Cyberharcèlement : Quand l’IA devient l’outil des prédateurs

En 2025, le service clickandstop.ch a enregistré une hausse de 63 % des signalements de cyberharcèlement, révélant une réalité troublante où l’intelligence artificielle devient l’alliée des abus.

Il semblerait que l’intelligence artificielle, loin d’être le sauveur que l’on nous promettait, se transforme en un véritable cauchemar numérique pour les enfants et les jeunes. En 2025, le service de signalement clickandstop.ch a vu une explosion des demandes d’aide, avec des photos de nus générées par l’IA qui circulent comme des bonbons dans une cour d’école. Qui aurait cru que la technologie, censée nous protéger, pourrait devenir l’outil des prédateurs ?

Ce qui se passe réellement

Le service clickandstop.ch a enregistré une hausse de 63 % des signalements l’année dernière, confirmant une tendance alarmante déjà visible en 2024. Les jeunes victimes se manifestent de plus en plus, témoignant de la diffusion de photos d’eux nues, créées par des algorithmes. En tout, 2432 URL ont été signalées en 2025, dont environ sept par jour pour des contenus pédocriminels. Pendant ce temps, l’Office fédéral de la police (Fedpol) vérifie ces signalements, comme si cela suffisait à endiguer la marée montante de la cybercriminalité.

Helpline de Protection de l’enfance Suisse. Conseils rapides, gratuits et anonymes pour toute question concernant l’éducation, la violence envers les enfants, le harcèlement ou les transgressions sexuelles dans le monde numérique, au 031 384 29 29.

Le 147. Ligne d’écoute pour les enfants et adolescents, gratuite et confidentielle et accessible 24h/24 par téléphone, WhatsApp et mail.

ontécoute.ch (18-25 ans): Plateforme d’échange avec des professionnels (psychologues, médecins, etc.) ou entre particuliers sur des forums.

Centres de consultation pour l’aide aux victimes. Consultation gratuite, confidentielle (possibilité de ne pas informer la police) pour les victimes et leurs proches, pour renseigner sur leurs droits et apporter un soutien. Dans toute la Suisse.

StopNCII. Une plateforme qui repère les éventuelles images ou vidéos intimes partagées sur Internet et demande leur suppression auprès des plateformes.

Safe withyou. Un outil sécurisé pour aider à documenter les épisodes de violence domestique et de harcèlement.

Pourquoi cela dérange

La montée en flèche des signalements de cyberharcèlement met en lumière une réalité troublante : les plateformes numériques, souvent présentées comme des havres de sécurité, se révèlent être des terrains de chasse pour les prédateurs. Pendant que les enfants naviguent dans ces eaux troubles, les décideurs semblent plus préoccupés par leur image que par la protection des plus vulnérables.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont désastreuses. Les enfants et les jeunes, déjà fragilisés par les défis de la vie moderne, se retrouvent exposés à des abus numériques qui peuvent avoir des effets dévastateurs sur leur santé mentale. La réponse des autorités, bien que louable, semble souvent être une réaction tardive face à une crise qui ne fait que s’aggraver.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les promesses de sécurité des géants du numérique se heurtent à la réalité. Les plateformes, qui se présentent comme des protectrices des enfants, semblent plus préoccupées par leurs profits que par la sécurité de leurs utilisateurs. Comme si l’IA, en plus de créer des contenus inappropriés, ne faisait que renforcer l’indifférence des décideurs face à cette tragédie.

Effet miroir international

À l’étranger, des politiques autoritaires exploitent également les nouvelles technologies pour surveiller et contrôler, souvent au détriment des droits des enfants. La situation en Suisse, bien que moins dramatique, n’est pas sans rappeler ces dérives. Les discours politiques sur la protection des enfants semblent déconnectés de la réalité, tout comme les promesses de sécurité dans d’autres pays.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, nous pouvons nous attendre à une augmentation des signalements et, par conséquent, à une pression accrue sur les autorités pour qu’elles agissent. Mais, comme souvent, la question demeure : agiront-elles vraiment ou se contenteront-elles de promesses vides ?

Sources

Source : www.letemps.ch

Visuel — Source : www.letemps.ch
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