Cessez-le-feu : un « ouf » de soulagement ou un mirage ?

Le cessez-le-feu entre l’Iran, les États-Unis et Israël suscite un soulagement, mais à quel prix ? Les véritables enjeux demeurent intacts.

Un « ouf » de soulagement a accueilli l’annonce du cessez-le-feu entre l’Iran, les États-Unis et Israël. C’est compréhensible. Les dernières menaces de Donald Trump donnaient l’impression d’une course vers l’abîme avec des objectifs de destruction massive visant la « civilisation » iranienne. Cette escalade vertigineuse a semé l’effroi et suscité une admonestation de la part du pape Léon XIV. Depuis, l’hypothèse de la réouverture du détroit d’Ormuz a réduit la fébrilité des marchés et l’inquiétude des consommateurs de carburant en France et dans le monde.

Ce qui se passe réellement

Pourtant, rien n’est réglé depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par le duo israélo-américain. La souffrance des populations les plus immédiatement concernées n’est pas près de s’atténuer. Le cessez-le-feu est fragile. Les principaux buts de guerre affichés par les assaillants n’ont pas été atteints : le régime tient, à Téhéran ; Washington a implicitement reconnu, mercredi, que le stock d’uranium enrichi de l’Iran n’a pas été neutralisé ; et la possibilité d’un blocus du détroit d’Ormuz reste intacte. L’antagonisme est toujours aussi vif.

Pourquoi cela dérange

Le second front, au Liban, est quant à lui brûlant. Les frappes israéliennes contre le Hezbollah ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés mercredi. L’État hébreu veut la destruction massive de son ennemi et semble incapable de s’arrêter de lui-même. Il est urgent que sa guerre d’agression, présentée comme une opération défensive, soit stoppée. La France, qui revendique une responsabilité internationale, doit assumer son statut avec plus de vigueur.

Ce que cela implique concrètement

Dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, la violence de l’occupation est oppressante. Le soulagement en Europe ne doit pas affaiblir la conscience des drames qui se jouent dans cette région voisine. La pression diplomatique et politique doit s’intensifier pour que tous ces conflits cessent.

Lecture satirique

Ah, la diplomatie ! Ce grand art de faire semblant de résoudre des problèmes tout en laissant les véritables enjeux en suspens. Les promesses de paix sont aussi éphémères qu’un souffle de vent dans le détroit d’Ormuz. Pendant que les dirigeants se congratulent pour un cessez-le-feu, les populations continuent de souffrir. Une belle opération de communication, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

En parallèle, les politiques autoritaires à travers le monde, qu’elles soient aux États-Unis ou en Russie, semblent se nourrir de cette même logique : des discours enflammés pour masquer des réalités bien plus sombres. La rhétorique de la défense des droits humains est souvent un écran de fumée pour des actions militaires dévastatrices.

À quoi s’attendre

Les tensions risquent de s’intensifier, et le cessez-le-feu pourrait rapidement devenir un souvenir lointain. Les acteurs internationaux doivent agir avec responsabilité, sinon nous pourrions bien assister à une nouvelle escalade de violence, avec des conséquences désastreuses pour les populations civiles.

Sources

Source : www.la-croix.com

Visuel — Source : www.la-croix.com
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