Crans-Montana : Quand le ski s’arrête plus tôt que prévu, même sous la neige

Alors que la neige est toujours là, Crans-Montana a décidé de mettre un terme à la saison de ski au soir du lundi de Pâques, soit quinze jours plus tôt que l’année passée. En pleines vacances scolaires, la décision suscite des critiques dans la station valaisanne.

Il semblerait que les exploitants américains de Crans-Montana aient décidé de tirer la prise, laissant les skieurs sur leur faim, frustrés de voir la saison s’interrompre aussi tôt. En pleine période de vacances de Pâques, cela pourrait presque passer pour une blague de mauvais goût. « Ils ont fait leurs calculs. Quand on veut du bénéfice, on fait comme ça », résume un skieur, visiblement déconcerté, dans le 19h30 de la RTS.

Ce qui se passe réellement

Alors que la neige est toujours là, Crans-Montana a décidé de mettre un terme à la saison de ski au soir du lundi de Pâques, soit quinze jours plus tôt que l’année passée. En pleines vacances scolaires, la décision suscite des critiques dans la station valaisanne.

Les exploitants américains de la station de Crans-Montana ont décidé de tirer la prise malgré des conditions encore propices au ski. Beaucoup restent sur leur faim, frustrés de voir la saison s’interrompre aussi tôt, alors que les vacances de Pâques débutent.

« Ils ont fait leurs calculs. Quand on veut du bénéfice, on fait comme ça », résume un skieur, interrogé sur les pistes dans le 19h30 de la RTS lundi.

Une pétition en ligne

Ce choix, qui se répercute sur les commerces et les restaurants, interroge, car la saison se prolonge dans la majorité des stations du Valais et que la plupart des grands domaines restent également ouverts dans le canton de Vaud.

Plus de mille personnes ont signé une pétition sur internet contre la fermeture du domaine skiable, dont le rachat a été finalisé en 2024 par le groupe américain Vail Resorts.

>> Lire aussi : Le groupe américain Vail Resorts rachète le domaine skiable de Crans-Montana

Des raisons logistiques

Le directeur des remontées mécaniques, Pete Petrovski, a défendu cette décision en expliquant que les skieurs sont beaucoup moins nombreux à dévaler les pentes après Pâques. Mais il jure que ça n’est pas la raison principale à cette fermeture début avril.

« Nous avons publié notre date de fermeture le 25 juin 2025 et nous avons un calendrier à long terme pour tous les travaux d’entretien », indique-t-il dans La Matinale de la RTS. « Nous accueillons les Championnats du monde la saison prochaine et il y a beaucoup de travail à faire pour nous assurer d’être prêts », poursuit celui qui a dirigé une station dans le Colorado avant son arrivée en Valais à l’été 2024.

La station voisine d’Anzère fait aussi partie des rares domaines d’une certaine taille à avoir fermé après le lundi de Pâques, sans que cela suscite de polémique. Là-bas, cela fait six ans que la saison s’arrête début avril. La direction avoue la raison sans détours : il n’y a pas assez de clients pour que l’affaire soit rentable.

>> Ecouter le sujet de La Matinale mardi :

Crans-Montana a fermé ses pistes de ski deux semaines plus tôt que l’année passée / La Matinale / 1 min. / aujourd’hui à 06:23

Sujets radio et TV: Romain Carrupt et Valentine de Dardel

Adaptation web: cab

Pourquoi cela dérange

Ce choix de fermeture précoce soulève des questions sur la logique économique des exploitants. Alors que d’autres stations continuent d’accueillir des skieurs, Crans-Montana semble jouer à un jeu de roulette avec l’économie locale. Les commerces et restaurants, déjà fragilisés par des décisions similaires dans le passé, se retrouvent une fois de plus en première ligne, victimes d’une stratégie qui privilégie le profit à court terme.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette décision sont multiples : perte de revenus pour les entreprises locales, frustration des skieurs, et une image ternie pour la station, qui pourrait perdre son attrait face à des concurrents plus souples. En somme, un coup dur pour l’économie locale, qui ne demande qu’à prospérer.

Lecture satirique

Il est fascinant de constater à quel point les promesses de développement durable et de soutien aux économies locales s’effacent devant le désir insatiable de profit. Crans-Montana, une station qui pourrait briller, choisit de s’éteindre prématurément, comme une étoile filante qui ne laisse derrière elle qu’un sentiment d’inachevé. Les discours sur l’importance des vacances scolaires et du tourisme hivernal semblent bien loin des préoccupations des décideurs.

Effet miroir international

À l’échelle internationale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où les intérêts économiques priment sur le bien-être des citoyens. Comme aux États-Unis ou en Russie, où les décisions sont souvent prises sans consultation des concernés, Crans-Montana semble suivre un chemin similaire, où le profit est roi et les skieurs, de simples pions sur l’échiquier économique.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que d’autres stations emboîtent le pas, mettant en péril non seulement l’économie locale, mais aussi l’expérience des skieurs. La saison de ski pourrait devenir un souvenir lointain, reléguée à un simple chiffre sur un tableau comptable.

Sources

Source : www.rts.ch

Visuel — Source : www.rts.ch
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