Couvre-feu au Caire : Quand la nuit tombe sur la liberté
Le gouvernement égyptien impose un couvre-feu commercial, laissant les cafés et restaurants dans l’obscurité, alors que les promesses de prospérité s’évanouissent.
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Dans un élan de génie bureaucratique, le gouvernement égyptien a décidé, le 28 mars, de plonger le centre-ville du Caire dans l’obscurité. Pourquoi ? Pour réduire les coûts énergétiques, bien sûr ! Les restaurants, cafés et magasins doivent désormais fermer à 21 heures en semaine et à 22 heures le week-end. Un véritable cadeau pour les noctambules, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Le café Al-Bostan, emblématique de la vie nocturne cairote, se vide à 20h30. Le serveur, visiblement abattu, déclare : « On ferme presque au moment où on ouvre… Normalement, on a des clients jusqu’à 3 heures du matin ». La place Talaat Harb, autrefois animée, se transforme en un décor de film d’horreur, où les échoppes ferment une à une, et les réverbères s’éteignent, conséquence d’une autre mesure d’économie d’énergie.
Pourquoi cela dérange
Ce couvre-feu n’est pas seulement une question d’horaires. Il symbolise une dérive autoritaire où la liberté d’expression et de commerce se heurte à des décisions politiques absurdes. En imposant ces restrictions, le gouvernement prétend protéger ses citoyens, mais en réalité, il les prive de leur droit à la vie nocturne.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : les petites entreprises souffrent, les employés perdent des heures de travail, et le moral des habitants s’effondre. La nuit, qui devrait être un moment de convivialité et de détente, devient un symbole de répression.
Lecture satirique
Ah, les promesses de prospérité et de sécurité ! Le gouvernement égyptien, en fermant les commerces, semble dire : « Ne vous inquiétez pas, nous savons ce qui est bon pour vous ! » Pendant ce temps, les citoyens se demandent si la sécurité passe vraiment par l’obscurité. Ironie du sort, cette mesure est censée être une réponse à la guerre au Moyen-Orient, mais elle ne fait qu’ajouter une couche d’angoisse à une situation déjà précaire.
Effet miroir international
Ce couvre-feu rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, notamment aux États-Unis et en Russie, où les gouvernements justifient des restrictions similaires au nom de la sécurité nationale. La question se pose : jusqu’où ira-t-on pour protéger une illusion de sécurité ?
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une érosion progressive des libertés individuelles en Égypte. Les noctambules devront s’habituer à une vie de jour, tandis que les autorités continueront de brandir la sécurité comme un bouclier contre toute critique.



