Collège en détresse : 1 700 heures de cours perdues, et on ose parler d’éducation
Dans un collège bordelais, les élèves ont perdu près de 1 700 heures de cours depuis septembre, une situation « ubuesque » qui met en lumière l’absurdité des choix politiques en matière d’éducation.
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Imaginez un monde où les élèves passent plus de temps en permanence qu’en classe, où les cours d’anglais se transforment en mythes et où l’histoire-géo devient une légende urbaine. Bienvenue au collège Aliénor d’Aquitaine à Bordeaux, où la réalité dépasse la fiction. Les parents, mobilisés pour dénoncer cette situation, ne sont pas les seuls à s’interroger : comment peut-on parler de progrès éducatif quand on laisse les enfants sans enseignants ?
Ce qui se passe réellement
Dans ce collège, les élèves ont perdu près de 1 700 heures de cours depuis septembre, soit 13 % du temps d’enseignement non assuré. Un collectif de parents, « On veut des profs », alerte le rectorat sur une situation qu’il qualifie d’« anormale ». Les chiffres sont alarmants : jusqu’à 20 % du temps scolaire passé en permanence pour certains élèves. Pendant ce temps, le rectorat semble jouer à cache-cache avec la réalité.
« On n’a pas eu de cours d’anglais pendant trois mois. Histoire-géo, pendant un mois. Français, pareil », témoigne un élève de 14 ans. Les remplacements, quand ils existent, sont aussi ponctuels qu’une apparition de Bigfoot. David Pijoan, professeur de mathématiques et responsable Snes-Fsu en Gironde, souligne un problème « chronique » de remplaçants, fruit de choix politiques désastreux.
Un problème « chronique »
La situation est telle que le ministère de l’Éducation nationale, dans un élan de lucidité, annonce 4 000 suppressions de postes d’enseignants pour la rentrée 2026. Oui, vous avez bien lu : alors que les élèves sont laissés à eux-mêmes, on décide de réduire encore les effectifs. Les syndicats d’enseignants, eux, s’opposent à cette logique, plaidant pour des classes moins chargées et un enseignement de qualité. Mais qui écoute encore les enseignants dans cette cacophonie ?
« La moitié de la classe ne fait plus ses devoirs »
Les conséquences sont désastreuses. « Avec toutes ces absences, on passe souvent plus de temps en permanence qu’en classe. Plus de la moitié de la classe ne fait plus ses devoirs, on est tous démotivés et en même temps hyper stressés pour la 3e », conclut un élève. Un constat accablant qui met en lumière l’absurdité d’un système éducatif qui semble avoir oublié sa mission première : éduquer.
Pourquoi cela dérange
Cette situation ne fait que souligner les incohérences d’un discours politique qui prône l’éducation tout en sabrant les moyens nécessaires à sa réalisation. Comment peut-on espérer un avenir radieux pour nos enfants lorsque les décisions prises sont aussi déconnectées de la réalité ?
Ce que cela implique concrètement
Les élèves, déjà en proie au stress des examens, se retrouvent à jongler avec des cours absents et des remplacements aléatoires. Ce n’est pas seulement une question de temps perdu, mais de qualité d’éducation, de motivation et de futur. Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain, et les laisser sans éducation, c’est les condamner à l’ignorance.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment le gouvernement, tout en prônant l’importance de l’éducation, choisit de réduire les moyens alloués à celle-ci. C’est un peu comme si un chef cuisinier décidait de réduire le budget des ingrédients tout en promettant un banquet gastronomique. Les promesses sont belles, mais la réalité est cruelle.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires à l’étranger. Aux États-Unis, des politiques éducatives similaires laissent les élèves dans l’ignorance, tandis qu’en Russie, l’éducation est utilisée comme un outil de propagande. La France, elle, semble prendre le meilleur des deux mondes : une éducation en berne et des discours politiques déconnectés.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, il est légitime de s’inquiéter pour l’avenir de l’éducation en France. Les élèves d’aujourd’hui pourraient devenir les citoyens désengagés de demain, incapables de penser par eux-mêmes, et cela, c’est un véritable drame.



