Des chercheurs ont documenté une forme de « guerre civile » survenue chez les chimpanzés du groupe Ngogo.

CORDIER SYLVAIN / HEMIS.FR / Hemis via AFP

Des chercheurs ont documenté une forme de « guerre civile » survenue chez les chimpanzés du groupe Ngogo.

Il y a environ 50 ans, la primatologue Jane Goodall avait déjà rapporté une bagarre au sein de la communauté de chimpanzés de Kasekela. Mais cette fois-ci les violences vont plus loin. Des chercheurs ont documenté une forme de « guerre civile » survenue chez les primates de Ngogo, habitant le parc national de Kibale, en Ouganda. Un évènement très rare que ces scientifiques relatent dans des travaux publiés, jeudi 9 avril, dans la revue Science.

Depuis les années 1990, les chercheurs observent le groupe de Ngogo, qui regroupe plus de 200 individus. Extrêmement soudés pendant 25 ans, les singes de cette communauté ont commencé à se scinder, « spatialement et socialement », en deux groupes, raconte l’équipe menée par Aaron Sandel, anthropologue à l’université du Texas à Austin. Les premières tensions ont commencé vers 2015.

« Les relations entre les anciens membres du groupe sont devenues hostiles dès les premières années de la scission », poursuivent les scientifiques, qui ajoutent des individus des deux groupes « patrouillaient » devant leurs « nouvelles frontières ». Ils se poursuivaient aussi avec une « violence meurtrière ». Le pic des violences a été observé en 2018.

Plusieurs pistes d’explication

Les attaques mutuelles concernaient d’abord les mâles, mais les nourrissons ont finalement aussi été visés. Les « chimpanzés de l’ouest » ont mené au total 24 attaques coordonnées contre les « chimpanzés du centre » et « au moins sept mâles adultes et dix-sept nourrissons » sont morts, rapporte Le Parisien.

Si les chercheurs savaient que les chimpanzés pouvaient se montrer violents avec des groupes ennemis, des attaques entre anciens membres d’une même communauté n’avaient jamais été aussi bien documentées. Le primatologue Aaron Sandel veut cependant se montrer prudent avec l’appellation « guerre civile » : « Le terme a une signification très précise chez les humains, et les chimpanzés n’ont pas de nations ni de choses de ce genre. Mais il y a un point conceptuel important à souligner lorsqu’on compare une guerre contre des étrangers à une guerre civile. Ce sont des chimpanzés qui se connaissent. »

La taille du groupe, la compétition pour la nourriture ou les femelles, sont des pistes explorées par les scientifiques pour expliquer ces violences. D’après la zoologiste Liran Samuni, citée par le journal La Dépêche, le groupe Ngogo était historiquement agressif : « même avant cette scission, c’était l’une des communautés de chimpanzés les plus violentes en termes d’incursions chez les voisins ».

Ces actes de guerre parmi les chimpanzés sauvages « rappellent le danger que les divisions au sein des groupes peuvent représenter pour les sociétés humaines », soulignent les auteurs de cette étude.

Chimpanzés en guerre : quand la nature imite la politique

Une « guerre civile » parmi les chimpanzés d’Ouganda révèle des tensions qui rappellent les dérives de nos sociétés modernes.

Il y a environ 50 ans, Jane Goodall observait déjà des conflits chez les chimpanzés. Mais aujourd’hui, les primates du groupe Ngogo, dans le parc national de Kibale, en Ouganda, ont franchi un cap. Des chercheurs ont documenté une forme de « guerre civile » qui a éclaté au sein de cette communauté, un événement rare rapporté dans la revue Science le 9 avril dernier.

Ce qui se passe réellement

Depuis les années 1990, les chercheurs suivent le groupe Ngogo, qui compte plus de 200 individus. Pendant 25 ans, ces chimpanzés ont vécu en harmonie, mais depuis 2015, les tensions ont commencé à monter. Les relations entre les anciens membres du groupe sont devenues hostiles, avec des patrouilles et des violences meurtrières. Le pic de ces affrontements a été observé en 2018, avec 24 attaques coordonnées, faisant au moins sept mâles adultes et dix-sept nourrissons victimes.

Pourquoi cela dérange

Cette situation soulève des questions sur la nature humaine et animale. Les chimpanzés, tout comme nos sociétés, semblent capables de se déchirer pour des raisons aussi futiles que la compétition pour la nourriture ou les femelles. Les scientifiques, tout en étant prudents avec le terme « guerre civile », soulignent que ces actes rappellent les dangers des divisions au sein des groupes.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ces violences sont tragiques. Non seulement elles mettent en péril la survie de certains individus, mais elles révèlent aussi une dynamique sociale complexe qui pourrait servir d’avertissement pour les sociétés humaines. Les divisions internes, qu’elles soient politiques ou sociales, peuvent mener à des conflits dévastateurs.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment ces chimpanzés, qui se connaissent intimement, se livrent à des guerres fratricides. Cela nous rappelle les promesses des dirigeants politiques, souvent déconnectés de la réalité, qui prônent l’unité tout en cultivant la division. À quand une « guerre civile » chez les humains pour des raisons aussi absurdes ? Peut-être que les chimpanzés, avec leur instinct de survie, nous enseignent une leçon que nos politiciens semblent avoir oubliée.

Effet miroir international

Les tensions chez les chimpanzés de Ngogo ne sont pas sans rappeler les dérives autoritaires à l’échelle mondiale. Que ce soit aux États-Unis, en Russie, ou ailleurs, les leaders semblent parfois plus préoccupés par le pouvoir que par le bien-être de leurs citoyens. Les chimpanzés, eux, se battent pour des ressources, tandis que nos dirigeants se battent pour des voix. Ironiquement, la nature semble plus honnête dans ses conflits.

À quoi s’attendre

Si ces tendances persistent, nous pourrions assister à une intensification des conflits, tant chez les chimpanzés que chez les humains. La compétition pour les ressources, qu’elles soient alimentaires ou politiques, pourrait mener à des conséquences désastreuses, tant dans la savane que dans nos villes.

Sources

Source : www.huffingtonpost.fr

Une « guerre civile » a éclaté entre des chimpanzés sauvages en Ouganda
Visuel — Source : www.huffingtonpost.fr
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