La triple championne olympique de 33 ans a annoncé, lundi, qu’elle se retirerait des tatamis après l’édition 2028 aux Etats-Unis.


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La judokate française et triple championne olympique Clarisse Agbegnenou à l'occasion d'un événement d'exhibition, à Osaka (Japon), le 13 septembre 2025 (RICHARD A. BROOKS / AFP)

La judokate française et triple championne olympique Clarisse Agbegnenou à l’occasion d’un événement d’exhibition, à Osaka (Japon), le 13 septembre 2025 (RICHARD A. BROOKS / AFP)

Une dernière danse à Los Angeles pour tenter de garnir un palmarès déjà colossal. Dans un entretien à L’Equipe, publié lundi 6 avril, la judokate Clarisse Agbégnénou a annoncé qu’elle prendrait sa retraite après les Jeux olympiques de Los Angeles, à l’été 2028. « Je m’arrête après Los Angeles. Je ne pourrai pas donner plus. Je n’ai pas envie de finir mal. Je sens que les jeunes [françaises comme étrangères] poussent depuis longtemps. À un moment, ce serait malsain. J’ai déjà tout. Là, vraiment c’est du plus », a dévoilé la triple championne olympique en 2020 et 2024.

La Rennaise, qui a donné naissance à son deuxième enfant, le 11 mars, aura alors 35 ans. D’ici là, elle vise « un sixième titre européen […] et un septième mondial », et ne cache pas son ambition de « gagner encore un titre olympique. Pour partir comme une reine, car je suis déjà en paix », a précisé la judokate. Elle reprendra la compétition « maximum fin avril », ce qui sera trop juste pour disputer les Championnats d’Europe (16-19 avril en Géorgie) mais rappelle que la coupure n’a pas été si longue puisqu’elle a fait du judo « jusqu’à son septième mois de grossesse ».

A 33 ans, Clarisse Agbégnénou compte déjà l’un des plus beaux palmarès de l’histoire du judo français avec cinq médailles olympiques (dont trois titres) glanées entre les éditions 2016 et 2024, six sacres de championne du monde (entre 2014 et 2023) et cinq européens (entre 2013 et 2020).

Clarisse Agbégnénou : La Dernière Danse d’une Championne

La triple championne olympique de 33 ans a annoncé, lundi, qu’elle se retirerait des tatamis après l’édition 2028 aux États-Unis.

Introduction

Dans un monde où les athlètes sont souvent poussés à se surpasser, Clarisse Agbégnénou, la judokate française au palmarès déjà monumental, a décidé de tirer sa révérence après les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028. Une décision qui, à première vue, semble empreinte de sagesse, mais qui soulève des questions sur la pression incessante exercée sur les sportifs, surtout lorsque des voix plus jeunes commencent à s’élever.

Ce qui se passe réellement

Dans un entretien accordé à L’Équipe, Agbégnénou a déclaré : « Je m’arrête après Los Angeles. Je ne pourrai pas donner plus. Je n’ai pas envie de finir mal. » À 35 ans, elle souhaite quitter le monde du judo sur une note positive, après avoir déjà remporté cinq médailles olympiques, six titres mondiaux et cinq européens. Elle vise encore un dernier titre olympique, un ultime exploit pour couronner sa carrière.

Pourquoi cela dérange

Cette annonce met en lumière une réalité troublante : la pression de la performance est telle que même les plus grands champions ressentent le besoin de se retirer avant que leur corps ne les trahisse. Agbégnénou évoque la montée des jeunes talents, une réalité qui pourrait être interprétée comme un cri d’alarme sur la nécessité de repenser la manière dont nous valorisons le sport de haut niveau. La compétition devient alors un champ de bataille où la santé mentale et physique des athlètes est souvent sacrifiée sur l’autel de la performance.

Ce que cela implique concrètement

La décision d’Agbégnénou pourrait inciter d’autres athlètes à reconsidérer leur propre carrière, à réfléchir à la longévité et à la santé au-delà des médailles. En mettant fin à sa carrière à un moment où elle est encore au sommet, elle envoie un message fort : il est possible de choisir la paix intérieure plutôt que la gloire à tout prix.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que les athlètes comme Agbégnénou cherchent à préserver leur intégrité, les instances sportives continuent de glorifier la performance à tout prix. Les discours politiques autour du sport de haut niveau, souvent empreints de patriotisme, semblent déconnectés de la réalité des athlètes. On célèbre les médailles, mais à quel prix ? Une question qui mérite d’être posée dans un contexte où les politiques sportives sont souvent plus préoccupées par les résultats que par le bien-être des sportifs.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation résonne avec les dérives autoritaires que l’on observe dans d’autres domaines, où la pression pour performer et se conformer peut mener à des conséquences désastreuses. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, la quête de la victoire peut parfois sembler plus importante que la vie elle-même.

À quoi s’attendre

À l’approche des JO de Los Angeles, il sera intéressant de voir comment cette décision d’Agbégnénou influencera d’autres athlètes. Sera-t-elle un modèle à suivre ou un cas isolé dans un monde où la performance reste reine ? Une chose est sûre : son départ marquera la fin d’une ère, mais pourrait également ouvrir la voie à une nouvelle réflexion sur le sport de haut niveau.

Sources

Source : www.franceinfo.fr

Clarisse Agbégnénou
Visuel — Source : www.franceinfo.fr

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