Six semaines après le début de la guerre en Iran, un marché reste relativement épargné, celui des céréales. Après un rebond, sans commune mesure avec la hausse du pétrole, les prix sont revenus à leur niveau du mois de février.

Le cours des céréales est jusque-là peu concerné par ce qui se passe au Moyen-Orient. La région n’est pas une zone d’exportation, comme cela avait été le cas au début de la guerre en Ukraine. Les pays du Moyen-Orient sont à classer dans la catégorie des importateurs de grains. 

Les prix ont tout de même réagi courant mars mais la hausse n’a pas été spectaculaire. Aujourd’hui, le blé, le maïs et même le soja ont à peu près retrouvé leur niveau d’avant-guerre. Le blé a même enregistré, la semaine dernière, sa plus forte baisse hebdomadaire, depuis le mois de juin dernier.

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Des stocks de maïs et de blé abondants

Ce qui empêche les prix de décoller, c’est l’abondance de l’offre, qui vient d’être confirmée par le dernier rapport mensuel du ministère américain de l’Agriculture (USDA). L’USDA a réhaussé la semaine dernière ses prévisions concernant les stocks mondiaux de blé et a aussi relevé le niveau des stocks de maïs, confirmant que ceux des États-Unis étaient à leur plus haut niveau depuis 7 ans. 

Cette offre pèse d’autant plus sur les prix que la demande n’est pas exceptionnelle. Les pays importateurs du Moyen-Orient étaient approvisionnés déjà avant la guerre et attendront probablement d’évaluer leurs propres récoltes pour passer leurs prochaines commandes. Les prix reflètent donc aujourd’hui ce que les experts appellent « la lourdeur des fondamentaux ».

Un niveau de prix tenable ? 

Certains estiment que les prix bas actuels ne reflètent pas totalement la réalité du marché : c’est le cas des analystes de Commerzbank qui se basent sur des perspectives de récolte en blé morose, notamment aux États-Unis. La banque note aussi que la pénurie d’engrais devrait peser et voit donc les prix du blé se redresser dans les mois qui viennent. 

Ce qui est à peu près certain, c’est que la flambée du prix des intrants et du gasoil agricole pourrait avoir un effet sur les productions des prochains mois, et même de 2027, et donc, au final, sur les prix.

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Céréales : Le marché qui ne tremble pas, même en temps de guerre

Alors que le monde s’emballe face à la flambée des prix du pétrole, le marché des céréales fait de la résistance. Qui aurait cru que la guerre en Iran serait moins perturbante pour nos assiettes que les discours alarmistes des politiciens ?

Six semaines après le début de la guerre en Iran, le marché des céréales reste étonnamment stable. Les prix, après un léger rebond, ont retrouvé leur niveau de février. Une situation qui, à première vue, pourrait sembler rassurante, mais qui soulève de nombreuses questions sur la réalité des marchés et les discours politiques qui les entourent.

Ce qui se passe réellement

Le cours des céréales est, jusqu’à présent, peu affecté par les événements au Moyen-Orient. Contrairement à la guerre en Ukraine, où la région était un acteur clé de l’exportation, l’Iran est plutôt un importateur de grains. Les prix ont bien réagi en mars, mais sans éclat. Aujourd’hui, le blé, le maïs et même le soja ont presque retrouvé leur niveau d’avant-guerre. Ironie du sort, le blé a même enregistré sa plus forte baisse hebdomadaire depuis juin dernier.

Des stocks de maïs et de blé abondants

Ce qui freine la flambée des prix, c’est l’abondance de l’offre, comme le confirme le dernier rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA). Les prévisions concernant les stocks mondiaux de blé ont été revues à la hausse, tout comme celles du maïs, qui atteignent leur plus haut niveau depuis sept ans. Une situation qui semble contredire les discours alarmistes des politiques qui prédisent des pénuries imminentes.

Un niveau de prix tenable ?

Les analystes de Commerzbank, eux, ne sont pas aussi optimistes. Ils estiment que les prix bas actuels ne reflètent pas la réalité du marché, en raison de perspectives de récolte moroses aux États-Unis. La pénurie d’engrais pourrait également peser sur les prix. Mais qui a besoin de faits quand on peut jouer sur la peur ?

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont frappantes : d’un côté, des politiciens qui prêchent la fin de l’approvisionnement alimentaire, de l’autre, des experts qui constatent une offre abondante. Ce décalage entre promesses et réalité est le reflet d’un discours politique déconnecté des faits. On pourrait presque en rire, si ce n’était pas si tragique.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences directes de cette situation sont multiples. Les pays importateurs du Moyen-Orient, déjà approvisionnés avant la guerre, attendent de voir comment se dérouleront leurs propres récoltes avant de passer de nouvelles commandes. En d’autres termes, le marché des céréales semble plus résilient que prévu, mais cela ne fait qu’exacerber les tensions politiques.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir les discours politiques s’effondrer face à une réalité économique qui ne joue pas le jeu. Les promesses de pénuries et de hausses de prix se heurtent à une offre qui ne cesse d’augmenter. Les politiciens devraient peut-être se concentrer sur des faits plutôt que sur des peurs.

Effet miroir international

Ce décalage entre discours et réalité n’est pas unique à l’Iran. Dans d’autres régions du monde, comme aux États-Unis ou en Russie, les gouvernements semblent également déconnectés des véritables enjeux économiques. Les politiques autoritaires, qui prônent la peur pour contrôler, se heurtent à une réalité qui ne se plie pas à leurs caprices.

À quoi s’attendre

Les projections restent prudentes. Si la tendance actuelle se maintient, les prix pourraient rester stables, mais la flambée des coûts des intrants et du gasoil agricole pourrait avoir des répercussions sur les productions futures. En somme, le marché des céréales pourrait bien être le baromètre d’une réalité économique plus complexe que les discours politiques ne le laissent entendre.

Sources

Source : www.rfi.fr

Les céréales, un marché peu concerné par la situation au Moyen-Orient - Chronique des matières premières
Visuel — Source : www.rfi.fr
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