Épidémie de méningite au Royaume-Uni : un cas à Tahiti suscite des inquiétudes

Mise à jour le 2026-03-21 22:40:00 : Une épidémie de méningite à méningocoque au Royaume-Uni inquiète jusqu’en Polynésie française.

Alors qu’une épidémie de méningite à méningocoque sévit actuellement au Royaume-Uni, l’inquiétude gagne jusqu’à la Polynésie française.

Dans le sud-est de l’Angleterre, deux décès ont été enregistrés et 34 cas recensés, selon l’AFP. L’épidémie, liée au méningocoque de groupe B, a notamment touché la région de Canterbury, où les autorités sanitaires ont lancé une vaste campagne de prévention. Plus de 9 000 doses d’antibiotiques ont été distribuées et 2 360 étudiants vaccinés, après des contaminations dans une discothèque.

Un cas a également été signalé en France chez une personne de retour de cette zone.

Dans ce contexte, un homme d’une trentaine d’années a été hospitalisé cette semaine au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), à Tahiti, après avoir présenté un choc septique lié au méningocoque. Un épisode qui rappelle que cette infection invasive, bien que rare, peut évoluer de manière extrême et rapide.

Une maladie fulgurante et potentiellement mortelle

La méningite est une inflammation des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière. Lorsqu’elle est d’origine bactérienne, notamment liée au méningocoque (Neisseria meningitidis), elle constitue la forme la plus grave.

L’infection invasive à méningocoque provoque des méningites dans 30 à 60 % des cas et des septicémies dans 20 à 30 % des cas.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la méningite bactérienne peut entraîner la mort en moins de 24 heures sans prise en charge. Le taux de mortalité est estimé à 10 %, d’après l’Institut Pasteur.

Environ 20 % des personnes atteintes développent des séquelles à long terme, comme des handicaps neurologiques ou une surdité.

Les symptômes doivent alerter

Les symptômes incluent une forte fièvre, des maux de tête violents, une raideur de la nuque, des vomissements, une sensibilité à la lumière ou encore des troubles de la conscience.

La transmission se fait par les sécrétions respiratoires ou la salive, lors de contacts rapprochés : toux, éternuements, baisers. Les jeunes sont particulièrement exposés, ce qui favorise les épisodes épidémiques.

En Polynésie, 48 cas en dix ans

En Polynésie française, comme le relatait le bureau de veille sanitaire dans son premier bulletin de l’année 2026, 48 cas d’infections invasives à méningocoque ont été recensés depuis 2006, contre 500 à 600 cas par an en France hexagonale.

Parmi les cas analysés, le sérogroupe B est largement majoritaire, représentant 92 % des infections. Les enfants de 0 à 9 ans concentrent 63 % des cas, confirmant la vulnérabilité des plus jeunes.

Malgré un nombre de cas relativement faible, les autorités sanitaires maintiennent une vigilance élevée en raison de la gravité et de l’évolution rapide de la maladie.

En Polynésie, la vaccination n’est pas encore obligatoire

La vaccination reste le moyen le plus efficace pour prévenir les formes graves de méningite, souligne l’OMS.

Au Royaume-Uni, elle est proposée aux nourrissons contre le méningocoque B depuis 2015, mais ne concerne pas les générations plus âgées, aujourd’hui touchées par l’épidémie.

En France, la vaccination contre les méningocoques B et ACWY est obligatoire chez les nourrissons depuis le 1er janvier 2025. Un rattrapage est recommandé chez les jeunes enfants, et la vaccination ACWY est également proposée aux adolescents et jeunes adultes.

En Polynésie française, ces vaccins ne sont pas encore intégrés au calendrier vaccinal obligatoire, malgré la prédominance du sérogroupe B et la survenue de cas, majoritairement chez les enfants.

Réagir sans attendre

Face à une suspicion d’infection invasive à méningocoque, une prise en charge médicale immédiate est indispensable. Il convient de contacter votre médecin sans attendre.

Les autorités rappellent aussi l’importance de signaler les cas au Bureau de veille sanitaire et de l’observation (BVSO) de l’ARASS :

  • veille.sanitaire@administration.gov.pf
  • 40 48 82 01

En cas de contact avec un malade, un traitement antibiotique préventif, parfois associé à une vaccination, est systématiquement proposé à l’entourage proche.

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

Source : Service Public de Polynésie

Cluster de méningites au Royaume-Uni et méningocoque à Papeete : vigilance nécessaire.
Visuel d’illustration — Source : la1ere.franceinfo.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-03-21 22:40:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-03-21 22:40:00 — Slug : cluster-de-meningites-au-royaume-uni-un-cas-de-meningocoque-a-papeete-vigilance-face-a-une-maladie-rare-mais-foudroyante

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