Cuba : Quand le pétrole russe ne fait pas le bonheur des Cubains
Le 9 janvier 2026, Cuba a reçu sa dernière livraison de pétrole mexicain, et depuis, les menaces de Donald Trump pèsent sur l’île comme une ombre. Mais qu’en est-il vraiment de cette cargaison russe tant attendue ?
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Le dernier acte de la pièce tragique cubaine a été joué avec l’arrivée du pétrolier Anatoly Kolodkin, chargé de 730 000 barils de brut. Le Kremlin, soucieux de son image, a même pris soin de s’assurer que Washington ne s’opposerait pas à cette livraison. Un geste amical, ou une provocation ? La réponse semble se perdre dans les eaux troubles de la politique internationale.
Ce qui se passe réellement
Depuis le 9 janvier, Cuba, avec ses 10 millions d’habitants, est en proie à une crise énergétique. Les menaces de Trump envers le Mexique, premier fournisseur de l’île, n’ont fait qu’aggraver la situation. En mars, une première tentative d’envoi du pétrole a été stoppée par les garde-côtes américains, mais le 29 mars, Trump a changé de ton, déclarant que l’envoi de pétrole à Cuba ne le dérangeait pas. « Cuba est finie », a-t-il lâché, comme si la misère des Cubains était une simple anecdote.
« Nous nous réjouissons que cette cargaison de produits pétroliers arrive sur l’île… la Russie considère qu’il est de son devoir de ne pas rester à l’écart. »
Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe
Le pétrolier a finalement accosté à Matanzas, mais les Cubains ne doivent pas s’attendre à un miracle. Les experts estiment qu’il faudra entre 15 et 20 jours pour traiter le pétrole, et encore 5 à 10 jours pour distribuer les produits raffinés. En gros, cette cargaison pourrait à peine couvrir les besoins du pays pendant 12 jours. Une goutte d’eau dans un océan de pénuries.
Pourquoi cela dérange
La réalité est que les hôpitaux cubains doivent trier les patients, et des milliers de personnes sont privées de soins chirurgicaux faute d’électricité. Les coupures peuvent durer plus de 20 heures, et le gouvernement cubain a imposé des mesures d’austérité qui ont fait exploser les prix des carburants. Les transports publics sont réduits à peau de chagrin, et certaines compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers l’île.
Ce que cela implique concrètement
La cargaison russe, bien que symbolique, ne changera pas le quotidien des Cubains. Le gouvernement devra jongler entre les groupes électrogènes de secours et les transports nécessaires pour maintenir l’économie à flot. Et qui peut croire que l’État ne se réserve pas une part du gâteau ?
« Serons-nous si naïfs de penser que le gouvernement ne va pas garder une quantité importante de diesel pour ses propres réserves ? »
Journal cubain 14ymedio
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. Trump, avec son ton désinvolte, semble considérer la souffrance des Cubains comme un simple effet collatéral de sa stratégie. Pendant ce temps, la Russie, dans un élan de solidarité, envoie du pétrole, mais pour quel résultat ? Un coup de pouce qui ne fait que masquer les véritables problèmes de l’île.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, où les gouvernements se préoccupent davantage de leur image que du bien-être de leur population. Les promesses de soutien se heurtent à la dure réalité des faits.
À quoi s’attendre
Avec une telle gestion, il est peu probable que la situation s’améliore. Les Cubains devront continuer à naviguer dans un océan de pénuries, tandis que les jeux de pouvoir internationaux se poursuivent.
Sources




