Ce dimanche à Gamarde c’était la première corrida de toros de la saison dans les Landes. L’élevage de Virgen Maria pour David Galvàn, Daniel Crespo et Victor Hernandez. Une oreille pour Hernandez, un trophée également pour Crespo, lequel a fait forte impression.

Sans toros la corrida est art difficile. Le lot de Virgen Maria a bien peu rendu au regard des espoirs. Course altérée par la relative médiocrité des toros. Un lot correctement présenté mais avec de grosses carences de race, décasté, fuyant, manquant de classe et de charge. Le tout servi par des cuadrillas aux choix pas toujours judicieux certes, mais les hommes d’argent avaient les mains glacées et le cœur réfrigéré. Pourtant Gamarde, encore une fois avait fait le plein, touchant là les dividendes d’un investissement hors pair depuis tant d’années. L’arène est festive et joyeuse. Elle va surtout trembler d’un froid de Toussaint. David Galvàn, qu’un rendez-vous crucial attend à Séville mercredi, a eu bien du mal à réchauffer le cénacle avec les grands défauts du premier exemplaire. Il faut dire aussi que l’on a tergiversé. Le toro initial sort. Erreur dans les boites, c’est le dernier du lot qui apparaît. On rembarque avec une certaine longueur de temps fastidieuse. Sort le bon numéro…qui se blesse à la patte avant droite. Changement. Réserve. Et en attendant le dénouement, ça caille dans les travées. A son second le torero andalou de San Fernando, après avoir été bousculé vertement deux fois, fait faena dextre face au rouquin de mauvaises intentions. A sa décharge, deux passes engagées et enchainées puis sur la troisième sollicitation le « bicho » qui recule contraignant Galvàn à se replacer. Théorème du « manso » flasque. Inconciliable avce la création d ‘une émotion profonde. Victor Hernandez, qui concluait, a laissé l’impression qui fait son intérêt depuis son alternative. Des détails très pertinents au sixième comme à son premier toro, de la bonne tauromachie de facture classique pour le castillan. Des instants à dimension inconstatable mais du fait des manquements nés du comportement erratique des cornus, une intensité torera à géométrie variable. On en vient au miel. Aux fragrances entraperçues. Daniel Crespo, inédit en France, a d’abord attrapé migraine avec un animal réfugié aux planches. Puis, sur son second toro il a pu expurger ce qui fait de lui un prétendant possible au plus haut niveau. La finesse accomplie d’une tauromachie andalouse de soie. Au ralenti. Des promesses d’Oloroso dans la saveur voluptueuse d’un soir d’été. Il est à voir dans une grande feria. De ce côté ci des Pyrénées, aussi! A noter, six estocades concluantes. Et ça, ce n’est pas rien.

Corrida à Gamarde : Quand l’art de la tauromachie se heurte à la réalité

Ce dimanche, à Gamarde, la première corrida de la saison a révélé un lot de toros décevant, laissant les aficionados dans le froid de l’absurde.

Ce dimanche à Gamarde, c’était la première corrida de toros de la saison dans les Landes. L’élevage de Virgen Maria a présenté des toros pour David Galvàn, Daniel Crespo et Victor Hernandez. Une oreille pour Hernandez, un trophée également pour Crespo, lequel a fait forte impression. Mais derrière cette façade festive, la réalité était bien moins glorieuse.

Ce qui se passe réellement

Sans toros, la corrida est un art difficile. Le lot de Virgen Maria a bien peu rendu au regard des espoirs. Course altérée par la relative médiocrité des toros. Un lot correctement présenté mais avec de grosses carences de race, décasté, fuyant, manquant de classe et de charge. Le tout servi par des cuadrillas aux choix pas toujours judicieux certes, mais les hommes d’argent avaient les mains glacées et le cœur réfrigéré. Pourtant Gamarde, encore une fois, avait fait le plein, touchant là les dividendes d’un investissement hors pair depuis tant d’années. L’arène est festive et joyeuse. Elle va surtout trembler d’un froid de Toussaint. David Galvàn, qu’un rendez-vous crucial attend à Séville mercredi, a eu bien du mal à réchauffer le cénacle avec les grands défauts du premier exemplaire. Il faut dire aussi que l’on a tergiversé. Le toro initial sort. Erreur dans les boites, c’est le dernier du lot qui apparaît. On rembarque avec une certaine longueur de temps fastidieuse. Sort le bon numéro… qui se blesse à la patte avant droite. Changement. Réserve. Et en attendant le dénouement, ça caille dans les travées. À son second, le torero andalou de San Fernando, après avoir été bousculé vertement deux fois, fait faena dextre face au rouquin de mauvaises intentions. À sa décharge, deux passes engagées et enchaînées puis, sur la troisième sollicitation, le « bicho » qui recule contraignant Galvàn à se replacer. Théorème du « manso » flasque. Inconciliable avec la création d’une émotion profonde. Victor Hernandez, qui concluait, a laissé l’impression qui fait son intérêt depuis son alternative. Des détails très pertinents au sixième comme à son premier toro, de la bonne tauromachie de facture classique pour le castillan. Des instants à dimension incontestable mais, du fait des manquements nés du comportement erratique des cornus, une intensité torera à géométrie variable. On en vient au miel. Aux fragrances entraperçues. Daniel Crespo, inédit en France, a d’abord attrapé migraine avec un animal réfugié aux planches. Puis, sur son second toro, il a pu expurger ce qui fait de lui un prétendant possible au plus haut niveau. La finesse accomplie d’une tauromachie andalouse de soie. Au ralenti. Des promesses d’Oloroso dans la saveur voluptueuse d’un soir d’été. Il est à voir dans une grande feria. De ce côté-ci des Pyrénées, aussi! À noter, six estocades concluantes. Et ça, ce n’est pas rien.

Pourquoi cela dérange

La contradiction entre l’attente d’un spectacle grandiose et la réalité d’une performance médiocre est frappante. Les aficionados, venus en masse, ont été accueillis par un froid glacial et des toros qui n’ont pas su répondre aux promesses d’une corrida excitante. Ce décalage entre l’image d’une corrida vibrante et la réalité d’une course sans panache souligne l’absurdité de la situation.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont doubles : d’une part, une déception palpable parmi les spectateurs, et d’autre part, une remise en question de la qualité des élevages et des choix des organisateurs. Si la corrida doit être un art, il serait peut-être temps de s’interroger sur les critères de sélection des toros et sur la manière dont les événements sont organisés.

Lecture satirique

Dans un monde où les promesses politiques sont souvent déconnectées de la réalité, la corrida de Gamarde nous rappelle que même les spectacles les plus traditionnels peuvent tomber dans l’absurde. Les discours sur la grandeur de la tauromachie s’effondrent face à la médiocrité des performances. Qui aurait cru qu’un événement censé célébrer la bravoure se transformerait en une farce glaciale ?

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation fait écho aux dérives autoritaires où les promesses de grandeur se heurtent à la réalité des faits. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, les discours flamboyants masquent souvent une réalité bien moins reluisante. La corrida de Gamarde, avec ses toros défaillants, illustre parfaitement cette dichotomie.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il serait sage de s’attendre à un renouveau dans la sélection des toros et une prise de conscience des organisateurs. La corrida, pour rester un art, doit évoluer et s’adapter aux attentes d’un public de plus en plus exigeant.

Sources

Source : www.francebleu.fr

Toros, corrida de Gamarde, une oreille pour Hernandez, une pour Crespo, lot médiocre de Virgen Maria
Visuel — Source : www.francebleu.fr
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