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Jeudi, le président Gustavo Petro qualifiait les droits de douane de 100% imposés par Quito aux produits colombiens de «monstruosité». Et vendredi, le ministère colombien du Commerce embrayait à son tour. Une étape supplémentaire dans la tension entre les deux capitales sur fond de lutte contre le trafic de drogue et de divergences politiques profondes.
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Trente pour cent, puis 50% et enfin 100% jeudi 9 avril. L’Équateur a augmenté depuis le mois de mars progressivement ses droits de douane sur les produits importés de Colombie au motif qu’il devait financer le contrôle de la frontière entre les deux pays où opèrent des trafiquants de toutes sortes. Daniel Noboa, président de l’Équateur très marqué à droite et proche de Donald Trump, reproche à son homologue de gauche colombien sa supposée complaisance à l’égard des cartels et guérillas qui se financent avec le narcotrafic. L’Équateur mène des opérations armées avec le soutien des Etats-Unis contre les gangs.
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En réponse, vendredi, les autorités colombiennes ont augmenté à même hauteur les droits de douane, à l’exception, a précisé le président Petro de certains produits indispensables à l’industrie colombienne qui entreront librement.
La Colombie vend à l’Équateur de l’électricité (comme ce fut le cas en 2024 à l’occasion de pénuries), des produits pharmaceutiques, des plastiques et véhicules et lui achète des produits miniers bruts et tranformés, des huiles et du poisson.
Les deux pays ont également rappelé cette semaine leurs ambassadeurs respectifs pour des consultations. Cependant, une réunion de diplomates a eu lieu hier, vendredi sous l’égide de la Communauté andine (CAN) à l’occasion de laquelle les deux pays se sont engagés à conforter le dialogue.
Douanes à 100% : La Colombie et l’Équateur dans un duel de titans… ou de clowns ?
Gustavo Petro dénonce les droits de douane équatoriens comme une « monstruosité », tandis que Quito riposte avec une flamboyante escalade tarifaire. Une danse macabre sur fond de trafic de drogue et de rivalités politiques.
Jeudi, le président colombien Gustavo Petro a qualifié les droits de douane de 100% imposés par l’Équateur de « monstruosité ». Vendredi, le ministère colombien du Commerce a embrayé, ajoutant une touche de panache à cette tension croissante entre Bogotá et Quito. Qui aurait cru que la diplomatie sud-américaine ressemblerait à un match de catch, où chaque coup bas est salué par des cris de joie ?
Ce qui se passe réellement
Trente pour cent, puis 50%, et enfin 100% : l’Équateur a progressivement augmenté ses droits de douane sur les produits colombiens depuis mars, justifiant cette décision par la nécessité de financer le contrôle de la frontière, où les trafiquants font la loi. Daniel Noboa, président équatorien, proche de l’extrême droite et de Donald Trump, reproche à son homologue colombien sa prétendue complaisance envers les cartels. En réponse, Petro a répliqué avec une hausse similaire des droits de douane, sauf pour certains produits essentiels. Un vrai jeu d’échecs, mais avec des pièces en plastique !
Pourquoi cela dérange
La situation met en lumière l’absurdité de deux pays voisins qui, au lieu de collaborer pour lutter contre le narcotrafic, se livrent à une guerre commerciale. Pendant que l’Équateur mène des opérations armées contre les gangs avec le soutien des États-Unis, la Colombie se retrouve à jongler avec des taxes qui pourraient transformer ses produits en luxe inaccessible. Qui a dit que la coopération était la clé de la paix ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette escalade tarifaire sont déjà visibles : les échanges commerciaux entre les deux pays vont inévitablement souffrir. Les Colombiens, qui exportent de l’électricité et des produits pharmaceutiques, pourraient se retrouver dans une situation délicate, tandis que les Équatoriens devront trouver d’autres sources d’approvisionnement. Une belle manière de faire exploser les prix, tout en se tirant dans les pieds !
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment deux dirigeants, chacun à leur manière, parviennent à transformer une crise en opportunité de briller sur la scène internationale. Entre Noboa qui joue les va-t-en-guerre et Petro qui se positionne en défenseur des droits, on pourrait presque croire qu’ils préparent un spectacle de variétés. « Mesdames et messieurs, bienvenue au grand cirque politique ! »
Effet miroir international
Cette situation rappelle étrangement les politiques autoritaires ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les dirigeants semblent souvent plus préoccupés par leur image que par le bien-être de leur peuple. Qui aurait cru qu’une simple guerre commerciale pourrait faire écho aux dérives autoritaires ?
À quoi s’attendre
À court terme, attendez-vous à une intensification des tensions et à des négociations diplomatiques qui ressemblent plus à des jeux de pouvoir qu’à des discussions constructives. À long terme, la situation pourrait bien mener à une réévaluation des relations entre ces deux pays, mais pour l’instant, le spectacle continue.
Sources




