Crise pétrolière : Les énergies renouvelables en échec face à la demande
Mise à jour le 2026-03-31 21:03:00 : Les tensions au Golfe font exploser les prix du pétrole, mais les énergies renouvelables ne répondent pas à la crise.
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C’est la panique ! L’intervention militaire dans le Golfe et le blocage du détroit d’Ormuz font flamber le prix du pétrole et du gaz. Mais où sont les énergies renouvelables dans ces moments difficiles ? Normalement, elles auraient dû prendre le relais et satisfaire la demande. Il n’en est rien !
Le prix à la pompe ne cesse de grimper. Pas un média qui n’en parle. Le prix moyen du gazole dans les stations-service frôle même désormais les 2,20 euros, au plus haut depuis 1985 (dans certaines, c’est… 3 euros !). Le sans-plomb 95-E10 approche de 2 euros le litre. Cette forte hausse s’est répercutée à toute l’économie et stimule l’inflation, laquelle, selon l’INSEE, a accusé +1,7% sur un an et +0,9% pour le seul mois de février. Pourtant, la France, comme d’ailleurs toute l’Europe, dépend peu du pétrole du Golfe (environ 10-11 % des importations en proviennent), contrairement aux pays asiatiques.
Renouvelables, où êtes-vous ?
Donc dans le contexte de cette crise exceptionnelle, il eût été logique de pouvoir compter sur les énergies renouvelables. N’a-t-on pas dépensé depuis des années des dizaines de milliards pour les développer ? Ne nous a-t-on pas rebattu les oreilles avec la fameuse et inévitable « transition énergétique » ? Médias, politiques… ils ont (presque) tous servi de relais pour la propagande verte. Et maintenant, mis au pied du mur, que constate-t-on ? Tout bêtement, hélas, que les énergies renouvelables ne peuvent pas remplacer les énergies fossiles et que la crise nous frappe de plein fouet. Les éoliennes, c’est bel et bien du vent face à une réalité pure et dure.
Le mirage du « Zéro émission nette »
Regardons les chiffres. Les combustibles fossiles représentaient 87 % de la consommation énergétique mondiale en 2024, un niveau quasi inchangé par rapport aux années 1970. La demande mondiale de pétrole, de gaz naturel et de charbon a même atteint des niveaux records en 2025. Une réalité que n’a pas voulu voir, ou dont n’a pas voulu tenir compte, l’Agence internationale de l’énergie qui en 2021 a publié un rapport « Zéro émission nette d’ici 2050 », préconisant de ne plus investir dans les combustibles fossiles. C’est ce qu’on peut appeler de la pensée magique ! Cette année-là aussi, les pays du G7 se sont engagés à mettre fin au financement public des projets d’exploitation des combustibles fossiles à l’étranger… Pensée magique encore ! Car on n’a jamais eu autant besoin d’investir dans les énergies fossiles. Le comble, c’est que la même Agence de l’énergie a publié en novembre 2025 un autre rapport intitulé Perspectives énergétiques mondiales (PEM) dans lequel elle fait preuve d’une très étonnante lucidité. Selon les scénarios – pessimiste ou optimiste – les énergies renouvelables ne représenteront que… 26% ou 31% de l’approvisionnement énergétique mondial en 2050. Avec seulement le solaire et l’éolien, on tombe à respectivement 12 et 16 % ! Nous sommes donc très loin de la « transition énergétique » rêvée par les écologistes et autres experts de pacotille.
Tout cet argent parti en fumée… renouvelable mais improductive !
En France, l’Etat n’a pas ménagé ses efforts pour soutenir les énergies vertes. Un rapport de la Cour des comptes qui vient d’être rendu public dévoile les coulisses des aides et, surtout, des gaspillages. « Afin d’encourager les investissements et d’assurer la rentabilité des installations, écrit la Cour, l’État a mis en place des dispositifs de soutien garantissant aux producteurs, sur des durées généralement de l’ordre de vingt ans, des tarifs de soutien compensant l’écart avec les prix de marché de l’énergie. En France métropolitaine, ces contrats de soutien à la production d’électricité renouvelable et de biométhane ont représenté un coût cumulé de 26,3 Md€ entre 2016 et 2024, avec des variations importantes selon l’évolution des prix de l’énergie, et des engagements financiers à long terme estimés à 87 Md€ fin 2024. » Ce sont des dépenses hors-bilan du fait de leur imprévisibilité. Avec quels résultats ? La Cour semble ne pas voir très clair dans toutes ces aides et sa première recommandation est d’élaborer d’un « plan d’audit des filières de production par la Commission de régulation de l’énergie et un tableau de bord de suivi de l’économie des principales filières soutenues budgétairement par l’État ». Une manière de suggérer un vrai contrôle de l’argent public dépensé en faveur des énergies renouvelables.
La crise énergétique que nous vivons devrait ouvrir les yeux des responsables politiques. Force est de constater que l’énergie verte ne nous est d’aucune aide dans cette crise et que nous ne pouvons pas nous passer d’énergies fossiles.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Les énergies renouvelables ne répondent pas à la demande croissante en énergie.
- Qui est concerné : Les consommateurs et l’économie française.
- Quand : Actuellement, dans le contexte de la crise énergétique.
- Où : En France et en Europe.
Chiffres clés
- Prix moyen du gazole : 2,20 euros (2026)
- Coût cumulé des aides aux énergies renouvelables : 26,3 Md€ (2016-2024)
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Augmentation des coûts de l’énergie.
- Démarches utiles : Suivi des aides publiques et des investissements dans le secteur.
- Risques si vous n’agissez pas : Augmentation continue des prix de l’énergie.
Contexte
La crise actuelle est exacerbée par des tensions géopolitiques au Golfe et une dépendance persistante aux énergies fossiles. Malgré des investissements massifs dans les énergies renouvelables, leur capacité à répondre à la demande est mise en question.
Ce qui reste à préciser
- Impact à long terme des investissements dans les énergies renouvelables.
- Évaluation des politiques énergétiques actuelles.
Citation
« La crise énergétique que nous vivons devrait ouvrir les yeux des responsables politiques. » — Cour des comptes, 2026
Sources
Source : Agence internationale de l’énergie
Source : Agence internationale de l’énergie
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-31 21:03:00 — Site : contrepoints.org
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-31 21:03:00 — Slug : la-crise-petroliere-en-iran-et-lillusion-des-energies-renouvelables
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