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Julien Boé est le gérant des ambulances eudoises et tréportaises. Son entreprise emploie 45 personnes dans les Villes Sœurs et avec des ambulances qui démarrent à 6 h du matin pour éteindre le moteur à 19 h le soir, « nous consommons au total 12 000 litres de carburant par jour ».
C’est donc avec beaucoup d’appréhension qu’il suit l’évolution des prix de l’essence, puisque cette dépense supplémentaire a un impact impossible à répercuter ailleurs : les remboursements et les tarifs des transports médicaux sont en effet décidés par l’assurance maladie. « On ne peut pas répercuter cette hausse sur les patients alors c’est directement notre trésorerie qui comble la hausse des prix ».
Julien Boé confie qu’il a « un peu de mal à dormir en ce moment. La hausse du prix du carburant est une grosse préoccupation, nous n’avons jamais vu des tarifs aussi élevés. C’est une catastrophe pour nous ».
Seul petit soulagement pour lui : avoir entamé une transition de sa flotte d’ambulances vers des véhicules qui roulent à l’électricité ou à l’éthanol. « Ça nous sauve un peu. 70 % de nos véhicules roulent à l’E85 couplé à de l’électricité, mais pour les grosses ambulances, ce n’est pas possible pour l’instant. Le diesel est recommandé par les constructeurs ».
D’autres leviers existent pour les ambulanciers, qui pratiquent désormais le transport partagé, pour deux ou trois personnes à la fois, un mode de transport encouragé par l’assurance maladie. « On espère un retour à la normale, parce qu’on fonce dans le mur, nous aussi, comme d’autres métiers ».
Julien Boé ajoute que de plus en plus, les ambulanciers « sont un acteur de l’accès aux soins, avec une population vieillissante et des centres de soin qui sont de plus en plus centralisés dans les grandes villes ». Un service indispensable donc, surtout en zone rurale.
Mercredi 8 avril, un appel à la grève était lancé au niveau national, dans un secteur qui connaît déjà des difficultés et pour qui la hausse du prix du carburant vient s’ajouter aux autres préoccupations.
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Crise de l’énergie : Les ambulanciers tréportais au bord du gouffre
La flambée des prix du carburant met en péril les ambulances eudoises et tréportaises, un service vital qui peine à joindre les deux bouts.
Dans un monde où l’on parle de transition énergétique, Julien Boé, gérant des ambulances eudoises et tréportaises, se retrouve à jongler avec des chiffres qui feraient pâlir n’importe quel comptable. Avec 12 000 litres de carburant consommés par jour, son entreprise de 45 employés ne peut tout simplement pas se permettre de voir les prix de l’essence s’envoler. « On ne peut pas répercuter cette hausse sur les patients, alors c’est directement notre trésorerie qui comble la hausse des prix », confie-t-il, un brin désespéré.
Ce qui se passe réellement
Julien Boé, à la tête d’une flotte d’ambulances qui démarre à 6 h du matin pour s’arrêter à 19 h, observe avec angoisse l’évolution des prix du carburant. En effet, les remboursements et tarifs des transports médicaux sont fixés par l’assurance maladie, laissant peu de marge de manœuvre. Pour lui, la situation est devenue catastrophique : « J’ai un peu de mal à dormir en ce moment. »
Pour tenter de sauver les meubles, il a entamé une transition vers des véhicules électriques ou à éthanol, mais pour les grosses ambulances, le diesel reste le roi. « Ça nous sauve un peu. 70 % de nos véhicules roulent à l’E85 couplé à de l’électricité, mais pour les grosses ambulances, ce n’est pas possible pour l’instant », explique-t-il, comme si le diesel était une relique d’un temps révolu.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est l’ironie de la situation : alors que l’on prône une transition énergétique, les acteurs essentiels de la santé publique se retrouvent à la merci des fluctuations du marché pétrolier. Les ambulanciers, qui deviennent de plus en plus des acteurs de l’accès aux soins, se heurtent à des réalités économiques qui semblent complètement déconnectées des discours politiques.
Ce que cela implique concrètement
La hausse des prix du carburant ne se limite pas à une simple préoccupation budgétaire. Elle impacte directement l’accès aux soins, surtout dans des zones rurales où les ambulances sont souvent le seul lien entre les patients et les centres de soins. Mercredi 8 avril, un appel à la grève a été lancé, soulignant les difficultés croissantes du secteur.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les promesses politiques de transition énergétique se heurtent à la réalité du terrain. Les discours sur la nécessité de réduire notre dépendance aux énergies fossiles semblent bien loin des préoccupations de ceux qui, chaque jour, mettent leur vie en jeu pour transporter des patients. En somme, les ambulanciers sont pris en otage par un système qui prône le changement tout en maintenant les vieilles habitudes.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà de nos frontières, on peut voir des parallèles inquiétants avec des politiques autoritaires qui, au nom de la sécurité et de l’ordre, négligent les besoins fondamentaux des citoyens. Aux États-Unis ou en Russie, les discours sur la croissance économique et la sécurité énergétique cachent souvent des réalités bien plus sombres. Les ambulanciers eudois et tréportais, à leur manière, sont les canaris dans la mine de charbon de notre système de santé.
À quoi s’attendre
Si rien ne change, il est à craindre que la situation des ambulanciers ne se dégrade encore davantage. La promesse d’un retour à la normale semble aussi lointaine qu’un mirage dans le désert. Les acteurs de la santé publique ne peuvent pas continuer à fonctionner sous pression sans soutien tangible.
Sources




