Charles Fournier, député écologiste, regrette sa participation à l’hommage de Quentin Deranque

Mise à jour le 2026-02-27 17:50:00 : Une semaine après la minute de silence à l’Assemblée nationale, Charles Fournier exprime son malaise.

Une semaine après la minute de silence à l’Assemblée nationale en hommage à Quentin Deranque, le député tourangeau Charles Fournier dit regretter d’y avoir participé. L’élu écologiste a publié un long message sur ses réseaux sociaux.



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« Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées ». C’est par ces mots que la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet ouvre la séance du 17 février dernier. Les députés sont invités à faire une minute de silence pour Quentin Deranque. Le jeune homme est décédé le 14 février des suites de ses blessures, après une violente agression à Lyon.

Cet hommage avait été réclamé par Éric Ciotti, le président du groupe Union des droites pour la République (UDR), allié du Rassemblement national de Marine Le Pen, à l’occasion de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Tous les chefs des différents groupes parlementaires ont donné leur accord.

Dans l’hémicycle ce jour-là, le député écologiste Charles Fournier se lève. « Je me suis senti très très mal à l’aise. Je me suis dit « de quoi ai-je été prisonnier ? » se souvient-il. Aujourd’hui, il regrette d’avoir participé à la minute de silence. “J’aurais dû soit rester assis, soit être dehors”.

Manque de vigilance ou de lucidité ? L’élu estime avoir commis une « erreur » et une « faute » politique. « Je peux être sensible au fait que des parents perdent un enfant […] mais on a découvert au fur et à mesure le profil réel de ce garçon. On savait qu’il était engagé nationaliste. Depuis, on a appris qu’il était dans des groupes néo-fascistes. On ne rend pas hommage à quelqu’un qui portait des propos interdits par la loi ».

Charles Fournier dit avoir reçu très peu de messages à la suite de cette séance. Mais ce malaise était partagé par plusieurs de ces collègues députés. « Ce à quoi nous assistons en ce moment est glaçant », résume un député socialiste cité par Libération.

L’élu écologiste est le seul à avoir fait son mea culpa. Et pendant l’hommage, seule Anne-Cécile Violland, députée Horizons de Haute-Savoie, est restée assise. « Cela vient dans un contexte dans lequel il y a une succession de minutes de silence, sans vraiment de règles. Je me dis qu’on ne l’a pas fait pour tous les crimes politiques de notre pays et si ça avait été un militant LFI, j’aurais fait exactement la même chose », indique-t-elle.

Au moment de la minute de silence, les circonstances précises de l’agression ne sont pas encore connues, mais le groupe « la Jeune Garde », proche de la France insoumise, est déjà pointée du doigt. Dans les jours qui suivent, des permanences sont dégradées comme à Belfort ou à Tours, et au PS François Hollande et Jérôme Guedj appellent à couper les ponts avec la formation insoumise.

« Tous les groupes de gauche se sont fait un peu embarquer. On n’a pas voulu rajouter de l’huile sur le feu », explique l’élu d’Indre-et-Loire. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait par exemple dénoncé la « responsabilité morale » de La France insoumise dans un « climat de violence » dans le débat politique. « On a été écrasé par une manipulation. L’extrême-droite s’est saisie de ça. La Macronie n’a pas résisté à ça. »

Cette minute de silence au Palais Bourbon a une portée symbolique indéniable. Rendre hommage à un militant identitaire, ancien membre de l’alliance française, fondateur du groupuscule nationaliste révolutionnaire Allobroges, avec lequel il participe au défilé néonazi du Comité du 9 mai, est vécu pour certains comme une victoire de l’extrême droite. Charles Fournier réfute toute responsabilité. Selon lui, la dynamique s’est enclenchée bien avant cet épisode. « La légitimation, elle est tous les jours, quand on met des signes égal entre la France insoumise et l’extrême droite. C’est qui se passe de manière quotidienne à l’Assemblée nationale. L’antifascisme est utile. Il joue un rôle qui est nécessaire dans notre pays ».

La mort de Quentin Deranque, au-delà de l’hommage rendu par la droite et à l’extrême droite, a pour l’instant donné lieu à la mise en examen de six personnes pour « homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs« . Une septième personne, Jacques-Elie Favrot, l’assistant du député LFI Raphaël Arnault, est poursuivi pour « complicité d’homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs« .

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : Charles Fournier regrette sa participation à l’hommage de Quentin Deranque.
  • Qui est concerné : Députés, militants politiques, public.
  • Quand : 17 février 2026.
  • Où : Assemblée nationale, France.

Contexte

Quentin Deranque, militant identitaire, a été agressé à Lyon. Sa mort a suscité des réactions politiques variées, notamment des hommages controversés.

Sources

Source : France 3

Source : Libération

Source : France 3

Source : France 3

Source : Franceinfo

Visuel d’illustration — Source : france3-regions.franceinfo.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-02-27 17:50:00 — Site : france3-regions.franceinfo.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-02-27 17:50:00 — Slug : hommage-a-quentin-deranque-charles-fournier-depute-les-ecologistes-regrette-davoir-participe-a-la-minute-de-silence

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