Crise du logement : vers un nouvel assouplissement du DPE pour favoriser l’électricité
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) pourrait faire l’objet d’un nouvel assouplissement, suscitant de vives discussions dans le secteur immobilier. Le gouvernement envisage en effet de réduire le coefficient d’énergie primaire (CEP) pour l’électricité. Ce coefficient permet de déterminer l’énergie nécessaire à la source (qu’il s’agisse de gaz, de nucléaire, d’énergies renouvelables, de charbon ou de fioul) pour produire l’énergie finale consommée dans les logements.
Cette initiative survient dans un contexte où la crise du logement se fait de plus en plus pressante, et où les modalités du DPE continuent d’être critiquées. L’objectif est de rendre les logements moins énergivores et de favoriser l’usage de l’électricité, considérée comme une alternative plus verte.
Des données récentes de l’INSEE révèlent que plus de 7 millions de logements en France sont classés F ou G, les catégories les moins performantes sur le plan énergétique. Cette situation pourrait rendre ces biens inéligibles à la location dans un avenir proche, accentuant ainsi la crise du logement.
L’assouplissement du DPE pourrait donc avoir des conséquences directes sur le marché locatif, en permettant à davantage de logements de rester accessibles aux locataires, tout en répondant aux exigences environnementales.
Source : INSEE
