Cuba : La première usine de biométhane, un pas vers l’autonomie ou un coup d’épée dans l’eau ?
À Cuba, la construction d’une usine de biogaz dans la province de Matanzas est en phase finale, mais est-ce vraiment une solution à la crise énergétique ?
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INTRODUCTION : Alors que le monde s’interroge sur l’avenir énergétique de Cuba, le gouvernement cubain annonce fièrement l’achèvement imminent de sa première usine de biométhane. Une initiative qui, selon eux, pourrait atténuer les effets du blocus économique imposé par les États-Unis. Mais entre promesses et réalité, la question demeure : s’agit-il d’un véritable progrès ou d’une simple illusion ?
Ce qui se passe réellement
À Cuba, la construction d’une usine de biogaz dans la province de Matanzas est en phase finale. L’Union Cuba-Pétroleum (Cupet) a annoncé sur Facebook que la première usine de biométhane de Cuba, située dans la municipalité de Martí, est presque prête. Cette initiative vise à atténuer les effets du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis, en cherchant des solutions alternatives pour la production d’énergie.
Edrey Rocha González, directeur général de Cupet, supervise cette installation conçue pour produire du biométhane afin d’alimenter les bus et de générer de l’électricité. Le projet est dirigé par le Centre de recherche pétrolière et implique plusieurs entités de Cupet. Financé par l’Union européenne via le PNUD, il est coordonné par le ministère cubain de l’Économie et de la Planification. Des spécialistes espagnols devraient mettre en service l’usine dans les prochains jours.
Pourquoi cela dérange
Malgré les efforts louables pour diversifier les sources d’énergie, la question se pose : une seule usine de biométhane peut-elle vraiment changer la donne dans un pays où les pénuries d’énergie sont endémiques ? Les promesses d’autonomie énergétique semblent s’effriter face à la réalité d’un système économique en crise, où chaque avancée est souvent suivie d’un pas en arrière.
Ce que cela implique concrètement
La mise en service de cette usine pourrait permettre une certaine indépendance énergétique, mais elle ne résout pas les problèmes structurels du pays. Les Cubains continueront de faire face à des coupures d’électricité et à des pénuries de carburant, et cette initiative pourrait bien être perçue comme un pansement sur une plaie béante.
Lecture satirique
Il est ironique de voir le gouvernement cubain, qui prône l’autosuffisance, dépendre de l’Union européenne pour financer son projet de biométhane. Une belle démonstration de l’art de jongler avec les contradictions : d’un côté, on parle de souveraineté énergétique, de l’autre, on fait appel à des experts espagnols pour mettre en marche l’usine. Entre promesses grandioses et réalités décevantes, le discours politique semble déconnecté du quotidien des Cubains.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les gouvernements tentent de masquer leurs échecs par des projets spectaculaires. Que ce soit aux États-Unis, avec leurs promesses de « grandeur retrouvée », ou en Russie, où l’on parle de puissance énergétique tout en faisant face à des sanctions, la stratégie est la même : faire briller une façade tout en cachant les fissures derrière.
À quoi s’attendre
À court terme, cette usine pourrait apporter un souffle d’air frais à la crise énergétique cubaine, mais à long terme, sans réformes structurelles, elle risque de ne pas suffire. Les Cubains devront continuer à naviguer dans un océan d’incertitudes, espérant que cette initiative ne soit pas qu’un feu de paille.



