Chili : Le fossé de l’absurde face à l’immigration
En à peine trois semaines, le gouvernement d’extrême droite de José Antonio Kast a déjà suspendu un plan de régularisation des migrants, tout en promettant de construire un fossé à la frontière. Une belle démonstration d’inefficacité et de déconnexion.
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INTRODUCTION : Au Chili, le nouveau président José Antonio Kast, fraîchement installé, a décidé de faire de l’immigration son cheval de bataille. Après avoir convoqué la presse pour dévoiler son projet de fossé à la frontière avec le Pérou, il a annoncé la suspension d’un plan de régularisation des migrants. Une belle manière de dire « Bienvenue, mais pas trop près! »
Ce qui se passe réellement
Le gouvernement de Kast, en pleine frénésie anti-immigration, a décidé de ne pas appliquer un décret préparé par son prédécesseur, Gabriel Boric, qui visait à régulariser 180 000 migrants, soit plus de la moitié des personnes en situation irrégulière au Chili. Le service des migrations a confirmé que ce projet ne verra jamais le jour.
Eduardo Cardoza, du « Movimiento Accion Migrante », déplore cette décision : « Cela crée beaucoup de problèmes. Ces personnes viennent pour travailler, mais tant qu’elles restent en situation irrégulière, elles n’ont pas accès à leurs droits les plus élémentaires. » Fait intéressant : 10% du PIB du Chili repose sur le travail des migrants. Mais qui a besoin de droits quand on peut construire un fossé ?
Pourquoi cela dérange
La promesse de Kast de durcir les sanctions contre les passeurs et de criminaliser l’immigration irrégulière semble plus une manœuvre électorale qu’une véritable solution. En effet, il a déjà invité les migrants à quitter le pays, mais il est peu probable qu’ils prennent ses conseils au sérieux. Cardoza souligne que le Chili ne pourra pas expulser plus de 330 000 personnes en quatre ans, un chiffre qui semble tout droit sorti d’un rêve éveillé.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ces décisions sont claires : un accroissement de l’insécurité juridique pour les migrants, qui se retrouvent sans droits ni protections. Pendant ce temps, le gouvernement se concentre sur des projets grandioses comme un fossé, qui ne résoudra rien.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment le discours politique de Kast oscille entre promesses de sécurité et réalité de l’inefficacité. Construire un fossé pour empêcher les migrants d’entrer, c’est un peu comme mettre un pansement sur une jambe de bois. En attendant, les migrants continuent de travailler, contribuant à l’économie, tandis que le gouvernement se débat dans ses contradictions.
Effet miroir international
Ce scénario n’est pas sans rappeler d’autres dérives autoritaires à l’échelle mondiale. Les États-Unis, avec leur mur à la frontière mexicaine, ou la Russie, qui joue également de la peur de l’immigration, montrent que ces politiques sont souvent plus symboliques qu’efficaces. Mais au Chili, on semble vouloir réinventer la roue, avec un fossé en prime.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une escalade des tensions autour de l’immigration au Chili, avec des politiques de plus en plus répressives qui risquent de faire plus de mal que de bien. Les promesses de Kast pourraient bien se transformer en un véritable cauchemar pour les migrants.
