(Kharkiv) L’Ukraine a accusé samedi la Russie d’avoir violé à plus de 460 reprises le cessez-le-feu instauré sur le front à l’occasion de la Pâque orthodoxe.


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Le Kremlin avait annoncé jeudi que cette trêve commencerait samedi à 16 h (9 h heure de l’Est) et durerait jusqu’à la fin de la journée de dimanche, soit une période de 32 heures.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a ensuite accepté ce cessez-le-feu proposé par son homologue, Vladimir Poutine.

« Après 16 h (9 h heure de l’Est), 469 violations du cessez-le-feu ont été enregistrées », a indiqué l’état-major ukrainien, dans un rapport publié sur Facebook.

Il a fait état de « 22 assauts ennemis, 153 bombardements, 19 frappes de drones d’attaque (« Lancet », « Molniya ») et 275 frappes de drones FPV ».

Dans la région russe de Koursk, frontalière de l’Ukraine, le gouverneur, Alexandre Khinchteïn, a lui accusé Kyiv d’avoir violé la trêve en attaquant avec un drone une station-service dans la localité de Lgov, faisant trois blessés parmi lesquels un bébé.

« Coup pour coup »

Volodymyr Zelensky avait averti plus tôt que l’Ukraine répliquerait « coup pour coup » à toute violation russe de cette trêve.

Dans son allocution quotidienne, il a estimé qu’il serait « correct » que ce cessez-le-feu soit prolongé, précisant avoir fait cette « proposition » à Moscou.

Les discussions en vue de mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine il y a plus de quatre ans ont été suspendues ces dernières semaines en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Une trêve similaire avait été annoncée en Ukraine l’an dernier pour la Pâque orthodoxe, mais les deux camps s’étaient accusés mutuellement de l’avoir violée à de nombreuses reprises.

Kyiv exige de longue date un cessez-le-feu prolongé pour favoriser des négociations sur un hypothétique accord en vue d’arrêter la guerre. Mais Moscou rejette cette idée, arguant qu’une pause plus longue permettrait à l’armée ukrainienne de se renforcer.

Ces derniers mois, plusieurs cycles de négociations sous l’égide des États-Unis n’ont pas réussi à rapprocher l’Ukraine et la Russie d’un accord, le processus s’enlisant davantage à mesure que l’attention de Washington se déplaçait vers l’Iran.

Le pouvoir russe exige du gouvernement ukrainien des concessions territoriales et politiques que Volodymyr Zelensky a rejetées, les assimilant à une capitulation.

Frappes et échange de prisonniers

Dans les heures ayant précédé le début du cessez-le-feu, les frappes meurtrières entre les deux camps se sont poursuivies.

En Ukraine, quatre personnes sont mortes dans des frappes dans l’est et le sud, selon Kyiv, dont deux dans la région d’Odessa (sud).

Au total, l’armée ukrainienne a déclaré que samedi la Russie avait mené 57 frappes aériennes et largué 182 bombes aériennes guidées, tout en déployant 3928 drones et en effectuant 2454 tirs d’artillerie « sur des zones peuplées et les positions de nos troupes ».

PHOTO NINA LIASHONOK, REUTERS

Un homme avec un chien se tient devant un bâtiment touché par une frappe de drone russe à Odessa, en Ukraine, le 11 avril 2026.

De l’autre côté du front, deux personnes ont été tuées dans une attaque de drone ukrainien sur des territoires de la région de Donetsk sous contrôle russe, ont affirmé les autorités installées par Moscou.

Parallèlement, Kyiv et Moscou ont procédé samedi à un échange de 350 prisonniers de guerre : 175 de chaque camp. L’armée russe a annoncé ce nouvel échange, ensuite confirmé par Volodymyr Zelensky.

« Je n’ai pas encore vraiment réalisé que je suis enfin là, que maintenant je peux faire de mes rêves une réalité, et que je suis enfin libre », a déclaré samedi à l’AFP Maksym, un soldat ukrainien qui a passé quatre ans en captivité.

Selon Moscou et Kyiv, 14 civils détenus, sept de chaque camp, ont également été échangés samedi et libérés.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TELEGRAM @VR_MEDINSKIY, FOURNIE PAR AGENCE FRANCE-PRESSE

Des prisonniers de guerre russes libérés

La guerre a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes, ce qui en fait le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Des millions d’autres ont été déplacées.

Cessez-le-feu : Une trêve pour rire… ou pleurer ?

L’Ukraine accuse la Russie de plus de 460 violations d’un cessez-le-feu, une trêve qui semble avoir été instaurée pour le plaisir de la comédie tragique.

Samedi, alors que le monde célébrait la Pâque orthodoxe, l’Ukraine a accusé la Russie d’avoir violé le cessez-le-feu instauré pour l’occasion à plus de 460 reprises. Oui, vous avez bien lu : 460 violations en une seule journée. Qui aurait cru qu’un cessez-le-feu pouvait être aussi populaire ? Peut-être que le Kremlin a confondu « cessez » avec « continuez ».

Ce qui se passe réellement

Le Kremlin avait annoncé que cette trêve commencerait samedi à 16 h (9 h heure de l’Est) et durerait jusqu’à la fin de la journée de dimanche. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accepté ce cessez-le-feu proposé par son homologue, Vladimir Poutine. Mais, après seulement quelques heures, l’état-major ukrainien a rapporté 469 violations, incluant 22 assauts ennemis et 153 bombardements. Une belle façon de célébrer la paix, n’est-ce pas ?

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière l’absurdité des promesses politiques. D’un côté, on nous parle de paix et de trêve, de l’autre, les armes parlent plus fort que les mots. Les deux camps s’accusent mutuellement, chacun jouant le rôle du martyr, tandis que la réalité est que la guerre continue de faire des ravages.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont tragiques : des vies perdues, des familles brisées, et une population qui ne sait plus à quel saint se vouer. Pendant que les dirigeants échangent des mots doux, les civils subissent les conséquences de cette farce tragique.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. « Coup pour coup », a déclaré Zelensky, promettant de répondre à chaque violation. Mais à ce rythme, il va falloir un dictionnaire pour suivre le nombre de coups échangés. La promesse de paix semble être un simple slogan, une belle image de couverture pour une guerre qui ne veut pas s’arrêter.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les promesses de paix sont souvent suivies de conflits. Les États-Unis, la Russie, et d’autres pays semblent jouer à un jeu de société où les pions sont des vies humaines. La politique internationale ressemble parfois à un cirque, où les clowns sont au pouvoir et les spectateurs, les citoyens, sont laissés dans l’angoisse.

À quoi s’attendre

Avec des négociations qui stagnent et des promesses qui s’évaporent, il est difficile de voir un avenir radieux. La guerre en Ukraine, qui a déjà coûté la vie à des centaines de milliers de personnes, semble être loin d’être terminée. Les millions de déplacés continuent de souffrir, et la communauté internationale semble regarder, les bras croisés.

Sources

Source : www.lapresse.ca

Guerre en Ukraine | Kyiv rapporte plus de 460 violations de la trêve pascale
Visuel — Source : www.lapresse.ca
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