Cuba : L’ONU s’apprête à importer du carburant pour… distribuer de l’aide humanitaire ?

L’embargo américain sur Cuba, qui dure depuis plus de 60 ans, a atteint un nouveau sommet d’absurdité : l’ONU, faute de carburant, va devoir importer elle-même du pétrole pour distribuer son aide. Ironie du sort, n’est-ce pas ?

Alors que Cuba se débat dans un océan de pénurie pétrolière, l’embargo américain, renforcé par un blocus pétrolier instauré en janvier, continue de faire des ravages. Même l’ONU, cette organisation censée apporter secours et assistance, se retrouve à court de carburant pour acheminer son aide. Qui aurait cru que l’aide humanitaire nécessiterait… du carburant ?

Ce qui se passe réellement

La situation à Cuba est critique. L’arrivée d’un pétrolier russe le 31 mars n’a pas changé la donne. Environ 200 containers, remplis de kits de cuisine, de panneaux solaires et d’aide alimentaire, attendent désespérément de sortir des ports. Étienne Labande, représentant du Programme alimentaire mondial (PAM), constate avec amertume : « En ce moment, on a environ 200 containers qui attendent de sortir des ports. »

Environ 20 % des Cubains dépendent de l’aide humanitaire des Nations unies. Pour la première fois, l’ONU va donc réunir des fonds pour importer du carburant, avec un budget de 7,5 millions de dollars. Une somme qui, ironie du sort, est destinée à alimenter l’aide humanitaire jusqu’en décembre. Mais attention, une fois les fonds réunis, il faudra au moins un mois et demi avant que le précieux carburant n’arrive. En attendant, les Cubains peuvent toujours… attendre.

Pourquoi cela dérange

Cette situation soulève des questions cruciales : comment une organisation internationale, censée être un pilier de l’aide humanitaire, se retrouve-t-elle à importer du carburant pour accomplir sa mission ? Cela met en lumière les incohérences d’un système où l’aide est entravée par les politiques d’un autre pays. L’ONU, qui se bat pour la survie des Cubains, se retrouve piégée par les mêmes forces qui prétendent défendre la démocratie et les droits de l’homme.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des milliers de Cubains qui dépendent de l’aide humanitaire sont laissés à eux-mêmes, tandis que les discours politiques sur l’aide et la solidarité semblent de plus en plus déconnectés de la réalité. La promesse d’une aide rapide se heurte à la dure réalité des embargos et des blocus.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir l’ONU, cette organisation qui se veut le phare de l’humanité, se transformer en importateur de carburant. Les promesses de solidarité se heurtent à la réalité d’un monde où l’aide humanitaire est soumise aux caprices des politiques internationales. L’absurdité de la situation est telle qu’on pourrait croire à une farce, si ce n’était pas si tragique.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires dans d’autres régions du monde. Les États-Unis, en maintenant un embargo qui dure depuis des décennies, semblent jouer à un jeu cruel où les victimes sont les Cubains. Pendant ce temps, les discours sur la liberté et les droits de l’homme résonnent comme un écho lointain, déconnecté des réalités vécues par ceux qui souffrent.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que cette situation ne fera qu’empirer. Les tensions internationales et les politiques de blocus continueront de peser sur les Cubains, rendant l’aide humanitaire de plus en plus difficile à acheminer. L’ONU devra peut-être envisager de devenir un fournisseur de carburant à part entière pour remplir sa mission.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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