmes croissants de pollution plastique dans l’océan.

Postée sur une presqu’île ouverte à toutes les houles, la capitale sénégalaise offre des vagues à l’année dans une mer qui descend rarement au-dessous des 20 °C. Le long de son littoral découpé, où se succèdent plages sableuses, rochers et falaises, s’égrènent une dizaine de spots aux caractéristiques différentes, une diversité rare dans un périmètre aussi restreint.

Il vous reste 90.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Pourquoi cela dérange

Alors que les surfeurs s’émerveillent des vagues, la pollution plastique s’accumule, transformant le rêve en cauchemar. Qui aurait cru qu’un paradis pourrait être aussi pollué ? Les promesses de protection de l’environnement semblent aussi creuses que les vagues qui s’écrasent sur le rivage.

Ce que cela implique concrètement

La pollution menace non seulement l’écosystème marin, mais aussi l’économie locale qui dépend du tourisme. Les surfeurs, attirés par la beauté des lieux, pourraient bientôt fuir vers des rivages moins souillés, laissant derrière eux un paysage dévasté.

Lecture satirique

Les discours politiques sur la protection de l’environnement se heurtent à la réalité. Les promesses de développement durable sont souvent balayées par des décisions absurdes qui favorisent l’industrialisation au détriment de la nature. Comme si l’on pouvait surfer sur une vague de promesses tout en noyant l’océan sous les déchets.

Effet miroir international

Ce paradoxe n’est pas unique à Dakar. Dans d’autres coins du monde, des gouvernements prônent la protection de l’environnement tout en soutenant des politiques qui détruisent la planète. Un écho troublant des dérives autoritaires où les discours ne sont que des façades pour masquer des réalités bien plus sombres.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, les surfeurs pourraient bientôt se retrouver à chercher des vagues dans des océans de plastique. Une projection inquiétante qui interpelle sur l’avenir de nos littoraux.

Sources

Source : www.lemonde.fr

A Dakar, la nouvelle vague du surf : « C’est devenu un chemin de réussite et une culture »
Visuel — Source : www.lemonde.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire