Le deuxième mandat de François Legault se terminera officiellement dans 48 heures, alors que Christine Fréchette, élue cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) en fin de semaine, le remplacera à la tête du gouvernement.
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Selon nos informations, la cérémonie d’assermentation de la nouvelle première ministre aura lieu mercredi. C’est également ce jour-là que Mme Fréchette réunira pour la première fois son caucus de députés. Son Conseil des ministres, lui, sera formé la semaine prochaine.
Christine Fréchette a gagné son pari en devenant dimanche cheffe de la CAQ. Considérée comme la favorite depuis des mois, elle a finalement remporté la course avec 57,9 % des voix contre son adversaire Bernard Drainville, qui a recueilli 42,1 % du vote.
La CAQ étant actuellement au pouvoir, Mme Fréchette deviendra, par le fait même, la 33e première ministre du Québec. Elle sera la deuxième femme à occuper cette prestigieuse fonction, après Pauline Marois, qui a dirigé le gouvernement de 2012 à 2014.
La nouvelle cheffe caquiste, après un bain de foule dans une boulangerie de Trois-Rivières, s’est rendue à Québec, lundi, pour y rencontrer le secrétaire général du gouvernement, David Bahan. Une conférence de presse était également prévue à 16 h 30.
Je me sens fébrile parce que c’est mon premier jour dans le cadre de mon nouveau rôle de première ministre, a-t-elle confié à son arrivée au parlement, lundi avant-midi. C’est un beau défi, un immense défi, et je me sens vraiment émue d’être investie de cette responsabilité.
Mme Fréchette devait aussi s’entretenir lundi avec son homologue canadien Mark Carney, qui l’a félicité sur X dimanche soir pour son élection à la tête de la CAQ. Je me réjouis à l’idée de collaborer avec vous afin de créer davantage de possibilités économiques et de prospérité pour les Québécois
, a-t-il écrit.
La journée de mardi, elle, devrait être consacrée à une importante annonce, puisque la première ministre désignée a promis, la semaine dernière, de détaxer un certain nombre de produits de consommation courante
afin de limiter la pression financière sur le portefeuille des Québécois
, un engagement qu’elle a réitéré dimanche.
La réconciliation s’amorce
Bernard Drainville, de son côté, a réagi pour la première fois à la victoire de sa rivale, tôt lundi matin, pour lui offrir son soutien, lui qui était resté muet, la veille, après l’annonce des résultats, qu’il espérait différents.
La poussière ayant commencé à retomber
, M. Drainville, dans un message publié sur les réseaux sociaux, salue
la victoire de Mme Fréchette et l’assure de son appui
. Elle sera une première ministre rigoureuse et déterminée, qui saura faire avancer le Québec
, écrit-il.
Le député de Lévis – qui était notamment ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs avant de sauter dans la course à direction – remercie aussi François Legault dans sa déclaration pour son legs exceptionnel
comme premier ministre et comme chef de parti.
Entre autres, ses grandes lois nationalistes ont permis de donner une assise plus solide aux valeurs et à l’identité des Québécois
, souligne-t-il.
Christine Fréchette – qui a promis en campagne qu’en cas de victoire, elle réserverait une place de choix à Bernard Drainville au sein de son Cabinet– devait rencontrer le principal intéressé en personne, lundi.
Si, pendant la course, les deux candidats se sont entendus sur plusieurs mesures, ils ont toutefois eu de rudes échanges, notamment au sujet du « troisième lien », du gaz de schiste et de l’immigration.
M. Drainville a notamment accusé Mme Fréchette de vouloir tourner le dos au projet interrives entre Québec et Lévis et d’aller à l’encontre des engagements pris par le gouvernement Legault en rouvrant le débat sur l’exploitation des hydrocarbures.
Le PQ lorgne les nationalistes déçus par l’élection de Fréchette
Mme Fréchette arrive au pouvoir alors qu’il ne reste que quatre mois d’ici le déclenchement des prochaines élections générales, ce qui ne lui laissera que bien peu de temps pour faire sa marque en tant que première ministre.
L’opposition, d’ailleurs, l’attend de pied ferme, notamment sur le terrain de l’Assemblée nationale, qui reprendra ses travaux le 5 mai.
Québec solidaire (QS), par exemple, a lancé une invitation à Mme Fréchette, lundi, pour la convaincre de revenir siéger plus tôt et de convoquer en commission parlementaire des experts
capables de lui proposer des mesures
ayant le potentiel de rapidement aider les Québécois face au coût de la vie
.

Notre chroniqueur financier Pierre-Yves McSween revient sur six promesses économiques de l’ancienne ministre du gouvernement de François Legault.
Le Parti québécois (PQ), lui, s’est payé une publicité en pleine page dans Le Journal de Montréal, lundi, pour inviter les nationalistes à se joindre à lui en vue des élections.
Alors que la troisième voie a montré ses limites et que les libéraux souhaitent nous ramener en arrière en matière de laïcité et de protection du français, d’immigration et de lutte à la corruption, notre porte est grande ouverte
, écrit son chef, Paul St-Pierre Plamondon.
La veille, ce dernier avait réagi sur X à l’élection de Christine Fréchette en interprétant celle-ci comme une victoire du courant de pensée « rouge » de la CAQ sur le courant nationaliste « bleu » du parti, saluant au passage Bernard Drainville qui, selon lui, a mené une campagne à la direction courageuse
.
À lire et à écouter :
Avec les informations de Sébastien Bovet, de Christian Noël et de La Presse canadienne
Christine Fréchette : La Nouvelle Première Ministre du Québec ou le Retour à la Case Départ ?
Dans 48 heures, François Legault passera le flambeau à Christine Fréchette, élue cheffe de la CAQ. Mais derrière cette passation de pouvoir se cache une réalité troublante.
Alors que François Legault s’apprête à quitter son poste, Christine Fréchette, fraîchement élue cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), se prépare à prendre les rênes de la province. Une cérémonie d’assermentation est prévue mercredi, suivie de la première réunion de son caucus. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment pour les Québécois ?
Ce qui se passe réellement
Christine Fréchette a remporté la course avec 57,9 % des voix, laissant son adversaire Bernard Drainville avec un modeste 42,1 %. Elle devient ainsi la 33e première ministre du Québec, la deuxième femme à occuper ce poste après Pauline Marois. Après un bain de foule dans une boulangerie, elle a exprimé son émotion face à ce nouveau défi. Mais est-ce vraiment un défi ou un retour à la case départ ?
Fréchette a promis de détaxer certains produits pour alléger le fardeau financier des Québécois, une promesse qui semble aussi tangible qu’un mirage dans le désert. Pendant ce temps, Drainville, qui a enfin décidé de sortir de son silence, a félicité sa rivale tout en louant le « legs exceptionnel » de Legault. Un legs qui, selon certains, ressemble davantage à une pierre dans la chaussure qu’à un cadeau.
Pourquoi cela dérange
La question qui se pose est : Fréchette peut-elle vraiment faire avancer le Québec ? Les promesses de détaxation sont-elles plus qu’un simple discours électoral ? Dans un contexte où l’opposition est prête à l’attaquer sur tous les fronts, la nouvelle première ministre devra jongler avec des attentes élevées et des réalités économiques déconcertantes.
Ce que cela implique concrètement
Avec seulement quatre mois avant les prochaines élections générales, Fréchette doit agir vite. Les Québécois, déjà accablés par le coût de la vie, attendent des solutions concrètes. Mais avec un Conseil des ministres qui ne sera formé que la semaine prochaine, peut-on vraiment s’attendre à des mesures efficaces dans l’immédiat ?
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les discours politiques oscillent entre promesses grandioses et réalités décevantes. Fréchette se présente comme une héroïne prête à sauver le Québec, mais les doutes persistent. Sa promesse de détaxation est-elle un véritable plan ou simplement une manière de faire briller une image déjà ternie par des années de promesses non tenues ?
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, les gouvernements semblent tous jouer le même jeu : promettre monts et merveilles tout en laissant les citoyens dans l’incertitude. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Fréchette pourrait-elle devenir la version québécoise de ces leaders qui promettent le changement sans jamais vraiment l’apporter ?
À quoi s’attendre
Si l’on se fie aux tendances actuelles, Fréchette pourrait bien se retrouver dans une position délicate. Les attentes sont élevées, mais les marges de manœuvre sont étroites. Les promesses de détaxation pourraient rapidement se heurter à la dure réalité des finances publiques.




