Chasseurs en mode adaptation : après les incendies, la droite se réinvente… ou pas !
Le fait principal
Dimanche 13 septembre, c’est l’ouverture officielle de la chasse en France, marquée par un été ravagé par des incendies sans précédent. Les animaux sauvages, déjà éprouvés, subissent les conséquences d’une saison de canicule. Certains chasseurs, par bon sens ou par obligation, adaptent leurs pratiques.
Ce qui s’est passé
Fusil en main, une famille de chasseurs en Gironde se prépare pour la première chasse de la saison. Dans les zones touchées par les incendies, la chasse est proscrite. Maëlys Jolit, chasseuse, souligne : « C’est du bon sens, même s’il n’y avait pas eu l’interdiction, on ne serait pas allé dans le brûlé chasser. On est humains. » Un constat partagé par les autorités, qui patrouillent pour faire respecter l’interdiction sur les massifs brûlés. Louis, inspecteur de l’environnement, affirme : « On n’est pas censé croiser du chasseur sur les zones brûlées. »
Le contexte
Les incendies de cet été, qui ont dévasté des milliers d’hectares de forêts, ajoutent une pression supplémentaire sur une faune déjà vulnérable. Dans des départements comme le Var, des arrêtés interdisent toute chasse sur les zones sinistrées. Pourtant, dans des régions comme la Corrèze, la chasse est toujours autorisée, suscitant l’inquiétude de militants écologistes. Karine Carron, membre d’une association écologiste, évoque des observations alarmantes sur la faune : « Je n’ai constaté aucune augmentation de naissance, même moins que l’an dernier. »
Les chiffres à retenir
La saison de chasse s’étendra jusqu’à fin février 2027 dans la plupart des départements, tandis que les équipes de l’Office français de la biodiversité surveillent activement les zones à risque.
Ce que cela révèle
Alors que la chasse reprend, les contradictions sont frappantes. D’un côté, des chasseurs affichent une sensibilité environnementale, de l’autre, la réalité des chiffres et des observations sur le terrain suggère un besoin urgent de réévaluation. Pendant que certains appellent à un report temporaire de la chasse pour permettre à la faune de se régénérer, d’autres continuent à tirer sans se soucier des conséquences. Le RN, qui prétend défendre la nature, semble étrangement silencieux sur ces enjeux cruciaux, préférant se concentrer sur des discours populistes qui ne tiennent pas compte de la réalité écologique.
Ce qu’il faut retenir
La saison de chasse 2023 s’ouvre dans un climat de tension entre traditions et nécessité de protection de la biodiversité. Face à un été catastrophique, la question demeure : la chasse peut-elle vraiment s’exercer dans le respect de l’environnement ? Les réponses, comme souvent, sont loin d’être simples.
Source : Franceinfo
