Cheng Li-wun : La Paix à Pékin, ou le Retour du Kuomintang au Bon Vieux Temps ?

Cheng Li-wun, cheffe de l’opposition taïwanaise, débarque en Chine pour prôner la paix, juste avant que Trump ne vienne faire son show. Ironie du sort ou stratégie bien huilée ?

INTRODUCTION : La cheffe de l’opposition taïwanaise, Cheng Li-wun, a récemment fait le grand saut vers la Chine, une visite qui, à première vue, semble être un appel à la paix. Mais quand on regarde de plus près, on se demande si ce n’est pas plutôt un retour aux sources pour le Kuomintang, le parti qui a longtemps flirté avec le pouvoir de Pékin. Est-ce que la paix est vraiment l’objectif, ou est-ce juste une belle façade pour masquer des ambitions plus sombres ?

Ce qui se passe réellement

Cheng Li-wun est arrivée en Chine pour une visite historique, la première d’un dirigeant du Kuomintang en dix ans. Pendant que les États-Unis, en tant que garant de la sécurité de Taïwan, poussent pour une vente d’armes de près de 40 milliards de dollars, Cheng prône un rapprochement avec Pékin. Elle a même déclaré que Taïwan devait « faire tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher le déclenchement d’une guerre ». Un joli discours, surtout quand on sait que Pékin n’exclut pas l’usage de la force pour récupérer l’île.

Elle a insisté pour rencontrer Xi Jinping, le président chinois, tout en se rendant également aux États-Unis. Le Kuomintang, qui prône un rapprochement avec Pékin, est en proie à des critiques internes pour sa position jugée trop pro-chinoise. Cheng, qui s’oppose à un plan de 39 milliards de dollars pour moderniser la défense de Taïwan, soutient un volet de 12 milliards, tout en faisant face à des pressions pour un montant plus élevé.

Pourquoi cela dérange

La contradiction est flagrante : d’un côté, Cheng prône la paix, et de l’autre, elle négocie des achats d’armement. Comment peut-on parler de paix tout en se préparant à la guerre ? Cela soulève des questions sur la sincérité de ses intentions et sur la direction que prend le Kuomintang.

Ce que cela implique concrètement

Cette visite pourrait renforcer les liens entre Taïwan et la Chine, mais elle risque aussi d’aggraver les tensions avec les États-Unis. Si Cheng réussit à convaincre son parti d’adopter une position plus conciliante envers Pékin, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la sécurité de l’île.

Lecture satirique

Ah, la paix à Pékin ! Cheng Li-wun nous promet un voyage « dédié entièrement à la paix et la stabilité des deux côtés du détroit ». Un peu comme si un vendeur de voitures d’occasion vous promettait une transaction sans accroc, juste avant de vous glisser un contrat d’assurance à la petite ligne. La paix, c’est bien, mais à quel prix ?

Effet miroir international

Cette situation rappelle les manœuvres de certains dirigeants autoritaires qui prônent la paix tout en renforçant leur arsenal. On pourrait presque croire que Cheng s’inspire des méthodes de certains leaders mondiaux qui jonglent avec les promesses de paix tout en continuant à militariser leurs pays.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une intensification des tensions entre Taïwan et la Chine, et peut-être même à un renforcement des ventes d’armes américaines à l’île. La paix, comme souvent, pourrait être mise de côté au profit de considérations géopolitiques plus complexes.

Sources

Source : www.la-croix.com

Visuel — Source : www.la-croix.com
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire