Ce dimanche 12 avril, le grand gaillard (1,87 m, autour de 100 kilos), 37 ans, aura forcément un œil sur le quart de finale européen, entre l’UBB et le Stade Toulousain. Lui qui est resté onze saisons à l’Union Bordeaux Bègles et qui aurait pu aussi chausser les crampons chez les rouge et noir. Né dans la Ville rose mais originaire de l’arrière-pays albigeois, il a même été approché en 2016 par les dirigeants toulousains, à l’époque de ses capes au sein du XV de France. « Je les avais rencontrés. Ce n’était peut-être pas le moment de partir, je n’ai finalement pas reçu leur proposition et puis, pour moi, Bègles cochait toutes les cases. » Toulouse, c’est aussi son dernier match sous les couleurs girondines, une finale de Top 14 perdue dans les largeurs à Marseille (59-3). « J’ai arrêté sur 60 points », dit-il en souriant, sans un brin d’amertume.

Relations préservées

Il aurait bien aimé repartir avec un titre, mais l’après-rugby se fait bien. « Même après avoir bien anticipé, avoir pensé à plein de choses, ce n’est jamais facile d’arrêter ce qu’on a fait pendant dix-sept ans. La bascule se fait… Et puis j’ai toujours eu les mecs [ses anciens coéquipiers, NDLR] au téléphone, maintenant je peux les recevoir ici, c’est cool. C’est important que cette relation soit préservée. J’ai quand même joué douze ans avec certains d’entre eux. Je les voyais parfois davantage que mes propres enfants et ma famille. On est très proches. »

Clément Maynadier : « J’ai adoré le lieu, l’endroit, et j’ai voulu connaître le métier d’ostréiculteur. »


Clément Maynadier : « J’ai adoré le lieu, l’endroit, et j’ai voulu connaître le métier d’ostréiculteur. »

J.-C. G. / SO

Clément Maynadier a pris le large, direction le Cap Ferret. Curieux pour un terrien ayant surtout connu la pampa tarnaise. Peu après son arrivée en Gironde, il a découvert la Canfouine, de Matthieu Perucho, la jolie cabane du Canon. Cela a fait tilt. « J’ai adoré le lieu, l’endroit, et j’ai voulu connaître son métier. Pendant dix ans, je l’ai accompagné sur les parcs à huîtres. » Le talonneur enchaîne alors le Top 14, son métier d’ingénieur et la découverte du milieu ostréicole. Une décennie de préparation avant de se lancer dans une nouvelle passion. « J’ai trouvé un espace de production au milieu du village. Les anciens propriétaires [Pierre et Olivier du Chai-nous, NDLR] ont voulu passer la main et m’ont proposé de reprendre. »

« On a tombé beaucoup de boulot »

Le voici aux manettes de l’Ostal de Bigoude, tables en bleu sur fond bleu. Objectif : 35 tonnes d’huîtres à l’année que l’ostréiculteur compte écouler dans sa cabane durant la saison, dans quelques supérettes de la région ou sur les marchés de Bègles ou Bordeaux peut-être, le reste de l’année. Son établissement a ouvert début avril, dans les temps, mais ce fut sport. « On a récupéré les lieux le 31 janvier, lâche l’ancien taulier de l’UBB. On a fait les travaux jour et nuit pour pouvoir tout sortir. En deux mois, on a tombé beaucoup de boulot. »

Et cette nouvelle vie d’ostréiculteur ? « Ce n’est pas plus dur qu’être vigneron ou agriculteur. La différence, c’est qu’on vit avec les marées. Parfois, la basse marée c’est tôt le matin, parfois c’est tard le soir, avec toujours des différences de coefficients. C’est un métier d’anticipation, d’adaptation et, forcément, quand on est à la marée, c’est quatre heures de sprint ! » Ce dimanche après-midi, elle sera en phase descendante. De toute manière, quoi qu’il arrive, Clément Maynadier va bien dénicher un bout de télé pour voir jouer ceux qu’il définit « comme des frères ».

Clément Maynadier : Du rugby à l’ostréiculture, le grand saut sans filet

L’ancien talonneur de l’UBB se lance dans l’ostréiculture, mais est-ce vraiment une reconversion ou juste un plongeon dans l’inconnu ?

Ce dimanche 12 avril, Clément Maynadier, 37 ans, 1,87 m et 100 kilos de muscles, aura les yeux rivés sur le quart de finale européen entre l’UBB et le Stade Toulousain. Après avoir passé onze saisons à l’Union Bordeaux Bègles, il aurait pu enfiler le maillot rouge et noir, mais il a choisi de rester fidèle à Bègles. Une fidélité qui, à l’image de certaines promesses politiques, semble parfois plus symbolique qu’efficace. En effet, alors qu’il évoque ses souvenirs de rugby, il n’oublie pas de mentionner sa dernière finale de Top 14, perdue 59-3 à Marseille. « J’ai arrêté sur 60 points », dit-il, sourire aux lèvres, mais sans amertume. Une belle manière de relativiser un échec, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Maynadier, après une carrière de rugbyman, a décidé de se tourner vers l’ostréiculture. Il a découvert la Canfouine, une cabane ostréicole, et a été séduit. « J’ai adoré le lieu, l’endroit, et j’ai voulu connaître son métier », confie-t-il. Pendant dix ans, il a accompagné un ostréiculteur, préparant ainsi sa reconversion. Aujourd’hui, il gère l’Ostal de Bigoude, avec un objectif ambitieux : 35 tonnes d’huîtres par an. Mais attention, il a dû faire des travaux jour et nuit pour ouvrir son établissement début avril. « On a tombé beaucoup de boulot », avoue-t-il, comme si cela suffisait à justifier le saut dans l’inconnu.

Pourquoi cela dérange

La reconversion d’un sportif de haut niveau en ostréiculteur soulève des questions. Est-ce vraiment une passion ou une fuite en avant ? Alors que certains politiques promettent monts et merveilles, Maynadier semble incarner cette promesse d’un avenir radieux, mais sans filet. Son parcours est-il un exemple à suivre ou une simple distraction pour masquer les véritables enjeux ?

Ce que cela implique concrètement

La réalité de l’ostréiculture est loin d’être un long fleuve tranquille. « C’est un métier d’anticipation, d’adaptation », explique-t-il. Mais que se passe-t-il lorsque les marées ne sont pas au rendez-vous ? La promesse d’une vie paisible au bord de l’eau peut vite se transformer en cauchemar. Les discours politiques sur le soutien à l’agriculture et à la pêche sont souvent déconnectés de la réalité du terrain. Maynadier, en choisissant cette voie, met en lumière les incohérences de ces discours.

Lecture satirique

Il est ironique de voir un ancien rugbyman, symbole de la force et de la compétition, se tourner vers un métier qui demande patience et minutie. Les promesses de réussite dans le monde du rugby, tout comme celles des politiques, peuvent parfois s’avérer être des mirages. « Quand on est à la marée, c’est quatre heures de sprint ! » dit-il. Mais que se passe-t-il lorsque la marée ne suit pas ?

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec des politiques autoritaires qui promettent monts et merveilles, mais laissent souvent leurs citoyens dans l’incertitude. Que ce soit aux États-Unis avec des promesses de prospérité ou en Russie avec des discours sur la grandeur nationale, la réalité est souvent bien différente. Maynadier, en tant qu’ostréiculteur, devient le symbole d’une quête de sens dans un monde où les promesses politiques se heurtent à la dure réalité.

À quoi s’attendre

La reconversion de Maynadier pourrait bien être un indicateur des tendances à venir. Si le monde du rugby peut offrir des opportunités, il est essentiel de ne pas perdre de vue la réalité du terrain. Les défis de l’ostréiculture, tout comme ceux des politiques agricoles, nécessitent une attention constante et une adaptation rapide. Reste à savoir si notre héros des parcs à huîtres saura surfer sur la vague ou se noyer dans les marées.

Sources

Source : www.sudouest.fr

Stade Toulousain. « Quand on est à la marée, c’est quatre heures de sprint ! » Clément Maynadier, l’ancien talonneur devenu ostréiculteur
Visuel — Source : www.sudouest.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire