La météo bouleverse le quotidien des maraîchers dans l’Hérault
Mise à jour le 2026-03-16 12:25:00 : Les pluies diluviennes perturbent gravement les récoltes à Saint-Nazaire-de-Pézan, mettant en péril l’agriculture locale.
Table Of Content
Philippe Debattista, à la tête du Mas Alexandrine, une exploitation de 25 hectares de maraîchages cultivés en bio à Saint-Nazaire-de-Pézan, près de Mauguio, affronte depuis des mois les caprices de la météo. Les pluies diluviennes des derniers jours bouleversent une nouvelle fois la donne.
Il « s’était préparé »: confronté aux caprices de la météo exceptionnellement humide de l’hiver, Philippe Debattista savait qu’il « avait une fenêtre de dix jours » pour entrer du bon pied dans ces mois de mars et avril qui lancent la saison.
Les terrains étaient organisés en « pentes légères, pour que l’eau s’écoule ». « Mais quand on est dans des situations extrêmes comme ça… » Lundi, les salariés qui s’activaient dans les serres ont appelé : « Philippe, on ne peut plus travailler ». L’eau évacuée a commencé à remonter par capillarité, remplissant les bottes à mi-mollets.
Curer en urgence le fossé pour libérer les flots
Sous le soleil éclatant de mardi, les serres se sont vidées, mais l’eau est partout autour. Face à la violence des flots, il a fallu « limiter la casse », curer en urgence le fossé mal entretenu au tractopelle. « Ici, hier, c’était un lac », décrit le maraîcher. Des vidéos montrent des jeunes adultes faisant du ski nautique dans une baignoire attelée à un cheval.
« On avance tout le temps dans le brouillard »
« Avec mon épouse, on se serre les coudes. Et pour l’instant, la situation n’est pas trop grave, mais c’est encore beaucoup d’incertitudes. » Le contexte agricole est déjà compliqué, et cette situation rajoute une charge psychologique.
Si le beau temps tient quelques jours, les choses pourront, un peu, s’arranger. « C’est une course, et c’est le vent qui donnera le top du départ ». En attendant, les plants d’aubergines attendront quelques jours.
Lundi prochain, il faudra encore gérer un arrivage massif de plants de cultures d’été, des melons, des courgettes, des pastèques.
« On ne sait plus du tout où on va »
« Une fois que le train est lancé, on ne peut plus l’arrêter », rappelle l’Héraultais. Avant les dernières trombes d’eau, il avait choisi de planter les melons ailleurs. Les pluies incessantes ont tout balayé.
« On ne sait plus du tout où on va », résume l’agriculteur, qui se prépare à un « décalage compliqué » dans la gestion des cultures. « Là, on travaille avec des produits achetés cet hiver. »

Enfin, comment sera la récolte, avec, peut-être, « une quinzaine de jours perdus » sur le calendrier prévu ? « Avec l’humidité, on peut aussi avoir plus de champignons », s’inquiète Philippe Debattista.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Les pluies diluviennes perturbent gravement les récoltes.
- Qui est concerné : Les maraîchers de l’Hérault.
- Quand : Mars 2026.
- Où : Saint-Nazaire-de-Pézan, Hérault.
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-16 12:25:00 — Site : www.midilibre.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
Application : Téléchargez Artia13 Actualité (Android)
Notre IA anti-désinformation : Analyzer Fake News (Artia13)
Publié le : 2026-03-16 12:25:00 — Slug : cest-du-jamais-vu-depuis-trente-ans-dans-lherault-la-meteo-affole-le-quotidien-des-maraichers
Hashtags : #Cest #jamais #depuis #trente #ans #Dans #lHérault #météo #affole #quotidien #des #maraîchers

