En Guadeloupe et en Martinique, le scandale sanitaire et environnemental de chlordécone n’a pas fini de sévir. Ce pesticide organochloré reste en effet présent dans l’environnement. Un enjeu important en santé périnatale alors que ses effets sur la fertilité, la grossesse et le développement de l’enfant à naître sont bien connus. Lors de la consultation préconceptionnelle, et tout au long du suivi de la grossesse, les professionnel(le)s de la périnatalité ont un rôle essentiel pour repérer le risque d’expositions chez les femmes. Mais aussi les femmes et les accompagner dans une démarche de prévention.
Pesticide développé aux Etats-Unis en 1950, la chlordécone a été massivement utilisé à compter de 1972 dans les bananeraies des Antilles Françaises pour lutter contre un ravageur du bananier, le charançon noir (Cosmopolites sordidus). Son interdiction est en vigueur aux Etats-Unis depuis 1975. En…
Chlordécone : un poison qui ne cesse de faire des victimes, et les promesses s’envolent
En Guadeloupe et en Martinique, le chlordécone continue de sévir, mettant en péril la santé des futures générations. Pendant ce temps, les discours politiques s’éloignent de la réalité.
En Guadeloupe et en Martinique, le scandale sanitaire et environnemental de chlordécone n’a pas fini de sévir. Ce pesticide organochloré reste en effet présent dans l’environnement. Un enjeu important en santé périnatale alors que ses effets sur la fertilité, la grossesse et le développement de l’enfant à naître sont bien connus. Lors de la consultation préconceptionnelle, et tout au long du suivi de la grossesse, les professionnel(le)s de la périnatalité ont un rôle essentiel pour repérer le risque d’expositions chez les femmes. Mais aussi les femmes et les accompagner dans une démarche de prévention. Pesticide développé aux États-Unis en 1950, la chlordécone a été massivement utilisée à compter de 1972 dans les bananeraies des Antilles Françaises pour lutter contre un ravageur du bananier, le charançon noir (Cosmopolites sordidus). Son interdiction est en vigueur aux États-Unis depuis 1975.
Ce qui se passe réellement
Le chlordécone, ce héros malheureux de l’agriculture antillaise, continue de polluer les sols et les eaux, laissant derrière lui une traînée de conséquences sanitaires désastreuses. Les femmes enceintes, en quête de conseils auprès des professionnels de santé, se voient souvent confrontées à un mur d’incertitudes. Comment expliquer que ce poison, interdit depuis des décennies ailleurs, soit encore un acteur clé de notre environnement ?
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont flagrantes : d’un côté, des discours politiques promettant un avenir sain pour les générations futures, de l’autre, un pesticide dont les effets néfastes sont bien documentés. Comment peut-on prétendre protéger la santé publique tout en laissant un poison dans le sol ? C’est un peu comme si on promettait de nettoyer une maison tout en y laissant une fuite d’eau béante.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont alarmantes : infertilité, complications durant la grossesse, développement anormal des enfants. Les femmes, déjà sous pression, doivent naviguer dans un système de santé qui semble plus préoccupé par les discours que par les actes. Et pendant ce temps, les promesses politiques s’envolent comme des feuilles au vent.
Lecture satirique
Les discours politiques sont un véritable festival d’ironie. On nous parle de protection de la santé, tout en continuant à laisser le chlordécone s’infiltrer dans nos vies. C’est un peu comme si on promettait de construire un mur pour protéger les enfants tout en leur donnant des jouets dangereux. La déconnexion entre promesses et réalité est à couper le souffle.
Effet miroir international
En regardant au-delà des mers, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres politiques autoritaires qui, comme un mauvais vin, continuent de se bonifier avec le temps. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours sur la santé publique sont souvent en décalage avec les réalités vécues par les citoyens. Une belle leçon d’hypocrisie à l’échelle mondiale.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est à craindre que les effets du chlordécone continuent de se faire sentir, et que les promesses de changement restent lettre morte. Les générations futures pourraient bien hériter d’un héritage empoisonné, à moins que des actions concrètes ne soient enfin mises en place.
Sources
Source : www.sagefemme-pratique.com

