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En Corée du Sud, le début du printemps est marqué par la floraison des cerisiers. Un spectacle magnifique où de nombreux touristes et locaux viennent contempler ces fleurs rose pâle. Un décor qui n’est pas au goût de tous : des militants espèrent déraciner les cerisiers de Corée du Sud d’ici 2050. La raison ? Ces arbres sont d’origine japonaise.
De notre correspondant à Séoul,
« Yoshino », voilà le nom de la discorde. Ces cerisiers originaires du Japon représentent la très grande majorité des cerisiers présents en Corée du Sud. Des arbres que Hyun Jin-oh et son association « Cherry 2050 » cherchent à remplacer par un équivalent coréen, le cerisier royal, qu’ils cultivent dans leur pépinière.
« Le Yoshino est une espèce japonaise, tandis que le cerisier royal est une espèce endémique de Corée. Ce n’est pas que les arbres japonais soient “mauvais” en soi, mais le cerisier est un symbole culturel fort du Japon. Il est lié à l’histoire et à l’idéologie japonaise. Pendant la colonisation japonaise de la Corée, ces arbres ont été plantés massivement sur notre territoire pour imposer une culture », explique Hyun Jin-oh.
Interrogé sur la manière dont son association compte remplacer ces centaines de milliers d’arbres, il précise : « Les cerisiers japonais ont une durée de vie d’environ 60-80 ans. Lorsqu’ils arrivent en fin de vie, c’est-à-dire bientôt, nous pensons qu’il faudrait les remplacer par des cerisiers indigènes. En revanche, dans certains lieux symboliques comme les sites liés à la résistance anti-japonaise ou l’Assemblée nationale, nous pensons qu’un remplacement plus rapide est nécessaire. »
De retour à Séoul, les rues et les berges du fleuve Han sont remplies de passants venus observer et immortaliser, appareil photo à la main, les cerisiers en fleurs. Lee Jung-gu, la cinquantaine, est l’un d’entre eux. S’il sait que les arbres qu’il contemple ont été plantés par l’occupant japonais, il ne souhaite pas trop y penser. « Le fait que les cerisiers se soient largement répandus en Corée à cause du Japon, c’est une histoire douloureuse, ça nous rappelle notre passé. Mais on ne peut pas rester bloqué sur le passé, sinon on n’avance jamais, la Corée n’avancera jamais. Bien sûr, il ne faut pas oublier les leçons de l’histoire. Mais en même temps, il n’y a pas besoin de rejeter ce qu’on a aujourd’hui. On peut simplement profiter du printemps tel qu’il est. »
Pour profiter du printemps et de ses cerisiers, qu’ils soient coréens ou japonais, il faut vite s’y prendre. La floraison ne dure que quelques jours par an, un instant éphémère qui émerveille tout le monde, aussi bien à Séoul qu’à Tokyo.
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Cerisiers en fleurs : un symbole de discorde en Corée du Sud
Des cerisiers japonais en pleine floraison, mais pour certains, c’est une histoire à déraciner.
Le printemps en Corée du Sud est synonyme de cerisiers en fleurs, un spectacle enchanteur qui attire des foules de touristes et de locaux. Mais derrière cette beauté se cache une controverse : des militants souhaitent éliminer ces arbres d’ici 2050, car ils sont d’origine japonaise. Qui aurait cru qu’un arbre pouvait être à l’origine d’un débat aussi houleux ?
Ce qui se passe réellement
« Yoshino », voilà le nom qui fait grincer des dents. Ces cerisiers, majoritairement japonais, sont au cœur d’un projet ambitieux porté par Hyun Jin-oh et son association « Cherry 2050 », qui vise à les remplacer par le cerisier royal, une espèce endémique de Corée. Hyun Jin-oh explique : « Le Yoshino est un symbole culturel fort du Japon, lié à une histoire douloureuse pour la Corée. » En effet, ces arbres ont été plantés massivement durant la colonisation japonaise pour imposer une culture.
Interrogé sur le remplacement de ces arbres, Hyun Jin-oh précise : « Les cerisiers japonais ont une durée de vie d’environ 60-80 ans. Nous pensons qu’il faudrait les remplacer par des cerisiers indigènes. » Mais dans certains lieux symboliques, un remplacement plus rapide est jugé nécessaire. Voilà un plan qui pourrait faire rougir d’envie n’importe quel urbaniste !
Pourquoi cela dérange
La floraison des cerisiers est un moment de joie, mais pour certains, c’est un rappel amer d’un passé colonial. Lee Jung-gu, un passant, admet que ces arbres évoquent une histoire douloureuse, mais il préfère profiter de la beauté du printemps. « On ne peut pas rester bloqué sur le passé, sinon on n’avance jamais, » dit-il. Une belle philosophie, mais peut-on vraiment faire abstraction de l’histoire ?
Ce que cela implique concrètement
Le projet « Cherry 2050 » soulève des questions sur l’identité nationale et la mémoire collective. Remplacer des arbres, c’est aussi une manière de redéfinir ce que signifie être coréen. Mais à quel prix ? Les cerisiers en fleurs ne sont-ils pas un symbole de résilience, même s’ils portent le poids d’une histoire complexe ?
Lecture satirique
Ah, la politique des symboles ! Remplacer des cerisiers japonais par des cerisiers coréens, c’est un peu comme essayer de changer le passé en plantant de nouveaux arbres. Cela rappelle les promesses politiques de certains leaders qui, au lieu de s’attaquer aux véritables problèmes, préfèrent se concentrer sur des actions symboliques. Qui a besoin de réformes quand on peut simplement changer des arbres ?
Effet miroir international
Cette controverse sur les cerisiers fait écho à des dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où des gouvernements tentent de réécrire l’histoire à leur avantage. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la manipulation des symboles culturels est une stratégie bien connue. La Corée du Sud n’est pas à l’abri de ces tendances, même si cela se joue à travers des fleurs.
À quoi s’attendre
Si le projet « Cherry 2050 » prend de l’ampleur, on peut s’attendre à une intensification des débats sur l’identité nationale. Les cerisiers coréens deviendront-ils les nouveaux héros de la lutte contre l’héritage colonial ? Une chose est sûre : le printemps ne sera plus jamais le même.
Sources


