Célébration des 50 ans de l’US Orléans : Matthieu Puygrenier, un bénévole au cœur du club
Mise à jour le 2026-02-27 07:01:00 : L’US Orléans football célèbre son 50e anniversaire ce samedi 28 février, mettant en lumière ses bénévoles, dont Matthieu Puygrenier, présent depuis 28 ans.
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L’US Orléans football fête ses 50 ans ce samedi 28 février, lors de la réception de Rouen en championnat. Si le club compte rendre hommage à ses figures historiques, il n’oublie pas ses bénévoles. Matthieu Puygrenier en est un. Il donne de son temps à l’USO depuis maintenant 28 ans.
Lors de la création de l’USO football en février 1976, Matthieu Puygrenier, 48 ans, n’était même pas encore né. Cela ne l’a pourtant pas empêché de tomber amoureux du club orléanais et d’en être un bénévole depuis 1998. Aujourd’hui responsable des ramasseurs de balle, du protocole d’avant-match, des vestiaires, mais aussi en charge des rencontres entre des clubs du Loiret et les joueurs professionnels, Matthieu Puygrenier est devenu une figure centrale et essentielle du club. Alors que l’USO célèbre ses 50 ans ce samedi 28 février, il s’est livré au micro de ICI Orléans.
Quand on parle de bénévoles dans des clubs de sport, on utilise souvent l’expression « hommes et femmes de l’ombre ». Est-ce une description qui vous plaît ?
Matthieu Puygrenier : C’est vrai que c’est un petit peu ça, parce qu’il en faut des bénévoles pour faire tourner un club ! Moi, ça fait 28 ans que je suis au club et j’ai eu plusieurs vies à l’USO. Au départ, je suis rentré grâce à mon père car il était kiné ici. Donc j’ai fait à peu près dix ans de staff médical. Après, j’ai été pendant cinq ou six ans adjoint à la sécurité, donc je gérais carrément une équipe. Ensuite, j’ai été Média Club avant de prendre les rôles que j’occupe aujourd’hui. J’ai toujours été fan de foot, ça permet un peu de voir l’envers du décor. Quand on vient voir un match ou qu’on regarde à la télé, c’est un simple moment. Mais il y a une vie en semaine, avant le match, pendant le match et après le match. On vit les victoires, les défaites ensemble, c’est totalement différent et c’est vrai que c’est passionnant. Et sans bénévoles, le club n’avance pas, peu importe le niveau.
Et après 28 ans, il n’y a pas de lassitude ?
C’est la fibre du foot qui fait vivre ça. C’est toujours des découvertes, des rencontres. Et puis c’est toujours un énorme plaisir de voir les gars, de les approcher de près, de les côtoyer, de discuter avec eux. Je vis ma passion à bloc donc je n’ai aucune lassitude, sinon je ne serais plus là. On compte sur moi, j’ai mine de rien un poste assez important. Mon travail est reconnu et ça met du baume au cœur, ça fait très plaisir.
Vous avez connu des montées, des descentes, beaucoup d’émotions. Y a-t-il un moment qui vous a particulièrement marqué ?
C’est vrai qu’on a énormément de souvenirs, mais la montée en Ligue 2 contre le Paris FC [victoire 2-0 le 2 mai 2014, ndlr] reste à part. Ça faisait plus de 20 ans qu’on n’avait plus connu le statut professionnel. Moi, en tant que supporter, je ne l’avais jamais véritablement connu et le vivre de l’intérieur, ça a rendu le moment encore plus intense. On savait qu’on touchait le Graal si on gagnait. Le fait de voir le stade plein pour un match de National, le public qui s’est déplacé en nombre pour nous suivre, même nous, ça nous booste. Et c’est vrai qu’au coup de sifflet final, ça a été un énorme soulagement. Le fait de le vivre au plus près des joueurs, du staff, sur le terrain, c’était quelque chose d’énorme. Donc je pense que c’est l’un de mes plus beaux souvenirs. Mais peut-être que le plus beau est encore à venir. On verra bien. Je ne demande que ça.
Le club s’apprête à fêter ses 50 ans. Est-ce que vous vous voyez rester à l’USO pendant 50 ans ?
Pas du tout. Je prends les années les unes après les autres, je ne calcule pas. Une fois, mon fils m’a dit : « tu te rends compte papa, le club à 50 ans. Tu y es depuis plus de la moitié ! » Et j’ai pas réalisé. En début de saison, j’ai fait mon 500e match sur le bord du terrain mais on ne réalise pas. Les matchs défilent les uns après les autres, on vit à fond l’événement et puis on ne voit pas le temps passer. Et quand on prend un peu de recul, on se dit « ah ouais c’est vrai, ça fait un moment qu’on est là ! » Mais c’est la passion du foot puis j’ai toujours été fan de l’USO donc c’est le club avant tout, et rien d’autre.
Qu’attendez-vous de la journée de samedi ?
J’espère déjà que le public se déplacera en nombre et que ce sera une très très grande fête. Puis il y a aussi un match qui est très important donc il faut soutenir l’équipe, aller chercher ce petit plus pour que les gars se dépassent et aillent chercher la victoire. Parce que c’est vrai que c’est très important pour le club. Après, personnellement, je m’en réjouis aussi à l’avance parce que je vais sûrement voir d’anciens joueurs que j’ai côtoyés par le passé. Souvent, j’en vois qui jouent en face ou qui sont dans les staffs et c’est toujours plaisant. Mais c’est vrai qu’il y a des anciens qui ont arrêté leur carrière donc ça va faire appel à des souvenirs. On dit toujours que c’est un club familial, où les joueurs se sentent bien. C’est hyper important pour qu’ils puissent donner le maximum d’eux-mêmes. C’est aussi un peu mon boulot et celui de tous les bénévoles.
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Date : 2026-02-27 07:01:00 — Site : www.francebleu.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-27 07:01:00 — Slug : cest-la-passion-du-foot-pour-les-50-ans-de-luso-entretien-avec-matthieu-puygrenier-benevole-au-club-depuis-1998-ici
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